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Banderille n°288 : Delirium Tregras

Publié le 24 février 2009 par Toreador

Arsenic et vieilles dentelles

Il y a un type à France Inter qui est employé statutairement sur un poste « d’humoriste particulièrement corrosif le matin ». Son nom est Stéphane Guillon. Son travail est de faire rire.

Si je vous parle de cette mouche à aiguillon, c’est que ce dernier s’est  fait un nom dernièrement en commettant un édito très méchant à l’égard de Dominique Strauss-Khan. Pour résumer 5 minutes de chronique,  Guillon a décliné à l’envi la thématique de la sexualité très libre de l’ancien ministre, directeur du FMI.

Jean-Michel Apathie, qui s’est fendu d’un billet dénonciateur, lui a permis de préciser sa pensée puisque Guillon lui a retourné une volée de bois vert : « Lorsqu’on organise une partouze, DSK ne pense vraisemblablement pas à Jean-Michel Apathie ». Voilà, vous êtes prévenus :   Guillon évoquait derrière son édito, un autre secret de polichinelle /une autre « rumeur » insistante (rayer la mention inutile), tout en réglant son compte à l’éditorialiste.

Apathie s’est fendu ce matin d’une riposte : « A certains moments, il m’a semblé que l’on pouvait éprouver une forme de honte compassionnelle pour son auteur, perdu dans une vulgarité épaisse et inutile. »

Pour ma part, je n’y ai rien vu de « - passionnelle ».

Vous jugerez du saltimbanque ici :


Guillon VS DSK
par Romounou

et ici :


Réponse à Jean-Michel Apathie
par franceinter

Réparties grasses & Parties fines

Guillon est-il une mouche à merde, une guêpe ou une abeille ? Je ne sais trop. D’un coté, il fait  son miel de défauts physiques réels ou supposés. De l’autre, il patauge avec délice dans le marigot nauséabond de l’avilissement de la personne en mettant sur la place publique sa vie privée. Et en prime, il jouit de transpercer des victimes de son dard vénimeux avec des insultes de cour de récré du type « balai dans le cul » et « t’es jaloux ».

Quel que soit l’animal, il est triplement symptomatique du déclin du débat d’idées.

Nous sommes dans un monde de nains : nous avons de petits hommes politiques, avec leurs petites querelles intestines et leur petite soif de notoriété. Si vous en doutiez, Guillon vient de vous le prouver – Qu’on puisse oser ainsi interpeller sur une radio publique un ancien ministre démontre l’incroyable perte d’aura de ceux qui nous gouvernent.

En face, hélas, nous avons des petits bouffons. Des gens qui, au lieu d’intelligemment moquer les idées, préfèrent le gras facile. Moi aussi quand j’avais 11 ans, j’ai été le champion du moment grâce à mes surnoms sur le physique disgracieux de mes petites camarades. Et puis j’ai grandi. Guillon, lui, d’après la légende,  ne connaît pas son numéro de portable par cœur, ne sait pas envoyer d’e-mail, ni faire ses lacets tout seul. Qu’à Coluche et Thierry le Luron, ou Desproges, puisse succéder Guillon montre que le niveau moyen des médias ne s’élève pas, bien au contraire.


Thierry Le Luron – Le Pen Attention Danger
par larsen42

Quant au dernier déclin, c’est celui du téléspectateur-citoyen, qui ne se révolte pas. Tout ceci peut se faire sans violence : on peut manifester avec les pieds, ou avec les oreilles…

DSKFrance InterJean-Michel Apathieradio publiqueStéphane Guillon

Sujets: Banderille, Toréador critique littéraire et médiatique | 8 Comments »


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