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Le bien commun (9) - Les principes téléologiques de la philosophie

Publié le 30 mars 2009 par Hermas
Traduction Hermas.info  ©
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Notes et commentaires
Le bien commun (9) - Les principes téléologiques de la philosophie (1) NdT : Bien qu'il soit assez peu connu en France, Louis de Grenade [(1504-1588), de son vrai nom : Luis de Sarria], disciple du bienheureux Jean d'Avila, est un maître très réputé de la spiritualité dominicaine et de la Contre-Réforme catholique en Espagne. Grand prédicateur et apôtre infatigable dans cette période tourmentée, il a composé de nombreux ouvrages, de philosophie, de théologie, en particulier des ouvrages que l'on qualifierait aujourd'hui de "catéchèse", notamment un Mémorial de la vie chrétienne (avec ses "Additions"), « dans lequel est enseigné tout ce qu'un chrétien doit savoir », et une Introduction au Symbole de la foi. Mais c'est surtout dans le domaine de la spiritualité qu'il est connu. En particulier par la publication en 1554 du Livre de la prière et de la méditation, qui a connu rien moins que huit éditions, où il expose toujours «les principaux mystères de notre foi», et surtout par celle de La guide des pécheurs, « dans laquelle il est traité abondamment des grandes richesses et de la beauté de la vertu et du chemin qu'il faut suivre pour l'atteindre ».C'est cet ouvrage que cite ici le P. Ramirez, dans son édition J. Cuervo (Madrid) de 1906, tome 1, p. 17. Les Editions du Cerf ont publié son Traité de l'oraison, du jeûne et de l'aumône (2004, 192 pp.), dans la Collection "Sagesses chrétiennes" - un ouvrage de circonstance en cette période de carême.
(2) Cf. Somme de théologie, 1, q. 62, a. 5 : « L'ange, après son premier acte de charité, qui lui faisait mériter la béatitude, a été aussitôt bienheureux. La raison en est que la grâce perfectionne la nature selon le mode de cette nature, de même que toute perfection (...) est reçue dans son sujet conformément à la nature du celui-ci. Le propre de la nature angélique est de ne pas acquérir sa perfection naturelle progressivement mais de l'avoir aussitôt, avec sa nature (...). Or, comme par sa nature l'ange est ordonné à sa perfection naturelle, de même il est ordonné à la gloire par son mérite. Il s'ensuit que chez l'ange la béatitude a suivi immédiatement le mérite. D'ailleurs même chez l'homme, et pas seulement chez l'ange, le mérite peut tenir à un sens acte. En effet, en étant perfectionné par n'importe quel acte de charité, l'homme mérite la béatitude. Ainsi, aussitôt après un seul acte informé par la charité, l'ange a été bienheureux ».
(3) Cf.
Somme de théologie, 1, q.77 a. 2 ; 1-2, q. 5, a. 5 ad 2 :  «Une nature qui peut acquérir le bien parfait, fût-ce en ayant besoin pour cela d'un concours extérieur, est d'une condition supérieure à celle de la nature qui ne peut pas obtenir ce bien parfait mais peut obtenir un bien imparfait sans secours extérieur, selon Aristote (...) Voilà pourquoi la créature rationnelle, pouvant obtenir le bien parfait de la béatitude, avec le secours divin,  est supérieure à la créature privée de raison, qui n'est pas capable d'un tel bien, même si elle obtient un bien imparfait par les seules forces de sa nature » ; a. 7.

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