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La chiropratique

Publié le 24 février 2009 par Marieclaude

Même s'ils sont excellents pour soulager les maux de dos, et même si la colonne vertébrale est au coeur de leur pratique, les chiros ne s'intéressent pas qu'à cette partie du corps. Ces professionnels de la santé se préoccupent du système neuromusculosquelettique, soit les os, les muscles, le système nerveux, et de tout ce qui s'y rattache.
Découverte aux États-Unis il y a 110 ans, la chiropratique, qui signifie «à faire avec la main», s'appuie sur la théorie selon laquelle la plupart des affections sont dues à des déplacements de vertèbres. On la doit au thérapeute magnétique Daniel David Palmer, un Ontarien d'origine, qui en a tracé les grandes lignes après avoir rendu l'ouïe à son concierge, sourd depuis qu'il s'était démis le dos quelque 17 ans plus tôt. M. Palmer avait fait un petit «ajustement» sur ce qu'il croyait être une vertèbre déplacée! Deux ans plus tard, en 1897, il fondait l'école de chiropratique Palmer à Davenport en Iowa.

La chiropratique est enseignée au Canada dès 1909; il faut toutefois attendre 1973 pour que la profession soit officiellement reconnue au Québec. L'Université du Québec à Trois-Rivières offre le programme de doctorat de premier cycle en chiropratique depuis 1993. C'est un des deux seuls centres de formation au Canada, l'autre étant le Canadian Memorial Chiropratic College de Toronto. Les étudiants fréquentent durant cinq ans l'université (quatre ans pour ceux étudiants de Toronto), où ils étudient l'anatomie, la physiologie, la pathologie, les sciences cliniques, la radiologie, le diagnostic clinique, la chiropratique... On est loin de l'image obscure du ramancheur ou du rebouteux que certains aiment avoir d'eux.
Une fois leur formation terminée, ils doivent encore réussir l'examen de radiologie et de connaissances pratiques de l'Ordre des chiropraticiens du Québec pour se faire reconnaître le droit de pratiquer. «L'Ordre donne non seulement des garanties de compétences et d'intégrité, mais offre aussi des recours au consommateur lorsque quelque chose ne va pas», souligne Michel Sparer, directeur des communications à l'Office des professions du Québec.
Souvent discréditée par la médecine traditionnelle, la chiropratique jouit pourtant d'une certaine reconnaissance. Plusieurs études sérieuses ont montré l'efficacité et la sécurité de ses traitements. Les chiros sont d'ailleurs, après les médeins et les dentistes, les professionnels de la santé de première ligne les plus consultés. «Si la chiropratique ne donnait pas de bons résultats, il y a longtemps qu'elle serait morte, car elle n'a pas eu beaucoup d'amis», reconnaît Richard Giguère, chiropraticien et président de l'Association des chiropraticiens du Québec.
Pour traiter quoi?
On va chez le chiro quand une de nos postures habituelles nous fait souffrir, quand nos articulations sont rouillées ou bloquées, quand on est coincé, noué, irrité! La chiropratique a monté son efficacité dans le traitement des migraines, maux de tête, torticolis, bursites, tendinites, épicondylites (inflammation des points d'attache des tendons au coude), sciatiques, douleurs intercostales, douleurs aux jambes et aux bras... et arthrose. «L'arthrose n'est pas un phénomène de vieillissement, c'est un mécanisme de protection, explique Richard Giguère. Le corps se protège d'une blessure en déposant du calcium pour prévenir l'inflammation et la douleur. Si on intervient rapidement, il n'y aura pas d'arthrose.»
La chiropratique peut également traiter l'asthme et les bronchites, les coliques - soulagées en deux ou trois séances simplement en déliant la région dorsolombaire reliée aux intestins - et les otites. Le chiropraticien Nelson Verissimo s'étonne encore des résultats spectaculaires qu'elle donne chez les enfants.
Une visite chez le chiro
On va voir un chiro sur la recommandation d'un proche satisfait des services obtenus, ou encore de son médecin. On peut aussi consulter le site Internet de l'Association de chiropraticiens du Québec pour obtenir la liste des chiropraticiens près de chez soi.
Une première visite chez le chiropraticien ressemble à une première visite chez le médecin. Elle commence par des questions sur l'état de santé, les antécédents médicaux, les préoccupations, le but de la visite. Avant de procéder à l'examen de la colonne vertébrale, de la posture et des points douloureux, bien de chiros font comme Nelson Verissimo et remettent au client un formulaire de consentement éclairé, expliquant les risques inhérents au traitement. «Certains refusent de le signer et décident alors de partir», admet-il. Pour un diagnostic plus précis, ceux qui restent passeront peut-être par la radiographie - les chiros sont habilités à prendre et à lire les radios. Dans certains cas, des tests supplémentaires peuvent être requis pour confirmer qu'il n'y a aucune contre-indication aux soins.
Une fois la cause du problème cernée, le chiro établit son plan d'intervention et passe à l'action. Il manipule la colonne vertébrale, le bassin, les différentes articulations du corps et le système nerveux. Il travaille avec ses mains d'abord et avant tout, mais souvent aussi il a recours au froid ou à la chaleur, aux ultrasons, aux exercices, aux appareils de massage... Il existe quelque 112 techniques chiropratiques parmi lesquelles le chiro puise pour traiter. «Chaque chiro utilise en moyenne sept techniques qui constituent sa façon à lui de travailler, celle avec laquelle il obtient les meilleurs résultats», dit Richard Giguère.
Certains ont peur des manipulations, ils craignent de rester paralysés et ne veulent surtout pas qu'on touche leur cou. Des études attestent pourtant de la relative sûreté des traitements qui comportent néanmoins leur part de risques comme celui d'un accident cérébrovasculaire. «Mais ces risques sont infimes», souligne Richard Giguère.
Pour en savoir plus
- Association des chiropraticiens du Québec : (514) 355-0557/1 866 292-4476, site web.
- Association canadienne de chiropratique, site web.
- Fondation des chiropraticiens du Québec, site web.
- Fondation mondiale de chiropratique, site web.
Bonne journée,

Marie claude

ref: Madame.ca


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