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Tentatives de géolocalisation des crises

Publié le 01 août 2009 par Menear
Je reprends aujourd'hui le fameux Journal des activités migraineuses, échantillonnages de la douleur & tentatives de géolocalisation des crises commencé il y a un peu plus d'un an et demi à présent, après visite ratée chez un médecin qui ne m'a rien diagnostiqué. J'ai l'impression que les douleurs, depuis quelques semaines, se concentrent côté droit autour de l'œil et je voulais vérifier, avec le suivi régulier, l'évolution de ces douleurs ; bâtir sur l'écran ma propre petite tomographie personnelle. Voilà ce qui en ressort :
21 février (2008), migraine avant même le réveil, puisque dans mon rêve, déjà. Douleur crâne droit, du haut vers le bas.
24 février, fond de sauce diffus sans forme, Efferalgan.
28 février, en fond toute la journée, côté droit, haut du crâne, calmée après repas sec et coup de fil dans le noir.
8 avril, émergé depuis l'alerte incendie plus tôt dans l'après-midi, rayonne depuis centre gauche. Dans la nuit : réveils successifs ou la migraine resurgit.
7 juillet, migraine suite colère suite énervement suite refus du notaire pour l'appartement d'Y.
11 septembre, fond de sauce viré migraine (côté gauche).
24 septembre, sieste une demie-heure cause migraine (orbite et mâchoire).
27 septembre, extraits de migraine, échos secs sous orbite gauche.
6 octobre, migraine orbite droite, réveil trois heures du matin, frissons et nausées, Efferalgan inutile puis Splifen avant retour sommeil. Stress d'entretien d'embauche le jour suivant.
11 octobre, migraine tempe-orbite gauche & colère.
12 octobre, migraine diffusée depuis nuit sans sommeil ou si peu, tapie sous crâne gauche.
18 novembre, migraine légère mais frontale.
25 novembre, le type de M&C;, sa voix insupportable, migraine à réaction.
1er décembre, sieste & migraine œil droit.
2 décembre, migraine diffusée depuis la veille & rêve de migraine, justement, un bandeau sur l'œil malade pour le calmer (Big boss).
10 décembre, migraine dans la soirée.
16 décembre, migraine latente frontale gauche puis déplacée orbite gauche dans la soirée.
19 janvier (2009), fond de sauce muté migraine.
26 janvier, fond de sauce, puis migraine orbite gauche.
31 janvier, migraine orbite gauche.
9 février, migraine amère, vertiges au bord.
18 février, retour fond de sauce orbite droite puis migraine sous crâne isotherme. Plus tard plus forte orbite droite, couché 21h30.
8 mars, migraine (juste ça).
9 mars, migraine récupérée d'hier (Dafalgan 7h).
23 mars, fond de sauce puis migraine œil gauche & maux de gorge.
1er avril, migraine crâne droit suite soleil jusqu'à la Poste. Crâne droit migré tempe migré orbite. Couché 21h30 & Dafalgan.
9 avril, fond de sauce viré migraine.
10 avril, migraine fusée depuis la veille.
24 avril, migraine au réveil, assommé dans le train.
1er mai, fond de sauce migré migraine orbite gauche.
21 mai, fond de sauce orbite droite, puis migraine. Couché 22h.
24 mai, L'impression que chaque dimanche, semaine après semaine, je me rends compte qu'une nouvelle migraine-fond-de-sauce pèse sur moi depuis le jeudi précédent (si ce n'est plus).
29 mai, fond de sauce viré migraine.
1er juin, migraine diffuse. Dafalgan avant repas.
11 juin, nous partons, migraine & déprime orbite droite (ou l'inverse). Dafalgan entre sushis.
14 juin, migraine frontale héritée d'hier.
27 juin, début migraine avortée par Dafalgan.
2 juillet, migraine caniculaire, aussitôt apparue bientôt éliminée.
4 juillet, migraine légère, chaleur encore puis migraine œil droit.
5 juillet, fatigue, migraine : sieste.
19 juillet, migraine sous l'effort et sang pulsé tempe droite (montée bagages).
31 juillet, migraine orbite droite latente puis tourbillonnante. Dafalgan après repas, douleur fondue.
1er août, migraine tempe droite héritée d'hier, quelques vas et viens.
Il faudrait faire un graphique, peut-être, et matérialiser ces douleurs, qu'elles prennent forme physique et graphique, que tout soit projeté sur l'écran, papier, peu importe. J'en viens à croire H., des mois après, lorsqu'il me disait, devant mon refus buté de me soigner, soigner vraiment, que ces douleurs là j'y tenais, m'y complaisais peut-être, et ne voulais pas réellement les voir disparaître. Ce n'est pas faux. Ces douleurs là plus familières et réelles que la plupart des images, impressions, sensations, rencontrées au quotidien. Il faudrait retrouver cette nouvelle de Yoko Ogawa, j'ai oublié laquelle, où l'on projette ce manque, manque de la douleur si familière, d'une patiente juste après sa guérison. Cette dépossession tacite d'une partie d'elle-même. Je cherche son nom mais ne la retrouve pas.

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