Magazine High tech

Hearts of Iron 3 : Vive la France ! A french AAR (2nde partie)

Publié le 29 septembre 2009 par Cyberstratege

Hearts of Iron 3

Seconde partie de cet A.A.R. signé par Charles Louis, dont l’original  se trouve par ici dans le forum officiel de Paradox. La 1ère partie se trouve sur cette page.

Commençons par un commentaire à propos du corps expéditionnaire britannique. L’I.A. semble avoir une approche de ces forces d’intervention, plutôt basée sur un modèle rigide. Chacun est formé d’une douzaine de divisions. En Espagne, ce fut fantastique. Opérant aux côtés de mes propres unités et de celles des armées républicaines, le B.E.F., composé de trois divisions sur la carte, se développa jusqu’à atteindre dix divisions. Devenant très efficace, il parvint à nettoyer la partie méridionale de la péninsule. Cependant, par la suite les britanniques employèrent la même stratégie en Allemagne, encore et encore. Dix à douze divisions, débarquant généralement en Prusse, une fois à Stettin et parvenant même à prendre Berlin, en une occasion. Mais une telle « force » ne bénéficie que d’un effet de surprise et en Allemagne (même chose en Russie ou aux U.S.A.), des invasions si timides ne représentent au final que des divisions sacrifiées. De telles actions réduites, entreprises contre des nations mineures, peuvent constituer des opérations décisives donnant à croire que l’I.A. est réellement compétente. Dès que vous réalisez que le Royaume-uni utilise la même tactique, avec sa douzaine de divisions, pour l’invasion de la Syrie, de l’Espagne ou de l’Allemagne, vous comprenez que cela a plus à voir avec le nombre de transports disponibles qu’avec une quelconque stratégie.

Le Royaume-uni n’envoie jamais de troupes en Égypte, pas plus que l’Italie. La France lança son invasion avec les deux divisions basées à Tunis, aidées par deux autres venant d’Alger. J’ai vainement tenté de faire appliquer cette méthode à l’I.A. (ordres délégués ; clairement un bug identifié, souvent mentionné – NDLR) mais elle s’obstina régulièrement à renvoyer les troupes au Maroc et en Algérie. Pensant que mes sous-marins et mes unités de surface avaient sécurisé les accès maritimes à l’Afrique du Nord, je voulu  prendre la Libye. Devant l’entêtement de l’I.A., il me fallu donc m’y employer manuellement. Par ailleurs, l’I.A. géra ses campagne contre l’Italie, à l’est de l’Afrique, de façon médiocre. On s’attendrait pourtant à ce que le Royaume-uni, grande puissance coloniale, soit à même de mener convenablement des guerre de ce type, il n’en est rien. Même avec dix divisions engagées en Espagne, j’avais espéré une présence plus conséquente en Éthiopie ainsi que dans le désert occidental. En dehors d’une armée stationnée en Inde, avec des transports, le Royaume-uni débarqua deux divisions en Afrique du Nord et m’en délégua le commandement. Je pu ainsi prendre Tanger avec l’aide de ces troupes en renfort de ma division marocaine.

Retour en Espagne. Tandis que les nationalistes tentent de répliquer à l’invasion venant de La Corogne et Gibraltar, ils se montrent incapables de contenir les républicains et une ligne de faiblesse Nord-Sud commence à se faire jour. Je finis par rejoindre les troupes alliées, par l’est et l’ouest, complétant cette fracture verticale de la péninsule. Les ravitaillements provenant de Madrid sont d’une aide substantielle. J’augmente également le nombre de divisions occupant le territoire nationaliste, améliorant ainsi l’apport logistique provenant de  France. Une aide supplémentaire non négligeable. Les nationalistes n’auront jamais vraiment répondu à ma percée menée dans l’est, de Narbonne vers Barcelone et Valence. Une seule division accompagnée d’un H.Q. se sont  opposés à mon avancée sur Barcelone mais auront été aisément repoussés par le 1er corps, écrasés d’assauts depuis plusieurs directions. Je présume qu’ils étaient épaulés de troupes italiennes mais j’avoue ne pas avoir songé à vérifier les noms des unités que je combattais. Il est possible que cela m’ait échappé mais je n’ai pas remarqué de désignations italiennes.

Je dois quand même mentionner l’offensive en Provence. Il est désormais bien connu que dans HoI 3, l’Italie aime essayer d’envahir la France, laissant la Libye tranquille. Nonobstant les défauts de ce comportement, il faut reconnaître que cela constitua pour moi un défi à relever. L’Italie déploya un large front continu de troupes. Je m’étais préparé à une confrontation à moyen terme avec l’Allemagne, pas à une guerre à court terme contre les « italiques modernes » ! Ma conscience du conflit espagnole m’avait incité à masser des unités sur la frontière pyrénéenne dégarnie, non à renforcer les contreforts alpins. Compte tenu de la situation, cette offensive inattendue était préoccupante. Je déplaçais toute mes forces disponibles vers le front, gardant un H.Q. et quelques divisions en réserve. Je transférais également les 6ème et 3ème armées vers la frontière italienne, laissant les autres, ainsi que mes unités de garnison, tenir la ligne Maginot. La 9ème resterait en renfort tactique, dans l’hypothèse d’un coup de force allemand en Belgique ou autre.

Tandis que l’arrivée de ces renforts stabilisaient le front, je me focalisais sur une victoire rapide en Espagne. Les formations initialement présentes sur ce théâtre étaient la 5ème et l’armée des Alpes. A lors actuel, le Théâtre du Nord était composé de la 9ème armée, supportée par les défenses aériennes couvrant la région industrielle le long de la frontière belge. Le Théâtre de l’Est, composé des 2ème, 4ème et 8ème armées, le long de la ligne Maginot, également soutenues par l’aviation. Le Théâtre du Sud, avec le premier groupe d’armée engagé en Espagne, composé des 1ère et 7ème armées, du premier corps, ainsi que du corps de réserve blindé. Par ailleurs, un Q.G. de corps indépendant, dénommé Armée des Pyrénées et supposé recevoir des unités de chasseurs alpins (Mountain troops). Après l’ouverture du front en Provence, il fut reversé à l’armée des Alpes, sans recevoir de troupes additionnelles. Le Théâtre du Sud, en plus du 2ème groupe d’armées engagé sur la frontière italienne, était composé de l’armée des Alpes, des 3ème, 5ème et 6ème armées, de défenses aériennes et de la majorité des bombardiers tactiques français. On trouvait également à présent le Théâtre d’Afrique, ayant participé à la prise de la Sardaigne, combattant au Maroc et en Libye et accompagné de bombardiers tactiques. Le Théâtre d’Expédition stationné à Djibouti, occasionnellement attaqué par l’Italie et enfin, le Théâtre d’Indochine.

Hearts of Iron 3 : Vive la France ! A french AAR (2nde partie)

La défaite des nationalistes espagnoles. Restent seulement trois poches de résistance, l’une d’elles renforcée d’une brigade. La force la plus importante est à présent confinée dans le plus petit espace, piégée entre deux armées françaises et la pression des républicains.

Hearts of Iron 3 : Vive la France ! A french AAR (2nde partie)

Voici à présent la dernière bataille significative, qui sera aussi probablement la dernière. Comme elle s’éternisait et que j’en avais largement les moyens, j’ai ajouté quelques divisions pour accélérer les choses. Je note au passage que le 10. Regimento est désigné de manière différente par rapport aux autre unités espagnoles, peut-être s’agit-il de troupes italiennes ?

La guerre maritime progresse gentiment, révélant quelques aspects fort intéressant à propos des routines de combat naval. Parmi les treize premiers navires perdus par les italiens, douze étaient des destroyers. Le dernier, un bâtiment de transport. La flotte de couverture italienne fit sont travail ; elle fut coulée en premier. A la suite de quoi les italiens perdirent quatre C.L. (croiseur léger), sept C.A. (croiseur lourd) et trois B.B. (cuirassé). A présent privés de leur protection, les plus gros bâtiments étaient à ma merci. Avec ma stratégie de rotation des flottes, deux en réparation au port, une en mer, je ne perdis que trois destroyers durant le même laps de temps. Les marines espagnoles, britanniques et françaises, partagèrent environ un tiers chacune des destructions infligées à l’Italie. En février 1938 eut lieu la dernière véritable bataille navale de la guerre, à l’occasion du débarquement en Sardaigne. Tandis que j’alignais dix navires, les espagnoles n’en alignaient qu’un seul, accompagné d’unités écran. Les britanniques étaient également présents. Les italiens tentèrent d’intercepter ma flotte d’invasion mais les navires alliés s’interposèrent, défaisant les restes de la marine italienne en ne laissant s’échapper que quelques croiseurs légers. Je ne sais trop si ce fut accidentel, une heureuse coïncidence ou à quel point l’I.A., gérant les unités alliées, avait délibérément décidé de couper la route des italiens. En tous cas, cet épisode me surpris agréablement par l’à propos du comportement de mon allié ; chaque marine nationale s’impliquant dans la bataille et en tirant profit au niveau des points de destruction. Les deux derniers cuirassés, ainsi que quelques-uns des croiseurs italiens restant, légers et lourds, furent coulés ce jour-là. L’ultime confrontation maritime eut lieu par la suite, lorsque la marine française bloquant le port de Tarente, envoya par le fond les derniers croiseurs légers après une brève canonnade.

Cette marine italienne s’avéra vraiment problématique, coulant de nombreux cargos français. Bien qu’ayant déjà affronté les flottes espagnoles et britanniques, chaque confrontation avec elle me vit souvent contraint de battre en retraite vers le port le plus proche, de peur des pertes à venir. Mes navires étaient toujours en parfait état lors de nos rencontres et la chance ne joua que peu dans le sort final de mon adversaire. Je subis des dégâts et il perdit bien des unités. Après réparations, je revenais et sa flotte ne cessait de se réduire. Je construisis également de nouveaux bâtiments. Tout d’abord des classes 1936 ; un croiseur lourd, deux croiseurs légers et deux destroyers. Puis lors de la mise à jour 1938, une première série de deux C.A., trois C.L. et trois D.D., pour terminer par trois C.A., quatre C.L. et quatre D.D.. Seulement quelques-unes de ces unités virent l’action mais je comptais bien les employer à combattre les U-Boote allemands et qui sait, peut-être même la Kriegsmarine. Je ne pense donc pas que cet argent dépensé le fut en vain. Au cours de l’hiver, l’Italie appela l’Allemagne à sa rescousse et cette dernière entra dans la guerre. Essentiellement, il commencèrent à bombarder mes villes, alternant entre Lille et Metz. Le fait de devoir maintenir en l’air deux escadrilles, m’efforçant de garder les appareils en état de combattre, devenait ennuyeux. Si vous les laissez patrouiller trop longtemps sans plus vous en soucier, il arrive un moment où l’état des matériels aidant, le moindre accrochage avec des chasseurs ennemis fait qu’ils ne rentrent pas à la base. Cela m’est arrivé au moins une fois. Franchement, j’aurais préféré me laisser bombarder pendant quelques semaines, plutôt que de perdre deux escadrilles de chasse mais à ce moment-là, mon attention se focalisait sur l’Italie.

Hearts of Iron 3 : Vive la France ! A french AAR (2nde partie)

Une fois reçue la reddition des nationalistes espagnoles, il était temps de régler le problème italien. D’ordinaire, je joue du côté du Royaume-uni et j’apprécie les bons débarquements amphibies bien menés. Là, je dois rendre l’honneur qui lui revient à l’I.A. italienne, pour avoir su gérer correctement mes manœuvres d’invasion. M’empêchant de semer la pagaille derrière ses lignes.

Lire la suite


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Cyberstratege 158 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte