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Pervis quitte la Guadeloupe avec des regrets

Publié le 04 août 2009 par Roltiss @roltiss
Pervis quitte la Guadeloupe avec des regrets
François Pervis est toujours en quête de régularité. Photo : AFP

www.laval.maville.com
Autorisattion du 03.02.2005

Championnats de France sur piste. 5e du keirin, le Mayennais a bouclé une semaine où il a alterné le chaud, notamment un titre sur le km, et le froid.

Une seule médaille, en or certes, autour du cou. François Pervis espérait un peu plus de son voyage aux Antilles. Premier du kilomètre, lundi dernier, il n'est pas passé loin en vitesse individuelle (4e) samedi, mais a déçu en keirin, où il n'a fini que 5e, encore une fois derrière les trois cadors du sprint français, depuis qu'Arnaud Tournant a pris sa retraite : Mickaël Bourgain, Grégory Baugé et Kevin Sireau.

Ces trois hommes sont les bourreaux du Mayennais, que ce soit en vitesse ou en keirin. Dans la deuxième discipline, pourtant, François Pervis arrivait tout auréolé de son statut de vice-champion du monde, ce qui n'est pas rien. Mais, fatigué, pas en jambes et pas assez concerné, il a laissé le trio passer devant lui. Le jeune Charlie Connor s'est même immiscé à la 4e place, au nez et à la barbe du pistard de Cofidis.

Pas dans le coup

Pervis explique : « Ce dimanche fut une journée pendant laquelle je ne me sentais pas très bien : manque de motivation, manque de jus, mollesse, comme depuis le début de la semaine, en fait... Du coup, surpris en série du keirin, je suis passé par les repêchages, ce qui m'a pompé de l'énergie, trop d'énergie, d'autant que les autres n'avaient pas fait le kilomètre en début de semaine. »

Qualifié pour la finale, le Mayennais a fait course en tête, avant de se faire dépasser à l'entrée du dernier virage : « Ils ont déboulé tous les quatre et moi, je n'en pouvais plus... » La préparation physique de Pervis est-elle en cause ? « Oui et non. J'ai peut-être trop travaillé physiquement pour revenir de mon opération de la clavicule, en avril. Je n'ai pas fait assez de jus (petits entraînements avec une charge de travail diminuée). » Et la chaleur inondant la Guadeloupe ? « C'était horrible. L'humidité, je ne vous raconte même pas... Mais c'était pour tout le monde pareil, je ne me cherche pas d'excuses ».

Le Mayennais en évoque encore quand même une : « La piste était en béton. Le vélo saute, ce n'est pas fluide. Peut-être que je fais un blocage là-dessus. »

Reste la satisfaction du kilomètre, qui atténue un peu les frustrations de la vitesse et du keirin : « Et encore, je n'ai pas fait un temps extraordinaire et Mickaël D'Almeida (son rival n°1 sur km) n'était pas là. » En vitesse, battu par Bourgain dans la petite finale, il dit qu'il aurait pu « accrocher le bronze », avant de conclure : « J'aurais pu repartir avec trois médailles, si j'avais eu les « watts ».

Arnaud HUCHET.

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