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Critiques en vrac 10: Feast 2 – The Wig – La Ferme de la Terreur

Par Geouf

Feast 2 : Sloppy Seconds

Critiques en vrac 10: Feast 2 – The Wig – La Ferme de la Terreur

2008, USA, DTV
Réalisation : John Gulager
Scénario : Patrick Melton et Marcus Dunstam
Avec : Jenny Wade, Diane Goldner, Clu Gulager, Martin Klebba

Résumé: Après avoir assiégé un bar isolé, les créatures du désert s’attaque à une petite ville américaine. Un groupe de survivants tente de s’organiser pour tenir jusqu’à l’arrivée hypothétique de renforts…

Feast premier du nom, scénarisé et réalisé par les vainqueurs d’une émission de télé réalité, avait été une bonne surprise. Un petit film dynamique et inventif, rythmé et gore, bref une bonne série B parfaite pour un samedi soir entre potes. Vu le succès du film en DVD, il était inévitable qu’une suite voie le jour (dans ce cas, il s’agit même de deux suites). De nouveau scénarisé par Patrick Melton et Marcus Dunstan (les petits roublards en charge de faire perdurer éternellement la série des Saw) et réalisé par John Gulager, Feast 2 reprend là où le premier s’était arrêté. Nous faisons donc connaissance avec un nouveau groupe de personnages (un vendeur de voitures d’occasion, sa femme et l’amant de celle-ci, un gang de bikers lesbiennes, deux frères nains catcheurs et serruriers), et le film fait revenir quelques survivants du premier opus (la blonde qui avait abandonné tout le monde, le barman). La présentation des personnages est similaire à celle du premier film, sauf que cette fois, ceux-ci sont introduits par de courtes vidéos au lieu des petits cartons estimant leur espérance de vie. Comme le premier Feast, cette suite prend très vite le parti de la gaudriole et du gore rigolard, mais malheureusement pas avec le même succès.

On a en effet très vite l’impression que l’équipe du film a voulu en faire trop. Le premier épisode parvenait à cacher son budget limité par un tournage de nuit dans un lieu unique, mais ici la donne est toute autre. Les scènes en plein jour ne cachent plus le côté caoutchouc des monstres qui du coup n’ont plus rien d’effrayant, et la petite ville semble être un terrain de jeu trop grand pour Gulager, qui ne l’exploite jamais correctement. Les personnages sont tous plus débiles et haïssables les uns que les autres (difficile de vraiment s’attacher à l’un d’entre eux, mis à part peut-être les deux nains) et on espère qu’ils vont tous mourir rapidement, ce qui malheureusement n’est pas le cas, puisque le film s’engouffre très vite dans de longs tunnels dialogués au cours desquels il ne se passe rien. L’enjeu est minimaliste et carrément crétin, puisqu’au lieu de tenter de fuir la ville ou de se contenter de renforcer la cachette qu’ils ont trouvée, les survivants veulent à tout prix se planquer dans la prison déjà occupée, quitte à rameuter tous les monstres du coin. Ils ont tous des idées et réactions plus aberrantes les uns que les autres, ce qui fait que l’on se demande si ce n’est pas un gamin de 10 ans attardé qui a écrit le film (la blonde veut absolument sortir de la superette dans laquelle elle est coincée alors qu’elle est en sûreté avec des vivres pour plusieurs mois, l’un des personnages a l’idée incongrue d’autopsier un des monstres pour le fun, un autre décide de fabriquer une catapulte géante à nains pour atteindre le toit de la prison (what the fuck ?)…).

Une fois de plus, Dunstan et Melton tentent le pari du politiquement incorrect, mais cette fois-ci, la plupart des gags tombent à plat, voire révoltent plus qu’autre chose. La très longue scène d’autopsie est juste un prétexte pour asperger tout le casting de divers fluides cracras (décidément c’est la mode), la scène de la mort du bébé, au lieu de transgresser les règles pour le fun, est vulgaire et dégueulasse, idem pour tous les gags sur la grand-mère qui fond après touchée par le vomi de monstre. C’est stupide, vulgaire, gore gratuitement, et pas drôle pour deux sous, encore pire que Hyper Tension 2 (et pourtant !).

Bref, en voulant en faire plus, Dunstan, Melton et Gulager ont produit une suite hallucinante de débilité, chiante au possible, voire carrément gerbante. Ça ne donne pas envie pour la suite !

Note : 2/10


The Wig (Gabal)

Critiques en vrac 10: Feast 2 – The Wig – La Ferme de la Terreur

2005, Corée du Sud
Réalisation : Shin-yeon Won
Scénario : Shin-yeon Won, Sung-won Cho, Hyun-jung Do
Avec : Min-seo Chae, Hyon-jin Sa, Seon Yu

Résumé: Atteinte d’une leucémie, Su-hyun n’a plus que quelques semaines à vivre. Pour lui éviter de finir ses jours à l’hôpital, sa sœur Ji-hyun lui fait croire q’elle est guérie et l’installe chez elle. Et comme Su-hyun a perdu ses cheveux à cause de la chimiothérapie, sa grande sœur lui offre une magnifique perruque. Grâce à cet accessoire, la jeune fille reprend peu à peu confiance en elle. Mais étrangement, sa personnalité semble changer petit à petit, ce qui commence à inquiéter Ji-hyun…

Depuis le succès du Ring d’Hideo Nakata, de nombreux films d’horreur asiatiques se sont engouffrés dans le filon et on ne compte plus le nombre de films proposant leur propre version du fantôme féminin aux cheveux longs. L’originalité de The Wig, c’est de faire de ces terrifiants cheveux le vecteur de possession d’un des personnages. Mais c’est bien la seule touche de nouveauté de ce film malheureusement. Comme souvent dans ce genre de productions, l’image est très soignée, le rythme est volontairement lent (souvent trop), et l’économie de dialogues prévaut. D’autant plus que l’héroïne est muette suite à un accident. Une idée intéressante mais finalement peu exploitée, ce qui est dommage. Les surprises sont peu nombreuses et le déroulement classique : une période de calme, la découverte de la possession, l’enquête de l’héroïne pour découvrir l’origine de la malédiction, et la résolution finale. L’explication de la possession est un peu trop rapidement expédiée en fin de film pour que le spectateur saisisse tout, mais le réalisateur se rattrape avec un final d’une noirceur peu commune. En dehors de ça, le film propose peu de moments de vraie terreur, mis à part une sanglante scène au cours de laquelle un personnage voit des cachets lui sortir du crâne.

Pas désagréable à regarder, mais totalement dispensable pour qui a déjà vu ce genre de films…

Note : 5/10


La Ferme de la Terreur (Deadly Blessing)

Critiques en vrac 10: Feast 2 – The Wig – La Ferme de la Terreur

1981, USA
Réalisation : Wes Craven
Scénario : Glenn M. Benest, Matthew Barr, Wes Craven
Avec : Maren Jensen, Sharon Stone, Ernest Borgnine, Susan Buckner

Résumé: Suite à la mort mystérieuse de son mari, Martha (Maren Jensen) décide de continuer l’exploitation de la ferme dans laquelle ils venaient de s’installer. Elle se heurte à l’hostilité de la  communauté religieuse de Hittites dont faisait partie son mari avant de la rencontrer. De plus, d’étranges événements commencent à se produire dans la ferme et aux alentours. Il semblerait bien que quelqu’un veuille que Martha quitte ces terres le plus rapidement possible…

Film très peu connu de Wes Craven, La Ferme de la Terreur fait partie des œuvres mineures du maître de l’horreur. Ce qui ne l’empêche pas de constituer un sympathique moment de divertissement et de mieux résister aux outrages du temps que certaines autres pellicules plus cultes du papa de Freddy (La Colline a des yeux et La dernière Maison sur la Gauche pour ne citer qu’elles). L’histoire n’est pas d’une folle originalité et le whodunit est assez prévisible (même si la révélation finale est quelque peu surprenante et rappelle celle du fameux Sleepaway Camp), mais le film se suit sans déplaisir grâce à la maîtrise de Craven. Pas vraiment de grosses scènes de frousse à se mettre sous la dent, mais quelques péripéties efficaces, comme cette attaque de serpent préfigurant avec trois ans d’avance la fameuse scène de la baignoire des Griffes de la Nuit, ou une séquence onirique impliquant des araignées et Sharon Stone. Quelques scènes nanaresques parsèment aussi le film, comme celle au cours de laquelle Sharon Stone se fait peur toute seule dans une grange, ou lorsqu’un personnage tente de jouer à la course avec une traînée d’essence enflammée, mais rien de trop déshonorant. La charge antireligieuse est légère mais bien présente, mais loin du niveau d’un Carpenter des grands jours. Niveau casting, on retrouve donc une jeune Sharon Stone très potiche dans un de ses tout premiers rôles, aux côtés du regretté Ernest Borgnine (l’éternel Dominic de Supercopter) impressionnant en chef fanatique de la communauté de Hittites, ou encore Michael Berryman que Craven retrouve après La Colline a des Yeux.

Pas honteux mais un peu désuet, La Ferme de la Terreur s’apprécie comme un témoignage de l’évolution cinématographique de Wes Craven, une petite curiosité que les fans se doivent de découvrir, et qui mériterait bien un petit lifting un de ces jours…

Note : 6/10


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