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Le Japon, enfin !

Publié le 02 août 2009 par Ansolo
Blog de antoine-rugby :Renvoi aux 22, Le Japon, enfin !

Cette fois, l'IRB a franchi la pas. Depuis le temps qu'on attendait la décision, on finissait par désespérer des dirigeants du Board. Mais ils ont fini par accorder au Japon le droit d'organiser une Coupe du monde.

Ce sera en 2019, car avant, il y aura l'édition Anglaise, en 2015. Pourquoi attendre la fin de la prochaine décennie pourront se demander certains ? Les plus naïfs y verront une habitude héritée de la cousine footballistique, consistant à ne pas organiser deux fois d'affilée une Coupe du monde sur le même continent.

Les autres, plus réalistes, diront qu'après une édition 2011 qui sera très vraisemblablement peu satisfaisante financièrement, l'IRB aura préféré se refaire en Angleterre quatre ans plus tard. Car le projet de nos amis Anglais promet 350 M€ de bénéfices, rien de moins. A comparer aux 10 M€ escomptés par les organisateurs Japonais. Et quand on sait que l'IRB se taille la part du lion dans la distribution de ces montants, on comprend assez bien la manoeuvre...

Peu importe affirmeront les plus optimistes. L'essentiel était de donner un signal fort d'ouverture à l'Asie. Ce continent, où le rugby est en plein essor, connait déjà les joies des compétitions de rugby à VII. Et la dernière Coupe du monde des moins de 20 ans (à XV) qui s'est tenue au Japon il y a quelques semaines, a démontré aux dirigeants de l'IRB qui pouvaient encore en douter combien était grand l'engouement des amateurs locaux pour ce sport. Sans même parler de l'organisation de la compétition, très impressionnante au dire des participants.

Le rugby Japonais est très axé sur l'université et le sport d'entreprise. Le niveau de jeu est encore médiocre au regard des standards internationaux, même s'il progresse chaque année. Les "grands" voisins que sont la Nouvelle-Zélande et l'Australie ne sont pas étrangers à cette situation paradoxale d'un rugby Japonais qui s'améliore constamment sans pour autant prendre l'envol attendu. En profitant de l'économie Japonaise (via sponsors et diffusions télévisuelles) et en refusant parallèlement d'installer une franchise japonaise dans le Super14, la Sanzar (qui regroupe les fédérations du Tri Nations) empêche sans doute au Japon de prendre toute la place qu'il mérite dans le giron international.

Nul doute que la Coupe du Monde 2019 donnera un coup d'accélérateur à l'ovalie japonaise et, plus loin, au rugby asiatique. Malgré un problème de gabarit (difficile de trouver pléthore de joueurs dimensionnés physiquement comme les avants modernes occidentaux), le rugby asiatique dispose d'indéniables atouts : vivacité, vellocité, adresse, mental. Loin des clichés occidentaux, le rugby "made in asia" constitue une des facettes de ce sport dont une des caractéristiques majeures est d'aspirer à l'universalité tout en se nourrissant des particularismes culturels propre à chaque région où il se pratique.

On est, disons-le sans ambage, très heureux de la décision de l'IRB, tout en regrettant qu'elle ne soit pas intervenue plus tôt. Avec tout le respect qu'on porte à la Nouvelle-Zélande ou à l'Angleterre, il n'est pas normal qu'une fédération internationale ne soit pas plus volontariste sur la promotion de son sport.

ばんざい, 万才, 万歳, 祝い (félicitation) au Japon et vivement 2019.


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