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Une femme, le monde du sumo en émoi !

Publié le 22 septembre 2007 par Chantal Doumont

communauté du sumoJapon: le dojo violé par une femme, le monde du sumo en émoi !

Une Japonaise a mis en émoi la très traditionnelle communauté du sumo, en tentant de s'introduire de force sur le "dojo" ("zone de combat"), où la gente féminine, considérée comme impure, est proscrite par le rite religieux qui accompagne les combats. 

Mercredi, en plein tournoi d'automne à Tokyo, une femme entre deux âges, vêtue d'un jean et d'un tee-shirt vert, a brusquement tenté de grimper sur le dojo lors d'un intermède entre deux combats. Elle a été immédiatement stoppée dans son entreprise par un lutteur, qui l'a fait descendre du "ring" avant même qu'elle ne pose un doigt de pied dans la zone sacrée du cercle de combat. 

"Elle a mis un pied sur le dojo et c'est un incident qui ne doit pas se reproduire. Fort heureusement, elle n'est pas entrée dans la zone de combat", a souligné une porte-parole de la Fédération du sumo, qui n'a pas l'intention de déposer plainte. 

La presse populaire sportive, qui a rapporté l'incident en une, photos à l'appui, considère cependant que l'inconvenante a bel et bien brisé la tradition millénaire de la lutte, en posant un pied dans l'enceinte du dojo. "Ils l'ont évidemment empêchée de pénétrer dans la zone de combat et elle n'a pas fait obstacle au déroulement des matches. Toutefois, une tradition de 1.400 ans a été brisée par la présence d'une femme sur le dojo", affirme le quotidien sportif Nikkan. 

La tradition millénaire du sumo -- lutte qui remontre à 2.000 ans-- proscrit la présence féminine sur le "ring" de combat, conformément aux rituels shintoïstes considérant comme impur le contact avec le sang féminin, en période d'écoulement menstruel ou d'accouchement. Jusqu'au 19e siècle, les femmes n'étaient même pas autorisées à assister aux rencontres de sumo. 

Interpellée par la police, la spectatrice a été relâchée peu après, selon les médias. On ne connaît pas précisément les motivations de son geste. Selon le quotidien Nikkan, elle avait en main des tracts sur lesquels étaient inscrits des messages incompréhensibles tels que: "A l'aide. Esprits démoniaques".


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