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Éduquer et éveiller par la musique 1/2

Publié le 25 septembre 2007 par Nathalie Chateau-Artaud
Pourquoi apprendre, pratiquer la musique ?
Pourquoi des enfants, des adolescents ou des adultes prennent-ils des leçons de piano, de guitare, de flûte, de chant ?
Pourquoi chanter dans un chœur ?
Pourquoi introduire, à l'école, des heures d'éducation musicale ?
Quelques futurs professionnels feront de la musique leur métier, mais les autres ?
Beaucoup répondront : c'est un excellent hobby, une bonne manière d'occuper ses loisirs. Ils n'ont pas tort, mais relèguent la musique dans le domaine du superflu. Est-ce légitime ? Pour nombre d'entre nous pourtant, la musique relève du nécessaire : « Sans la musique, la vie serait une erreur », disait le philosophe Nietzsche

L'éducation musicale telle que nous la concevons, c'est inculquer des rudiments de musique ; au mieux, « sensibiliser » à l'art des sons. Or dans l'Antiquité, Pythagore, Platon, Aristote, Aristide Quintilien avaient en vue une éducation par la musique. Ils attribuaient à celle-ci une vertu formative pour l'âme, le caractère, la personnalité. Éduquer par la musique, c'est grâce à elle rendre l'être équilibré, harmonieux, heureux.
Cela n'est-il pas valable aussi pour nous, en 2007 ?
Alors la pédagogie rejoint la thérapie. On pourrait la définir comme une musicothérapie préventive, puisqu'elle consolide l'équilibre psychophysique. En ce sens on parle, aujourd'hui, de « psychopédagogie ».
Ceux qui veulent cantonner la musique dans le superflu sont d'un autre avis. Tel l'érudit qui, vers 1943, a traduit La République de Platon pour l'édition des Belles-Lettres. Dans une note en bas de page (livre III, 401c), il reproche à l'antique philosophe de donner trop d'importance à la musique :
« C'est un dicton populaire que la musique adoucit les mœurs. Les anciens l'ont cru fermement, et Platon lui attribue une valeur éducative que nous trouvons exagérée. Pour nous la musique est avant tout un plaisir, et le plus délicieux des délassements. »

Depuis un siècle, les pédagogies musicales dites actives – Jaques-Dalcroze, Willems, Orff, Kodály, etc. – s'emploient à renouer le lien vital entre la musique et l'homme, trop souvent négligé par l'enseignement musical ordinaire. Edgar Willems s'est intéressé à la musicothérapie, et certains musicothérapeutes actuels recourent à la méthode Orff.


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