Comme en tout il y a les bonnes et les vraies raisons. Comme tout le monde je connais les bonnes raisons, vie chère, chômage, emplois sous-payés et précarité dans le privé, etc. Pour ce qui est des vraies raisons, et je ne parlerai pas ici du vrai scandale de la pauvreté dans une société créole dominée par une bourgeoisie hautaine, raciste et élitiste, c'est d'un côté la peur de la réforme de la fonction publique territoriale et des avantages qui y sont attachés - les fameux 40% sensés compenser le coût de la vie, mais qui en réalité n'ont fait que tirer les prix vers le haut - et la crainte dans la classe moyenne aisée des conséquences de la crise économique qui risque de les priver d'un niveau de vie que l'on peut qualifier d'excellent par rapport à celui de cette même classe en métropole. Ces craintes accumulées mènent à un questionnement identitaire fort, à une demande de reconnaissance du droit à l'amour de soi et à un énorme appel de la jeunesse, dont la mobilisation est bien réelle, au dépassement de soi et aux changements. Si l'on pouvait appliquer à une société humaine, j'entends déjà les hurlements, les théories de Lacan, on parlerait du passage par le Stade du miroir. La Négritude de Papa Césaire ne suffirait semble-t-il plus à rassasier cet insatiable besoin d'être aimé pour soi-même et non plus à s'identifier à ses racines. Le changement est énorme, la vague profonde. Je ne dirai pas la houle longue, Captain Web ne manquerait pas de se foutre de ma gueule.
Le changement profitera-t-il aux plus défavorisés ?




LES COMMENTAIRES (1)
posté le 01 septembre à 16:43
Merci d'avoir repris ce texte sur mon blog les Jardins numériques de Baie-Mahault. Je vous serais cependant, la personne figurant sur ce cliché me l'ayant demandé, reconnaissant de bien vouloir enlever la photographie illustrant cet article. Vous pouvez en tout état de cause conserver le texte tel que. Merci de votre compréhension.
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