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Le sac plastique est mort ! Vive le cabas…

Publié le 05 septembre 2007 par Croquemadame
C’est fini. La traditionnelle poche blanche à bretelle est, elle aussi, désormais inscrite au rang des espèces en voie d’extinction. Certains en ont d’ailleurs vu prendre la fuite, se retirant en pleine nature pour vivre une retraite heureuse. Pendant ce temps-là, dans l’ombre, la relève s’organise…

Hein ?
Bien que pratique et économique (pour le consommateur), le classique « pochon » en polyéthylène n’avait rien d’écologique. Et si en Irlande, c’est une taxe qui régule l’affaire, il a fallu attendre 1995 et Michel-Edouard Leclerc pour médiatiser le problème en France. Résultats ? L’Etat a même fixé à 2010 la destruction de tous les sacs plastiques non biodégradables (malgré les réticences de la Commission Européenne).
Il faut avouer que la situation avait dégradé le paysage de zones comme la Corse ou Mayotte. Car, pour rappel, 500 sacs sont distribués par seconde, soit plus de 150 millions de déchets atterrissant sur le littoral français. Allez expliquer ça aux mammifères marins qui meurent en confondant l’objet avec une méduse… D’autant qu’il faut 400 ans pour décomposer un sac. Mais le souci ne se situe pas seulement à la destruction du sac de caisse, mais à sa fabrication (pétrole raffiné, encres, etc.).

Solutions ?
Tout ça profite à la star des années 60 : le cabas. Et à ce propos, la créatrice anglaise Anya Hindmarch a visé juste avec un cabas écolo. Depuis, l’objet estampillé « I’m not a plastic bag » est relayé par de nombreuses stars : Scarlett Johansson, Claudia Schiffer, Jessica Alba ou encore Kate Beckinsale. Créé en association avec le mouvement militant « We Are What We Do », l’objet – presque introuvable - est actuellement l’une des meilleures ventes du magasin Colette.
Mais détrompons-nous, la guerre ne s’effectue que contre l’industrie du jetable et non contre celle du plastique. Car le traditionnel sac n’est utilisé que 20 minutes en moyenne et ne représente que 4% de la consommation de pétrole. Il s’agit donc d’une lutte symbolique et visuelle (le sac plastique étant l’objet le plus présent dans le monde). On étudie aussi pour l’instant des répliques en polyéthylènes oxo-biodégradables ou à l’amidon de maïs. L’Australie, l’Inde, la Nouvelle Zélande et les Philippines tentent eux de rattraper l’avance de San Francisco, Kinshasa et du Canada. Et même Schwarzenegger s’y met ! C’est dire…
A vous le look « arty-écolo » du dernier chic quand, sous les yeux de vos amis jaloux, vous sortirez votre nouvel ami le cabas… du coffre de votre gros 4x4.
Par Samuel Degasne

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