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Recueil : tous ces pas vers l’enfer, JP Andrevon

Par Corwin @LR_Corwin

Okay, les “piles à lire”, c’est comme les “to-do-list” : on a beau se fixer des objectifs, il y a toujours des évènements qui viennent tout bouleverser. C’est le cas avec ce recueil de Jean-Pierre Andrevon. Encore un nom très connu du milieu SF&F francophone mais que je crois bien n’avoir jamais lu. Mes discussions récentes avec G@rp, Fabrice Colin ou Lucie Chenu portent leur fruit : je m’éloigne des blockbusters de chez Bragelonne ou Mnémos. Avec plus o moins de bonheur. Si j’ai choisi ce recueil-ci “Tous ces pas vers l’enfer”, c’est d’abord parce que l’occasion fait le larron : c’était bien la première fois que je voyais un bouquin de Glyphe Imaginaire.

tous ces pas vers l'enfer

Je ne l’aurais sans doute même pas remarqué si je n’avais trainé il y a peu sur le blog de “Svetambre” (lucie chenu) : là, en bonne directrice de collection, elle faisait la promotion de cette ouvrage. J’ai reconnu la couv’. Je me suis dit : allez, banco ! Et me voilà, intercalant ce recueil au milieu des titres déjà prévus.

Bon déjà le bouquin est beau : belle couverture, bien imprimé et relié, bon format, aérer dans sa présentation donc facile à lire. Ensuite, le bonhomme, JP Andrevon, est un serial-writer : il n’y a qu’à jeter un oeil sur sa fiche wikipedia ou sur la page “du même auteur”. Cela me parait d’ailleurs assez incroyable de n’avoir rien eu ou lu de lui auparavant…

Huit nouvelles sont donc compilées dans ce recueil. Nouvelles écrites entre 1982 et 2001 pour cinq d’entre elles, plus trois inédites. Détaillons :

- Le train : effectivement, il valait mieux commencer par celle-là. Elle pose bien le décors. Même si la chute parait vit eentendu, la description au cours des étapes de ce train est bien rendue. J’ai beaucoup aimé certaines descriptions.
- Une enfant perdue : là, c’est carrément de l’exercice de style, presque un jeu d’atelier d’écriture. Où l’on s’aperçoit de la grande maîtrise du gars.
- Le sacrifice : très honnêtement, si une fois encore on sent bien les qualités narratives de JP Andrevon, je n’ai pas adhéré. Peut-être suis-je passé à côté de quelques choses !
- Si nombreux ! Sans doute ma préférée. L’auteur propose un regard intéressant avec une connotation fantastique sur les marginaux, les exclus et sur les scrupules que certains êtres peuvent ressentir. Vraiment pas mal.
- Le cimetière de Rocheberne : assez simpliste mais bien amené. J’ai aimé aussi.
- Des vacances gratuites : alors là, pas du tout ! Rien à faire, celle-là n’était pas pour moi

;)

- Tu n’as pas fini d’en baver : là encore une chute un peu téléphonnée mais un récit sympathique, assez détaché comme il se doit, un rien cynique. C’est du bon.
- Il suffit d’un rien : pas trop accroché non plus. Pourtant, écrit sur le ton de la confidence, j’ai bien aimé le style de narration mais l’histoire m’a un peu déçu.

Au final, à part une nouvelle qui m’a vraiment horripilé, il y en a quatre qui m’ont beaucoup plu. Plutôt pas mal quand on sait les risques pris par les anthologistes : réunir dans un même recueil des nouvelles qui devront visées un public le plus large possible. Il me faudra trouver un roman plus SF de JP Andrevon pour voir comment il se débrouille dans un univers plus proche de mes sensibilités.


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