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Premières impressions: Journeyman

Publié le 15 septembre 2007 par Vincent Gache

NUP_105850_0178La rentrée 2007 des fictions américaines sera fantastique ou ne sera pas. Entre Reaper, Pushing Daisies, Bionic Woman et d'autres, le genre s'incruste en force au sein des productions.

Et Journeyman ne déroge pas à la règle puisque nôtre héros a la capacité de voyager dans le temps pour changer le cours de l'Histoire, afin que le présent soit meilleur.
Mais qui dit voyage dans le temps dans une série, dit danger car tout doit être réfléchit afin que les actes commis dans le passé soient répercutés correctement avec le retour dans le présent et vice-versa. Un petit rien peut ébranler la cohérence. Même si cela force l'admiration lorsque c'est maîtrisé, les cas sont rares.
Et Journeyman ne fait malheureusement pas exception. En fait, j'ai même l'impression que les auteurs ignorent toutes les contraintes imposées par un saut dans le temps pour faciliter la mise à pied du scénario. Rien ne semble y poser problème dans cette série. Comme par exemple, le fait d’avoir un doublon. Si je change la vie de celui dans le passé, comment répercuter les effets sur celui du présent qui est lui aussi dans le passé ? Il y a comme un obstacle. De même, comme nous le suggère l’effet papillon, un petit rien peut avoir de grandes conséquences. Dans Journeyman, on n’a pas cette problématique. Le héros accomplit sa mission et voilà.

Les personnages, eux, ne sont pour l’instant pas très originaux.
Contrairement à Day Break, la révélation de Dan Vassar, nôtre héros, dans son entourage est assez mal amenée et va trop vite. Qui irait dire, la première fois, après deux jours de disparitions qu’il a fait un voyage dans le temps comme excuse ? Qui ne mentirait pas ? Et bien non, nôtre ami Dan dit en gros :
Sa femme : « Où t’étais passé ? »
Dan : « Tu me croiras pas »
Sa femme : « Mais si ! Je t’écoute »
Dan : « J’ai voyagé en 1987 »
Sa femme : « # !@?$ (insultes non traduites) »

Au niveau des comédiens, Kevin McKidd avait son rôle de Lucius Vorenus qui lui allait comme un gant dans Rome. Ici, au contraire, il ne parait pas en phase avec son personnage. Les autres ne crèvent, pour l’instant, pas non plus vraiment l’écran. On retrouve d’ailleurs Moon Bloodgood qui commence à être abonné au gens qui voyage dans le temps.

Enfin au niveau du scénario, ce pilote s’attache à nous présenter l’objectif du personnage. En fait, Dan voyage dans le temps pour changer le destin de quelqu’un qui amènera à faire une bonne action dans le futur.
Le problème, c’est que encore une fois la manière dont il arrive à modifier une destinée va trop vite. Il ne fait aucunes recherches (enfin, si il en fait mais juste pour savoir qui est ce qu’il sauve), saute dans le temps et résout le problème qui est sous son nez. Pas très intéressant.
De même, le caractère hasardeux de certaines de ses actions dans ce pilote est assez dérangeant dans la mesure où celui-ci fait excessivement bien les choses. Il est bien rare que dans de tel cas, on ne fasse pas une erreur.

Journeyman ne brille pas pour l’instant. La série est assez mal maîtrisée, les comédiens ne se montrent pas au mieux de leur forme et le scénario n’est pas franchement convaincant. D’autant plus que les voyages dans le temps ne sont pas nés de la dernière pluie dans la fiction. Il nous reste donc à voir si la série va savoir apporter un peu de fraîcheur à la situation et hausser le niveau.


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