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Les SSII courtisent les ingénieurs marocains

Publié le 20 septembre 2007 par Tarik Alaoui

Pour remédier à la pénurie de certains profils, les sociétés de services informatiques se tournent vers les ingénieurs marocains, prêts à abandonner leur pays d'origine pour un temps.

« Toutes les SSII recrutent au Maroc ! » Valérie Lion, la DRH d'Acti, sait de quoi elle parle. Sa société de services a embauché, entre septembre et décembre dernier, une quinzaine d'informaticiens. « Mais attention, cela ne doit pas devenir une habitude, insiste-t-elle. Il y a suffisamment de candidats intéressants en France. Nous devons réserver ces actions à des profils rares. » Elle s'est ainsi cantonnée aux postes d'ingénieurs DBA Oracle et Oracle Application et aux spécialistes SAP et Peoplesoft.

Même refrain chez One Point. Pour remédier aux difficultés d'embauche de certains informaticiens expérimentés, dotés de compétences en langage Java, JEE, et .Net, par exemple, la SSII a rencontré à Casablanca pas moins de 300 candidats. Pour l'heure, une trentaine d'entre eux ont déjà rejoint la société en France.

Une formation efficace et francophone

Côté recruteurs, le choix du Maroc n'est pas anodin. D'abord, on y trouve de jeunes ingénieurs très bien formés. Ils parlent le français couramment et, sur le plan culturel, se sentent assez proches de la France. Et puis, il faut le reconnaître, bon nombre de Marocains sont aujourd'hui portés par la vague de dynamisme qui traverse leur pays. Le roi Mohammed VI a affiché haut et fort ses ambitions de faire de son pays une grande destination offshore. Les entreprises françaises s'y installent donc de plus en plus. C'est le cas, par exemple, de Cap Gemini, d'Unilog ou d'Atos. Dans ce contexte, l'idée de s'ouvrir à l'international fait son chemin.

De nombreux informaticiens estiment, à juste titre, qu'une expérience en France de quatre ou cinq ans est un bon moyen d'enrichir son CV. Quitte à revenir ensuite dans leur pays d'origine. Après avoir travaillé dans une société marocaine filiale d'un groupe français, Ahmed Ouhmoudou a rejoint le groupe One Point en mars 2006. « J'avais envie de m'investir dans des projets de qualité. Et puis, je m'étais déjà familiarisé avec les méthodes de gestion à la française et avec les équipes multiculturelles. » Aujourd'hui, il ne regrette pas le voyage. En revanche, la lourdeur des procédures administratives à remplir pour faire venir sa femme du Maroc l'a un peu surpris.

Monter un vrai dispositif d'accompagnement

Dans la pratique, de telles opérations de recrutement requièrent une lourde préparation en amont. Un mois avant le début de la campagne, le groupe One Point a lancé un vaste plan de communication, publiant des annonces dans les journaux ou sur les sites d'emploi marocains. Il a ainsi reçu près de 3 000 CV. Sur place, une équipe de sept personnes s'est chargée de mener les entretiens.

« Si nous ne sentons pas, dès le départ, une grande motivation de leur part, nous arrêtons le processus d'embauche. Il est primordial de s'assurer qu'ils ont une envie très forte de s'ouvrir à une autre culture », raconte Marie Saradin, responsable RH du groupe One Point. Enfin, bâcler l'accueil de ces informaticiens est le meilleur moyen de leur donner envie de retourner chez eux illico presto. Mieux vaut donc prévoir un vrai dispositif d'accompagnement pour leur épargner les petits tracas du quotidien.

Source : http://www.01net.com/editorial/358777/les-ssii-courtisent-les-ingenieurs-marocains/


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