Magazine Cinéma

Unborn

Par Rob Gordon
UnbornDavid S. Goyer a toujours été un gros frimeur, prétendant donner à tout le monde des leçons de culture comics et de cinéma qui charcle. Certes, il a aidé à écrire The dark knight ; mais Goyer, c'est avant tout un réalisateur médiocre, qui multiplie les projets excitants (pour qui ne le connaît pas) mais ne livre au final qu'une morne série B (ou Z) par an. Bien qu'assez alléchant, Unborn n'échappe pas à la règle : ce cocktail exorcisme / gémelleité / fantômes du nazisme est d'une extrême fadeur, rappelant par sa mollesse l'ennuyeux Invisible.
Côté mise en scène, Goyer aurait tendance à progresser : Unborn ressemble davantage à un film que les précédents, qui auraient parfaitement trouvé leur place un samedi sur M6. Il y a des plans intéressants, un début d'ambiance dans les dix premières minutes, et presque un style. Celui-ci n'est malheureusement au service de rien du tout, cette bête (oui, c'est le mot) histoire de possession se terminant aussi vite qu'elle avait commencé, après soixante-quinze minutes parfois ridicules mais toujours ennuyeuses. Que vient faire Gary Oldman en spécialiste du surnaturel ? On l'ignore. Que vient-on faire dans cette salle ? On ne le sait pas plus. Sursauter une fois ou deux à cause d'effets horrifiques efficaces mais faciles. Rien de plus.
Le seul point fort de tout cela, c'est l'actrice principale, malheureusement affublée du patronyme d'Odette Yustman. On dirait une Megan Fox débarrassée de toute forme de vulgarité mais avec pas mal de talent. Elle est une scream queen assez convaincante et plutôt jolie, ce que Goyer ne manque pas de nous rappeler régulièrement à coups de plans bien placés (rien que l'affiche...). Rien que pour elle, on a envie de s'accrocher pendant cette grosse heure un peu grossière, confirmant que son réalisateur n'est qu'un gros tacheron qui se la pète.
3/10

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Rob Gordon 109 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines