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Max et Jacky, si proches, si loins

Publié le 10 juillet 2009 par Ansolo

Ils ont tout deux un prénom de titi Parisien. Et partagent la réputation d'être de redoutables hommes d'affaires, chacun dans sa spécialité. L'immobilier pour Jacky, les médias musicaux pour Max. 

Jacky Lorenzetti est le président du Racing. Max Guazzini celui du Stade Français. A priori, on pourrait les mettre dans le même panier, celui des mécènes apportant leur fortune et leur entregent commercial à des clubs de rugby, tellement plus "fashions" que leurs cousins à ballon rond.

Et pourtant, il semble bien que ce qui les sépare est plus important que ce qui les rapproche.

En premier lieu, on ne peut douter de la passion du président du Stade Français pour le rugby. En prenant la tête d'un club qui végétait en quatrième division, Max Guazzini a prouvé qu'avant le rugby-paillette, il y a eu celui, anonyme et rude des niveaux amateurs. Et de 1992 à 1998, date du sacre au Stade de France face à l'USAP, il a fallu ramer pour monter un club professionnel qui compte aujourd'hui parmi les cadors de l'élite.

Jacky Lorenzetti est,quant à lui, venu au rugby parisien beaucoup plus tardivement, en 2006. Même si on ne doit pas mesurer la passion au nombre des années investies, il n'en demeure pas moins que le président du Métro-Racing n'a pas connu les même galères que son homologue du Stade Français.

Attention, Jacky se défend de considérer le RM92 comme sa danseuse. Et on veut bien le croire. Il ne serait pas étonnant en effet que l'ancien président utilise l'image de marque du vénérable club pour ses intérêts financiers. Ce qui est normal après tout, puisqu'il met la main à la poche pour donner au Racing les moyens de ses ambitions.

Paradoxalement, l'image des "ciel-et-blanc" est celle de la tradition, alors que ce club fait partie des plus avancés en terme de professionnalisme et de puissance financière. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le président Lorenzetti a mené avec son collègue du Stade Toulousain une campagne contre les mesures de la LNR visant à limiter le nombre d'étrangers dans les clubs de l'élite. Un clan "anti-Revol" dont Max Guazzini ne fait pas partie...

Le paradoxe évoqué existe aussi côté "Stade Français" : alors que le club de la banlieue ouest cultive cette image "tradi", avec un maillot mythique, celui de la capitale se fait remarquer par la multiplication de tenues toutes plus audacieuses les unes que les autres, aux antipodes des classiques "rugby". Et l'on ne parle pas des spectacles organisés avant les matches organisés au Stade de France et du calendrier aussi fameux que controversé.

Et pourtant, les joueurs qui ont fréquenté le club de la Capitale évoquent tous son caractère "familial", et son côté amateur, avec des lieux d'entraînement situés dans toute la petite couronne.

Au-delà des apparences, les deux présidents n'ont finalement en commun que peu de choses. A l'image de leur club, peut-être.


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