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Woodstock (3 days of peace & music)

Publié le 02 août 2009 par Corboland78

Il y a quarante ans Woodstock. Du 15 au 18 août 1969 près d'un demi million de personnes envahirent le champ de Max Yasgur, fermier à Bethel dans l'état de New York, pour ce qui restera l'évènement majeur ou du moins le plus connu du mouvement hippie. Le festival de Woodstock conservera ce nom, bien que la ville de Woodstock ait refusé à la dernière minute d'accueillir la manifestation et qu'il ce soit déplacé vers Bethel.

Trois jours et quatre nuits de musique, de « peace and love » sous le soleil et la pluie. Un film mythique a permis à tous ceux qui ne pouvaient y être de faire comme si. Une génération entière a rêvé devant ces images de bonheur affiché, les fleurs dans les cheveux longs, les filles aux seins nus, les bains à poil dans l'étang, les glissades dans la boue sous la pluie (« No rain ! No rain ! »), le sourire perpétuel aux lèvres de tous et la musique, notre musique chérie, à n'en plus finir. Trente trois artistes se succéderont dont Canned Heat, les Who, Santana, Joe Cocker qui met tout le monde à genoux pour toujours avec une version à mourir de bonheur d'une reprise d'un titre des Beatles With a little help from my Friends et puis alors que le festival s'achève, sur ce champ désormais dévasté et quasi abandonné par les beautiful people, comme le soleil se lève à l'horizon au matin du quatrième jour, l'extra-terrestre monte sur scène, Jimi Hendrix explose les dernières consciences encore éveillées à cette heure avec un Star Spangled Banner  (l'hymne américain) ahurissant. Nous sommes nombreux à avoir encore ces images gravées dans nos mémoires avec la bande son qui passe en boucle.

Nous avions jusqu'à maintenant le film et deux disques pour faire revivre à l'infini cet évènement. Pour l'anniversaire, un coffret de 6 CD avec 38 titres inédits vient d'être édité et 4 disques-coffrets individuels reprenant la prestation intégrale de Sly and the Family Stone, Jefferson Airplane, Johnny Winter et Janis Joplin. Ce sont ces deux derniers que j'ai choisi pour commémorer cet anniversaire.

Les CD sont très bien faits, dans un boîtier cartonné au graphisme d'époque, un disque qui reprend le concert complet avec un son impeccable et un second CD correspondant à l'album studio de l'artiste sorti à cette époque, le plus souvent son tout premier disque. Chaque CD est dans une pochette épaisse en carton encore, avec les notes de pochettes à l'identique du vinyle.

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Johnny Winter.   

L'album studio avec sa pochette sobre tout simplement nommé Johnny Winter, noire avec le portrait de notre Texan albinos aux longs cheveux blancs. Neuf titres pur blues qui imposeront le guitariste chanteur dans la catégorie des cadors du genre. La voix rauque, les solos de guitare, la slide où il excelle, tout y est. Willie Dixon et Walter « Shakey » Hornton apportant leur caution sur quelques titres et intronisant le jeunot au panthéon du blues dès ce premier album. Le second CD nous restitue le concert de Woodstock (17 août) dans son intégralité avec 8 titres qui vont de Mama Talk To Your Daughter à Johnny B. Good en passant par Tobacco Road où son frangin Edgar vient rejoindre le trio. Festival de slide guitare et de rugissements, pour fans de blues musclé.

Janis Joplin

Le hasard seul veut que Janis soit elle aussi originaire du Texas et qu'elle ait été programmée le 17 août comme Johnny Winter. Dans son coffret nous trouvons son premier album (qui ne sortira que quelques jours après le festival) que nous appelons Kozmic Blues pour éviter d'en citer le titre exact (I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama !) vous comprenez pourquoi. Un album coup de tonnerre tant la voix de Joplin est sidérante et quasi inégalée jusqu'à ce jour. La chanteuse est littéralement possédée, éructant, feulant, hurlant sa douleur et son blues. Sa

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souffrance morale est palpable et dès ce premier disque on aurait pu deviner que sa fin serait tragique. Maybe , One Good Man, Try, Kozmic Blues, 8 pépites absolues qui vous scotchent dans votre fauteuil dès la première écoute. Un album indispensable. Quand au CD du concert, il nous présente l'artiste en live et en pleine forme - ce qui ne sera pas toujours le cas plus tard - pour une heure de blues et de soul soutenue par une section de cuivres dans la veine de chez Stax. Moins bordélique que lors de prestations futures, le set de la Joplin nous donne de beaux moments avec des titres comme To Love Somebody, Summertime, Try Just A little Bit Harder ou encore Piece Of My Heart et Ball And Chain. Une belle trace de cette artiste météorite qui ne dura que de juin 66, sa première prestation scénique, jusqu'à son décès en 1970.

Au total deux excellents coffrets de deux disques pour se replonger avec délices dans cet inoubliable festival de Woodstock et plus largement dans cette époque bénie entre toutes sur le plan musical entre autre. 

Si vous êtes intéressés la revue Rock&Folk a sorti un hors-série n° 25 avec un CD 4 titres, consacré à l'anniversaire et à certains évènements

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de la même époque. Indispensable.


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