Très intéressant non ? Des soupçons (pour ne pas dire une certitude) de fraude, mais cela n’arrange pas ceux qui ont mis Karzaï à la tête du pays. Abdallah Abdallah peut toujours accuser, sauf que l’Afghanistan n’est pas l’Iran et Hamid Karzaï, garant des ressources afghanes pour les envahisseurs de son pays, n’est pas Mahmoud Ahmedinadjad, qui ne fléchit pas devant les grandes puissances…
Hamid Karzaï doit gagner même s’il perd. Mais comment assurer la crédibilité des élections malgré les contestations qui commencent déjà à se faire sentir ? Un casse-tête pour les occidentaux comme titrait le journal Le Monde. Les États-Unis ont anticipé. Dés le 21 août, ils envoient leur émissaire Richard Holbrooke à Karzaï pour, paraît-il, lui adresser un message simple, mais précis : « Vous devez faire un second tour ! ».
Ne trouvant pas de marionnette aussi obéissante que Karzaï, la nouvelle administration américaine a décidé de le garder au pouvoir, mais que faire face aux accusations de corruption, du grand trafic de drogue dont fait l'objet son frère, et du mécontentement du peuple?
Les résultats des votes arrivant au compte-goutte, le dénouement du scrutin final (truqué ?) ne devrait pas intervenir avant plusieurs jours. Entre temps, une consigne a été donnée : l’écart entre les deux protagonistes ne doit pas être grand…




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