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Quel serait le bon prix du lait?

Publié le 25 septembre 2009 par Pluriel

Quel serait le bon prix du lait?Il faut savoir que les grossistes du lait - un fabricant de fromage, de yaourt ou de beurre - n'utilisent pas 100% du lait qu'ils achètent auprès des producteurs. Un fabricant achète du lait auprès de plusieurs fermes. Il s'engage à acheter le lait tout au long de l'année, que ce soit lors de la saison de haute ou de basse lactation des vaches. Dans ce genre de négociations, le producteur doit accepter un prix moyen qui lui permettra au moins de couvrir ses coûts de production. Les consommateurs, eux, consomment du lait régulièrement quelle que soit la production ce qui donnent des prévisions plutôt fiables.

Tout le lait ne peut donc pas être transformé pour faire des produits de consommation valorisés comme le yaourt ou le fromage. Une portion non négligeable du lait acheté par les transformateurs doit être ainsi revendue sous la forme de poudre de lait et de beurre. En bref, des acheteurs comme Yoplait revendent sous forme de " sous-produits " une partie du lait qu'ils achètent.

Le blog de Yoplait ne répond pas à la question du juste prix du lait mais explique le calcul du coût du lait. Mais au moins Yoplait ne pratique pas la langue de bois sur le sujet d'actualité de l'automne: quel doit être le bon prix du lait pour éviter de nationaliser les producteurs de lait à la charge des contribuables?

La petite fleur nous donne son explication : " Beurre et poudre, à la différence du lait frais, sont stockables. Leurs prix, devenus très spéculatifs, se sont récemment effondrés...(ndlr: pour cause de surproduction évidemment). En bref, un producteur comme Yoplait revend une partie du lait qu'il achète sous forme de sous-produits, vendus beaucoup moins cher qu'il ne l'achète sous forme de lait frais.

Là, je ne comprends pas trop:je me demande pourquoi ces produits dérivés sont-ils vendus moins chers que la matière brute, le lait? Cela voudrait dire que la valeur ajoutée pour faire du beurre ou de la poudre n'est pas commercialisable.250g de beurre doivent couter plus cher que la quantité de lait utilisée pour les fabriquer. " Et lorsqu'il perd, sur chaque litre obligatoirement acheté et impossible à transformer en yaourt, la différence entre prix du lait et prix effondré du beurre ou de la poudre, cette différence doit être ajoutée au prix de revient du lait qu'il achète. C'est l'ajout de ces pertes à ces achats de lait qui forme le " coût du lait ".

" Au final, nous dit Yoplait, c'est donc le coût du lait pour le transformateur qui doit être pris en compte pour déterminer le prix des produits que l'on trouve en rayon, bien plus que le prix du lait . Une baisse du prix du lait pourrait donc, paradoxalement, conduire à une hausse du coût du lait si les prix des sous-produits et la consommation de yaourts s'effondraient trop. "

Je ne suis pas d'accord avec ce raisonnement fumeux. Je trouve que les gros acheteurs de lait, en l'occurrence Yoplait dans cet exemple, ne savent pas toujours trouver de marchés pour vendre leur valeur ajoutée.J'ai posé la question sur le blog qui est géré par l'agence de Com de Yoplait. Alors il faut attendre plusieurs jours... Yoplait pratique un calcul trop savant, pour les consommateurs, de " coût du lait " afin de faire supporter tout ou partie de sa perte aux producteurs de lait. Vous êtes d'accord?


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