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Vous êtes riches sans le savoir

Publié le 19 septembre 2007 par Frednetick

Qu’est ce qui fait la richesse d’une entreprise? Voilà une bonne question. La réponse est malgré tout bien plus complexe que la question et il faut se demander ce que l’on entend par richesse.

Il y a « d’abord » la richesse monétaire. Elle est composée de tous les actifs financiers d’une entreprise auxquels ils faut retrancher tous les crédits qu’elle a pu contracter. Soit. Certaines dégagent un cash flow important, d’autre ont des besoins de financement important. Il faut aussi prendre en compte le patrimoine dont elle peut disposer, qu’il soit matériel ou immatériel. A ce titre, un brevet, une licence peuvent valoir bien plus cher qu’un bâtiment voir qu’un siège social.

Ce qui nous amène indirectement à la prise en compte du patrimoine intellectuel d’une entreprise. On aborde en général le cas du salariat comme celui d’un rapport de subordination entre un patron qui « achète » un capital humain et celui qui à l’outrecuidance de venir avec. Car c’est bien la spécificité de l’homme de ne pouvoir détacher son capital de sa propre personne. Pas de chèque ou de virement possible avec son capital humain, il est chevillé au corps comme le percepteur sur le dos des gentils entrepreneurs,

Rapport de subordination donc qui est la base du rapport social au sein de l’entreprise, mais que je souhaite aborder par un autre versant. Car s’il est en position de « faiblesse » hiérarchique, le salarié est parfois en position de force pratique.

En effet un salarié capitalise au long de son parcours professionnel une connaissance qui est parfois immatérielle, ce que l’on nomme bien souvent expérience professionnelle. L’objectif pour les entreprises étant parfois de « matérialiser » cette connaissance diffuse. Car si la spécificité de l’actif humain fait sa faiblesse, en le rendant parfois difficilement employable ailleurs, sauf à suivre une remise à niveau « généraliste », il fait aussi sa force. En cas de départ d’un employé, c’est parfois sa connaissance qui s’évanouit et manque ensuite au processus productif.

Ne soyons pas naïf, c’est une situation que l’on rencontre dans certaines situations seulement et le développement des processus, procédures et manuels rend plus matériel cette connaissance. Néanmoins, une entreprise comme Xerox a pu « évaluer » à 45% la compétence de l’entreprise qui résidait dans la tête de ses collaborateurs. Un risque non négligeable et un moyen de pression dont peu de salariés ont finalement conscience.

Non qu’il faille en faire un outil de lutte salariale, mais la prise en compte de cet état de fait pourrait parfois permettre de placer les rapports sociaux sur un autre plan, celui de la richesse partagée.


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