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Affaire "Renault" à Singapour 2008 22

Publié le 23 septembre 2009 par Jg56
En F1 depuis 1981, l'ex-ingénieur de Renault Pat Symonds a été contraint et forcé de quitter ce monde la tête basse. Le britannique, né en 1953, a en effet été condamné à cinq années d'exil pour avoir participé à la conspiration Renault de Singapour l'année dernière.
Pat Symonds était une référence pour tout ce qui concerne les stratégies de course. Il avait une compréhension de la course automobile qui manquait probablement à Flavio Briatore, l'autre homme fort de l'écurie. C'est peut-être pour cela que ces deux-là travaillaient en étroite collaboration depuis 1989, d'abord chez Benetton, puis chez Renault qui rachetait Benetton.
Mais tout homme a ses faiblesses et lorsque Nelson Piquet lui aurait proposé une stratégie de course un peu particulière, l'année dernière à Singapour, Pat Symonds n'a pas eu la réaction qu'il aurait dû avoir...
"L'idée de cet accident vient uniquement de Nelson Piquet." se défend-il dans une lettre envoyée à la Fédération Internationale de l'Automobile. "C'est lui qui en premier est venu me voir en me proposant cela. A l'époque, j'avais naïvement pensé que c'est quelque chose qu'il voulait faire pour aider l'équipe. Je n'étais en fait pas au courant de ses négociations pour obtenir un nouveau contrat, mais avec le recul, je me rends compte maintenant qu'il était persuadé que cette mauvaise action allait jouer favorablement sur ces négociations."
Toutefois, Pat Symonds continue à dire que Fernando Alonso n'était pas du tout au courant de cette entourloupe, ce que disent pourtant les Piquet père et fils, avec comme argument "qu'un bon pilote remarquera que prendre le départ à la 15è place avec 12 tours d'essence lors d'un GP limitant les dépassements n'est pas une bonne stratégie". Selon Symonds, si l'espagnol avait pris le départ avec peu d'essence l'année passée à Singapour, ce n'était pas simplement parce que l'accident de Piquet était prévu au 15è tour : "En fait, c'est parce que ses pneus tendres ne pouvaient pas faire plus de 12 tours. Et il n'y a pas que nous à l'avoir fait. Regardez par exemple Lewis Hamilton en Australie cette année : il s'est arrêté au 11è tour alors qu'il prenait le départ depuis la 18è place, avec des pneus tendres." L'enquête interne menée par l'équipe Renault et dont les résultats ont été communiqués à la FIA conclut cependant que la stratégie de course concoctée par Pat Symonds était conforme à ce que prévoyait le "complot". En clair, si Fernando Alonso n'était pas au courant, sa stratégie avait été choisie en rapport avec ce que Nelson Piquet devait faire au 14è tour, c'est-à-dire neutraliser la course avec un accident volontaire. Alonso était tranquille avec son plein de carburant, mais ses concurrents devaient s'arrêter et lui laissaient leur place.
Quoi qu'il en soit, Pat Symonds ne tente plus de nier le fait qu'il a une responsabilité directe dans ce désastre : 
"J'étais celui qui aurait dû être le premier à rejeter cette idée suggérée par Nelson Piquet. C'est dommage de ne pas l’avoir fait et mes regrets à ce sujet seront éternels."
L'action en justice contre Nelson Piquet, du boss Flavio Briatore, lorsqu'il niait encore les faits, accusait l'ex-pilote de "dénonciation calomnieuse et chantage aggravé". Mais selon les rumeurs, l'ex-patron italien (accompagné par Pat Symonds ?) serait maintenant en train de se battre pour que Piquet soit puni, puisque l'idée qui a engendré toute cette polémique viendrait bien de lui...

Photo F1-Live.com

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