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Emmaüs, ça marche !

Publié le 25 septembre 2007 par Argoul

L’enfer, ce ne sont pas les autres, à l’inverse de ce que clamait Sartre.

L’enfer, sur terre, c’est justement l’absence des autres - l’isolement social. Tout ce que veulent rompre les communautés Emmaüs fondées par l’abbé Pierre comme une sorte de « purgatoire », un sas de réadaptation à la vie sociale pour les marginaux, les exclus, les paumés. C’est d’ailleurs ce que soutenait Sartre, que l’on avait « mal compris » - heureusement qu’il s’en est expliqué ! 

Jean-Paul Sartre :

« Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l’autre ne peut-être que l’enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont au fond ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes pour notre propre connaissance de nous-mêmes. »

Ce qu’il y a de plus important… Et qu’y a-t-il de plus important que ceux qui sont sortis, en général sans le vouloir, de la société française ? J’ai visité une communauté Emmaüs, l’an dernier, à l’invitation d’Alain, blogomondain plus « social » que certains qui se piquent de « politique » bien que restant englués dans les hautes sphères des candidatures partisanes.   La communauté de Bogy, très active au sud de Lyon, organise une marche annuelle pour soutenir les compagnons. Cette forme de reconnaissance de la société leur est très utile : ils se sentent servir à quelque chose, être nécessaires aux autres. Il y a de quoi : ils récupèrent, réparent et offrent meubles, vêtements, jouets, livres, objets pour un prix dérisoire. Même les Chinois ne font pas moins cher ! Emmaüs est, de plus, écologique au sens pratique, puisqu’elle recycle.   

La marche de cette année aura lieu à Serrières en Ardèche, le dimanche 21 octobre. Venez vous aérer en visitant cette belle région, rencontrer Amis et Compagnons, faites un don, unissez-vous en pensées. Cette cause pratique est une bonne cause, bien meilleures que d’autres qui accaparent en ne restant que du vent… 

Abbé Pierre :

« Le partage fondamental de l’humanité ne passe pas entre ceux que l’on dit croyants et ceux que l’on nomme ou qui se nomment eux-mêmes non-croyants. Il passe entre les “idolâtres de soi” et les “communiants”, entre ceux qui devant la souffrance des autres se détournent et ceux qui luttent pour les libérer » (Mémoires d’un croyant, 1997). 


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