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In the pocket

Publié le 31 août 2009 par Pascal Boutreau

KEVINSTAUT_PRESSE2 Alors elle est pas belle la vie ? Je l’ai eu ma petite Marseillaise. Un joli moment de sport, de belles émotions, des gens simplement heureux, que demander de plus ? Parce que figurez-vous que notre Kevin Staut, du haut de ses 28 ans, est le nouveau champion d’Europe de saut d’obstacles. Dimanche, au pied du château de Babeth II the Queen (qui n’a même pas daigné venir faire un tour à la buvette et partager un bon fish and ships), Kevin a réalisé un double sans faute plein de maîtrise pour aller décrocher l’or, dix ans après Alexandra Ledermann. Congratulations. Ce qui est top dans ces moments c’est de voir toute une équipe aussi heureuse que le vainqueur. Des yeux qui brillent, des voix étranglés, des regards qui témoignent de toute l’admiration, des poignées de main franches et sincères, des accolades, des larmes de joie, tout ce qui rend les émotions sportives si uniques et si intenses.

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Ce serait être de mauvaise foi que de dire que l’on s’y attendait. Kevin n’était pas vraiment espéré à ce niveau. Un outsider sérieux mais a priori pas un des favoris. Parfaitement entouré par toute une équipe de France soudée, il a pourtant su tracer sa route. Sixième avant les deux manches de la finale, deuxième avant l’ultime parcours, Kevin n’a pas tremblé un seul instant. Sa deuxième manche fut juste parfaite. L’argent était déjà assuré. Restait alors à attendre le passage du Néerlandais Albert Zoer. Une faute et Kevin était champion. Zoer eut l’amabilité de faire tomber une barre sur le premier obstacle. Trop sympa ce Zoer. Et hop, la médaille d’or in the pocket de Kevin!

STAUT OR
Mais ne comptez pas sur Kevin pour se la raconter. Dix fois au moins, il a répété que cette médaille était avant tout celle de l’équipe. "Ce titre il est pour la France, pour toute la filière et l’élevage français, répète-t-il à l’envi. J’ai envie qu’il donne de l’année et serve à motiver tout le monde, toutes les équipes de jeunes, tous les compétiteurs. Elle doit mettre en avant l’importance du haut niveau et montrer que l’on doit rester soudé pour retrouver une grande équipe de France comme autrefois. Ce n’est en aucun cas une finalité. Il y a les Jeux Mondiaux dans un an (à Lexington, Etats-Unis) puis les Jeux olympiques à Londres en 2012. Ici, ce n’est qu’une étape pour la France." Les rendez-vous sont pris.

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Voilà donc qui a parfaitement conclu une bonne p’tite semaine anglaise sans un seul accro. Conduite à gauche finger in the nez (même dans le centre de Londres), des gens sympas, un hôtel au milieu des bois, de la place dans le journal (et même un petit titre à la Une de ce lundi alors que ce n’était pas gagné au regard de l’actualité) et surtout rien à reprocher à l’organisation de l’événement. D’ailleurs, à ce sujet, ça me gonfle toujours autant de voir qu’il il y a des gens qui se plaignent en permanence et qui croient que tout leur est dû sous prétexte qu’ils ont une accréditation presse autour du cou.

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Et que je ronchonne parce que le wifi ne va pas assez vite, et que je peste parce que je dois un peu attendre une navette, et que je trouve anormal de devoir bouger mon cul pour aller récolter quelques déclarations de ces odieux cavaliers qui n’ont pas daigné patienter suffisamment, etc etc (petit rappel, c'est à nous de nous mettre à dispo des sportifs et non pas l'inverse comme beaucoup en ont l'impression). On leur donnerait du caviar au buffet, ils le trouveraient sans doute encore mauvais. Ces "gens" qui n’estiment souvent n’avoir que des droits et point de devoirs feraient bien parfois de regarder un peu le monde qui les entoure et de sortir de leur milieu. Je comprends pourquoi l’expression "avoir des œillères" vient de l’équitation… (bon, c’est malheureusement aussi vrai dans tous les autres milieux).

Merci en tout cas à toute l’équipe de France pour sa disponibilité.

Un mot aussi sur le dressage. Je ne vais pas vous faire croire que j'ai tout regardé, mais si vous avez l'occasion de jeter un oeil sur le programme libre du Néerlandais Edward Gal avec Totilas, je vous le conseille (http://www.youtube.com/watch?v=G6HB3lvuoa8). Ce cheval c'est un peu le Usain Bolt du dressage, un cheval extra-terrestre de neuf ans, le premier à recueillir plus de 90% en notation. Spontanément tout le stade (la seule fois où il fut à peu près rempli) s'est levé. Un autre grand moment de cette semaine. Même quand on n'y connait rien comme quoi (en tout cas pas grand-chose), cette excellence est une évidence. Rien ne semble fait dans la difficulté, tout semble fluide, le signe du très très haut niveau, quelles que soient les disciplines.  

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Chapitre bravo à tous. Ce week-end était chargé. Je commence par mes potes présents à Chamonix pourl’Ultra Trail du Mont-Blanc. Alors, bravo à Gaël Couturier, confrère et collègue du Meudon Triathlon (42h59, 907e) à Laurent Valette de l'excellent blog http://www.loloraidoutdoor.over-blog.com (32h08, 155e), à Fredrik Olhmqvist, journaliste suédois, camarade de tente lors du Marathon des Sables (31h48, 127e) et à tous les finishers ou non finishers (Bertrand, bon repos) qui reviendront l'année prochaine pour en venir à bout ! Bravo à ET (Vincent Noël, 63e en 19h13) et Mister Trail (Vincent Desfossez, 123e en 20h58), deux autres Meudonnais présents sur la nouvelle épreuve ("Sur la Trace des Ducs de Savoie") longue de 110 bornes en gros entre Chamonix et Courmanyeur.

Bravo à mes camarades du Meudon Triathlon présents en force à cambrai pour le premier Chtriman, épreuve sur format Ironamn. Mention particulière pour Nanouk (Françoise Alexandre) qui monte sur la troisième marche du podium féminin pour son premier Ironman... !!!

Au triathlon de Paris, des Meudonnais of course (La Bombe, Walter etc, mais aussi Anne, ma collègue, que j’ai réussi à convertir et qui s’est lancée avec réussite sur le Découverte. Elle a adoré (3e senior femmes en plus...).

Je reviens sur l’UTMB avec le papier originel de présentation paru dans L’Equipe, vendredi dernier (et hop, encore un quart de page de caser ;))).

Utmb
Grandeur nature

Vainqueur l’an dernier, l’Espagnol Kilian Jornet nous raconte cette course à son image, totalement hors norme.

A l’autre bout du téléphone, on distingue un petit essoufflement. "Je suis dans un col en train de courir", confesse Kilian Jornet. A vingt-et-un ans, l’Espagnol, étudiant en éducation physique à Font-Romeu, est dans son élément, là-haut dans ses montagnes. Même au téléphone, il court. Comme toujours.

Aujourd’hui, au départ de l’Ultra Trail du Mont-Blanc, il sera l’attraction. L’an dernier, alors que l’on croyait ce type d’effort réservé aux coureurs expérimentés, il avait surpris tout le monde en explosant le record (20h56’). Un exploit parmi d’autres comme son succès dans la Pierra-Menta en 2008, la plus fameuse course de ski-alpinisme ou en juin dernier son record du GR20, le sentier qui traverse la Corse, long de 180km (12000m de dénivelé positif) et parcouru en 32h54’02’’.

Jusqu’à demain après-midi, Jornet avalera pour la deuxième fois les 166 km de l’UTMB. "La montée vers la croix du Bonhomme est la première difficulté, commente le Catalan, joliment surnommé le "courant ascendant" par le magazine Ultrafondus. Il fait déjà nuit. C’est une ambiance bizarre. La descente vers le col de la Seigne est très longue. Même si tu as des bonnes jambes, tu dois gérer car tous les efforts que tu infliges à tes quadriceps, tu les payes à la fin."

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Né au cœur des Pyrénées à Cap del Rec, dans un refuge perché à 2000m d’altitude à la frontière entre Andorre et l’Espagne, Kilian a grandi dans cet environnement "Monter, redescendre, c’était naturel, explique-t-il. J’ai gravi l’Aneto (le point culminant des Pyrénées à 3404m) à cinq ans. Un an plus tard, je faisais mon premier 4000m. Mais de ces aventures, je me souviens surtout des moments où je m’amusais avec ma petite sœur à descendre les glaciers sur les fesses."

Aujourd’hui et demain, il n’aura pas le loisir de s’attarder. "C’est à Courmayeur que la course commence vraiment, enchaîne le prodige. Au lever du jour, je suis dans la descente du Grand col Ferret. Avec l’arrivée du soleil, tu as tendance à te relâcher et ton rythme baisse. "

France, Italie, puis Suisse. "C’est la partie la plus dure avec des pentes pas très longues mais très raides vers Catogne et la Tête aux Vents. La chaleur est là et il est impossible de ne pas avoir de douleurs. Il faut se battre. Au dernier sommet, l’erreur est de penser que c’est fini. Car l’ultime descente est raide et technique. Après tant de kilomètres, ça fait mal. D’un seul coup tu as l’impression que ton corps est mort." Une petite mort pour une résurrection sur la ligne d’arrivée et le bonheur extrême d’être allé au bout. "Courir dans la nature, pour moi, de toute façon, ce n’est pas s’entraîner, lâche Jornet. Courir, c’est juste s’amuser."

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L’équipe de France de hockey sur gazon devra patienter l’automne pour espérer aller chercher son billet pour la prochaine Coupe du monde, en Inde, dans un an. Sixième du Championnat d’Europe, les Bleus n’ont pas réussi le miracle de s’extraire de leur poule où figuraient l’Espagne et les Pays-Bas, deux des cadors de la discipline. Rendez-vous donc à Lille en octobre pour le tournoi de rattrapage qu’il faudra absolument remporter.

. Du côté du foot fifilles, le début du Championnat d’Europe n’a pas été spécialement brillant. Une victoire contr l’Islande, une fessée contre l’Allemagne (1-5) et un nul contre la Norvège (1-1). Les Bleues, deuxièmes de leur poule, sont néanmoins en quart de finale et affronteront les Pays-Bas. Un tableau plutôt favorable qui pourrait permettre aux Tricolores d'atteindre les demi-finales d'un Euro pour la première fois de leur histoire.

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Un peu de musique pour finir et pour donner la pêche avec des liens pour visionner les sélections de la Nouvelle Star version anglaise. A déguster en mettant le son à fond !!! (et si on peut échanger Lio contre les deux demoiselles du jury, je suis pour) 

http://www.youtube.com/watch?v=mzj9z8QDTfU

http://www.youtube.com/watch?v=tvBHzaZZO5o

http://www.youtube.com/watch?v=vVpkwcPD88I

http://www.youtube.com/watch?v=rv6xnt_i-A8

Et pour le dernier, avertissement aux personnes sensibles (j'en suis)... préparez les mouchoirs si vous allez jusqu'au bout des six minutes...

http://www.youtube.com/watch?v=2w-ocLJuHRA

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Braziou, madame Miam miam de la semaine dernière était Dayana Mendoza, ancienne miss univers...


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