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Strikeforce-Fedor: l'inattendue accord

Publié le 04 août 2009 par Sephiroth

Ces derniers jours, une tempête s’est abattue sur l’univers du MMA. Josh Barnett qui devait affronter Fedor Emelianenko le 1er août fut contrôlé positif et il fut obligé de déclarer forfait. Cet évènement fut fatal pour l’organisation Affliction, qui décida d’annuler son show. Dans la foulée, Affliction décida de se retirer du jeu et revint dans le bercail de l’UFC, en redevenant un sponsor officiel de l’organisation de Dana White.

Ce coup du sort, qui attrista de nombreux fans voulant voir des combattants comme Fedor, Belfort, Sobral ou Mousasi ce soir là, allait prendre une tournure inattendue. Beaucoup de combattants se retrouvèrent sans contrat, et l’UFC avait enfin l’opportunité de négocier avec celui qui est considéré comme le meilleur combattant du monde, le russe Fedor Emelianenko.

Tous les médias et les fans s’imaginaient déjà voir Fedor combattre pour la première fois combattre dans une cage et le match de rêve entre l’actuel champion de l’UFC, l’ancien catcheur Brock Lesnar, et la légende vivante de ce sport allait devenir réalité . Après avoir quasiment attiré toutes les stars du Pride (Shogun, Wanderlei Silva, Cro-Cop, Rampage…) toutes les conditions étaient réunies pour voir le Russe faire son entrée tonitruante dans l’univers de l’UFC.

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Mais, comme il y a de cela deux ans, Dana White n’a pas pu attirer Fedor au sein de son organisation. La déception était immense de la part des fans et des médias. Si cet accord n’a finalement pas eu lieu, ce fut pour de multiples raisons.

La co-promotion M-1/UFC. Fedor fait parti de l’organisation russe M-1 Global, et le manager d’Emelianenko, Vadim Finkelstein a des parts dans cette organisation, comme le lutteur d’ailleurs. Vadim insistait pour que l’UFC organise ses évènements en association avec M-1, chose inacceptable pour White et les Fertittas. Les américains ne voulaient pas d’associés, chose compréhensible et ils ne voulaient surtout pas s’attirer d’ennuis judiciaires aussi. Zuffa, qui possède l’UFC, a une licence de jeu pour ses casinos et est dans l’obligation d’avoir des associés libre de tous soupçons. Zuffa a eu une mauvaise expérience après avoir racheté le Pride et ne voulait prendre aucun risque avec M-1.

Ce refus de co-promotion n’est pas quelque chose d’inhabituel du côté de l’UFC. Cette organisation est semblable dans sa façon de faire à la WWE, ils s’occupent de tout ce qui à rapport à la production, et n’ont jamais voulu faire affaire avec un quelconque partenaire, que ce soit HBO ou ABC. Il était donc impossible que l’UFC accepte les conditions de M-1 Global, qui lui ne voulait pas céder non plus sur ce point.

L’arrogance américaine. On le sait, Dana White est un passionné, capable d’utiliser des mots très durs et d’avoir un comportement insupportable. Ce ne fut sans doute pas la meilleure façon de faire avancer les négociations, les russes étant connus pour leur méfiance envers les occidentaux. Le fait que toutes les négociations entre M1 et l’UFC étaient tout de suite rendues publiques n’a pas joué en la faveur de l’organisation US.

Le comportement de Fedor Emelianenko. Kevin Iole, dans un de ses articles de Yahoo Sports, s’en est pris vigoureusement à Fedor et l’a désigné comme le principal coupable de la rupture des négociations. En cela, on ne peut pas lui donner tort. A voir Fedor lors des interviews ou des conférences de presse, on ne dénotait pas chez lui l’envie de combattre dans l’octagone. Il n’avait pas vu le match Mir/Lesnar, il déclarait regarder peu de matches de MMA, la perspective de se battre contre Lesnar, Couture ou Nogueira ne semblait pas l’intéresser outre mesure. Les médias US ont aussi pointé du doigt Finkelstein, qui semble être le maitre à penser de Fedor dans cette histoire.

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Finalement, on a su hier qu’Emelianenko avait signé avec Strikeforce. Cette nouvelle a frustré de nombreux fans bien entendu, qui auraient préféré le voir combattre les meilleurs combattants de la planète à l’UFC. Signer chez Strikeforce (qui a accepté la co-promotion avec M1) s’assimile à un second choix, car Fedor n’aura qu’un adversaire de valeur à affronter, Alistair Overeem, voire Mousasi, s’il ne part pas avant à l’UFC.

Le principal bon point de cet accord surprise est que les fans américains pourront voir Fedor sur Showtime sans passer par la case Pay-Per-View, il mérite cette reconnaissance du grand public US, mais il est certain qu’il aurait eu une plus grande exposition en combattant dans l’UFC…Et il s’git de savoir aussi combien percevra Emelianenko, vu que l’UFC lui avait proposé un juteux contrat.

Strikeforce grâce à cette pêche miraculeuse, s’établit comme un opposant crédible à l’UFC. De plus, l’accord passé avec l’organisation nippone Dream est en tout point prometteur pour les fans.

Maintenant, il faut esperer que l'ogre UFC ne tuera pas Strikeforce. Bodog, Affliction, le Pride, qui comptaient dans leur rangs The Last Emperor n'ont rien pu faire contre le rouleau compresseur US et ont définitivement disparu...


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