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Je, tu, il, nous, vous, toi…

Publié le 24 septembre 2009 par Paristoujoursparis

Donner…
Je, tu, il, nous, vous, toi, avons tous donné un peu de temps, beaucoup de patience pour monter un beau projet : le voyage inachevé de Victor Jacquemont. Au début, j'ai eu du mal à croire à cette nouvelle aventure puis un beau, un grand personnage est sorti des ténèbres pour me parler et me conter son histoire, celle d'un jeune homme un peu trop mince parti à l'aventure pour oublier les yeux, la bouche, l'allure, l' âme et le corps de celle qu'il aurait tant aimé serrer dans ses bras…

Il écrivait bien, avait des préoccupations parfois très proches des nôtres, et croyait avant toute chose à la beauté, à la grandeur de sa mission. Il collectait des fleurs qu'il aimait à la folie, collectionnait les roches, dessinait adroitement et essayait, parfois de manière bien maladroite, de comprendre les habitants de ces Indes mystérieuses, si colorées et aussi si différentes de Paris et de la France de 1830.Puis le destin se chargea de faire disparaître ce garçon passionné.

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Nous y avons beaucoup perdu, mais, en 2009, ses lettres et son journal nous permettent de toucher à l'essentiel.
Jacquemont, cet insensé parti à l'autre bout du monde, nous conseille de vivre nos passions sans compter… Nous verrons bien ce que la vie fera de nous : vivons, aimons…

Merci à toi et à toi aussi, à vous tous. Voir son texte porté par les autres est une expérience bouleversante… Vous m'avez ému plus que vous ne le croyez, tous, chacun à votre manière.

Je vous embrasse de toute mon âme.

Rodolphe

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“Il est sur ma montagne une épaisse bruyère
Où les pas du chasseur ont peine à se plonger,
Qui plus haut que nos fronts lève sa tête altière,
Et garde dans la nuit le pâtre et l'étranger.
Viens y cacher l'amour et ta divine faute ;
Si l'herbe est agitée ou n'est pas assez haute,
J'y roulerai pour toi la Maison du Berger.

Elle va doucement avec ses quatre roues,
Son toit n'est pas plus haut que ton front et tes yeux
La couleur du corail et celle de tes joues
Teignent le char nocturne et ses muets essieux.
Le seuil est parfumé, l'alcôve est large et sombre,
Et là, parmi les fleurs, nous trouverons dans l'ombre,
Pour nos cheveux unis, un lit silencieux.”

Alfred de Vigny, La maison du berger (extrait)

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