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BORLOO - BARNIER et quelques autres… Cacophonie du Gouvernement sur le dossier des OGM

Publié le 23 septembre 2007 par Bruno Mouilloud

Les propos de Jean-Louis BORLOO

Le gouvernement prépare «un gel de la commercialisation des semences OGM» jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi, selon Le Monde daté de vendredi.

Le seul OGM commercialisé en France est une semence de maïs vendue par le groupe agrochimique américain Monsanto. «Sur les OGM tout le monde est d’accord: on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque», explique Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie dans Le Monde daté de vendredi.
Selon le quotidien, le ministre a déclaré à un groupe de parlementaires lundi que le gouvernement préparait un gel de la commercialisation des semences OGM tout en autorisant la poursuites des recherches en laboratoire. Borloo a promis en août l’adoption d’une nouvelle loi sur les organismes génétiquement modifiés et la création d’une Haute autorité indépendante pour en évaluer les risques.

Ce «moratoire» de fait sur les cultures commerciales ne s’appliquera cependant pas à la recherche, ajoute Le Monde, selon lequel le ministre espère «obtenir un compromis général lors de la grande table ronde du Grenelle» fin octobre.

Interrogés, le ministère et le Secrétariat d’Etat à l’Ecologie n’ont pas souhaité commenter cette information, alors que la dernière réunion du groupe de travail du Grenelle sur les organismes génétiquement modifiés se tient vendredi.

Cependant, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont à plusieurs reprises fait valoir le déficit d’expertise indépendante et transparente sur les OGM en plein champ. Le sort des OGM fait l’objet d’un intergroupe de travail spécifique dans la préparation du Grenelle, réunissant notamment les semenciers, les agriculteurs, les experts et les associations, tant le sujet est sensible.

Le consensus qui se dégage, selon les représentants d’associations et les experts, porte sur l’incapacité à garantir la non contamination des champs non OGM par les cultures génétiquement modifiées, quelle que soit la distance de sécurité retenue.

Selon Le Monde, cet argument précis conduirait le gouvernement à la prudence. En revanche, le Groupement national des industriels de la semence (Gnis), qui représente les producteurs d’OGM, est «opposé à toute discontinuité tant qu’une nouvelle loi n’aura pas été votée et son décret d’application adopté», a indique à l’AFP Philippe Gratien, directeur général du Gnis.

Michel BARNIER embarrassé

Le ministre de l’agriculture était loin de s’attendre à un tel accueil. Michel Barnier, copieusement sifflé et hué, jeudi 20 septembre, au congrès des céréaliers et des producteurs d’oléagineux de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), a été contraint de rempocher son discours, pris de court par les propos de son collègue de l’écologie Jean-Louis Borloo annonçant le gel des cultures OGM, révélés par Le Monde daté du 21 septembre. “La question n’est pas tranchée”, a affirmé, embarrassé, M. Barnier.

Laurent Wauquiez tente de sauver les meubles 

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