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La journée des mises au poing

Publié le 27 septembre 2009 par Ansolo

Cette 8ème journée du Top14 devait être celle du "classico" entre les deux stades, le Toulousain et le Français. Elle fut plutôt celle du remake de la dernière finale du championnat entre Perpignan et Clermont. Dans le sillage de son puissant et mobile talonneur, Guilhem Guirado, l'USAP a enflammé Aimé-Giral, en l'emportant nettement 19 à 3. Outre la stabilité du groupe, déjà évoquée dans ces colonnes comme atout numéro un du club cette saison, la confirmation de la montée en puissance des leaders de cette équipe conduit à placer l'USAP parmi les favoris aux places d'honneur.

La rencontre entre Toulouse et Paris a souffert de la comparaison. Les deux stades se cherchent, on le savait déjà. Mais il va falloir qu'ils finissent par se trouver s'ils ne veulent pas connaître une désillusions en H Cup, qui débute dans deux semaines. Difficile de ne pas voir dans les difficultés actuelles de Toulouse la marque d'une nouvelle période de transition : on sait que Guy Novès cherche régulièrement à faire évoluer les schémas de jeu de son équipe. Mais ce refus de l'immobilisme tactique et technique a pour inconvénient de provoquer, de loin en loin, des turbulences. On se souvient, il y a deux ans, de la mauvaise passe traversée par le club, au point que certains (dont votre serviteur) s'étaient demandés si Guy Novès n'allais pas en faire les frais.

Cette fois, rien d'aussi grave. Mais juste un peu d'impatience, chez tous les amateurs du jeu à la Toulousaine.

Paris se remet petit à petit. Ce constat est valable pour les deux clubs de la capitale. Le Stade Français capitalise (c'est la cas de le dire) de la confiance, mais reste encore fragile. Et le Racing, avec sa star planétaire, François Steyn, trouve enfin le chemin du succès face à Montpellier , après quatre défaites de rang. Il décolle (faiblement) des profondeurs du classement.

S'il y a un club qui retrouve son lustre d'il y a quelques saisons, c'est bien le BO, qui a assommé le Rugby club Toulonnais avec trois essais et 23 points, contre trois pénalités de Sébastien Fauqué qui n'aura pas réussi à faire oublier Jonny Wilkinson, placé sur le banc avec Pierre Mignoni. Les supporters du RCT pourront donc faire valoir que laisser sur la touche pendant les deux tiers du match la paire de demis titulaires n'est pas un gage de volonté farouche de l'emporter...

Dans les autres rencontres, on saluera la belle victoire (in extremis) de Bourgoin à Montauban et l'indigeste mixture proposée par les deux matches opposant respectivement Brive à Castres et Albi à Bayonne.

Au-delà des résultats, ce qui frappe, au sens littéral du terme, c'est la nervosité générale des joueurs, dont un bon nombre semble atteint de grippe A (comme "assome ton vis-à-vis"). La palme revenant à Albi et Bayonne, qui ont trouvé très intelligent de s'attraper aussi dans les couloirs menant aux vestiaires. Même le match entre l'USAP et Clermont, pourtant globalement correct, a failli dégénérer après un plaquage légèrement à retardement de Jamie Cudmore sur Jérôme Porical. Le Clermontois a écopé d'un carton rouge, moins pour le plaquage que pour ses coups de poing échangés avec un Robins Tchalé Watchou pas exempt de tout reproche sur ce coup là...

On sait que la pression du résultat est forte. Ce n'est pas une raison pour dégoupiller comme cela. D'autant que si être "à la limite" peut vous sauver une fois, cela ne paie généralement pas sur l'ensemble de la saison.

Un club comme Albi devrait s'en souvenir, sinon, il risque bien de devenir la cible de toutes les attentions du corps arbitral.


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