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Villa amalia

Par Lorraine De Chezlo
de Benoît Jacquot
Drame - 1h30Sortie salles France - 8 avril 2009avec Isabelle Huppert, Jean-Hugues Anglade, Xavier Beauvois, Maya Sansa...
Le jour où Ann découvre que son mari la trompe, elle décide de changer de vie, de partir loin, sans laisser d'adresse. Seul Georges son vieil ami sera de la confidence. De sa vie elle ne veut rien garder sauf son lien avec Georges. Habits, photos, maison, pianos... elle quitte, vend, jette ou brûle tout ce qu'elle a et profite d'un déplacement professionnel de son mari pour partir. Sûre de pouvoir continuer ailleurs à composer même sans piano, à nager dans d'autres bassins ou mers, à vivre une autre vie.
Entendu dans la salle de cinéma à la fin du film :"c'est difficile à suivre", "le gars revient à la villa on ne sait comment", "c'est pas chaleureux, elle est froide Isabelle Huppert", "y'a des longueurs, elle joue bien quand même", "c'est un film un peu abstrait"...Egalement entendu (ceux qui ont vu le film sourieront) :"finalement elle était quand à Tanger ?", "j'ai pas tout compris, c'était l'enterrement de qui ?", "ah bon, sa mère vivait en Bretagne ?"
Et mon avis, qui ne compte peut-être pas plus : j'ai aimé le récit, le sens de la narration du réalisateur, ce rythme parfois rapide avec des ellipses, et d'autres où l'on souffle avec elle, on se laisse aller à cette libération du corps et de l'esprit.


Pourquoi cette peur d'Ann (Isabelle Hupppert), cette fuite, alors que l'on peut tout aussi bien changer radicalement de vie et de pays en informant son entourage... Elle porte en elle une angoisse d'être rattrappée par des attaches qui la freineraient dans son élan.
Avec Villa Amalia, Benoît Jacquot filme très bien ce vertige, cette peur du vide qui s'entrouve quand on décide de changer de vie. Et pourquoi on doit le faire avec violence, avec radicalité.
A aucun moment je n'ai trouvé le film long et ennuyeux, cependant j'ai parfois peu apprécié la façon dont c'était filmé. Mais le rythme me convenait parfaitement, et Isabelle Huppert, comme Jean-Hugues Anglade, sont parfaits dans leurs rôles.Un très beau film, qui résonne, et illustre une très belle quête de soi et d'apaisement.Le roman de Pascal Quignard, dont est tiré le film - La Lettrine
L'avis de Kilucru - Les Irréductibles

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