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Brèves: la géopolitique du réchauffement climatique tourne à la vaste farce !

Publié le 29 septembre 2009 par Objectifliberte

Sarko et roccoL'actualité du scepticisme carbonique bat son plein, au point que j'ai du mal à opérer une sélection dans l'océan de publications, nouvelles et actualités qui devraient faire de tout homme normalement constitué un sceptique convaincu (et un convaincu n'est pas forcément un président cerné). Pourtant, nos décideurs résistent encore à l'inexorable éclatement de la vérité sur l'escroquerie climatique. Je laisse cette fois ci de côté la question scientifique pour me concentrer sur ses à-côtés politiques.

En ce qui concerne la controverse scientifique, je rappelle à ce sujet la vidéo du professeur Vincent Courtillot postée avant-hier, à voir absolument, éclatante démonstration des inconséquences du GIEC.

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Sarko et Rocco - Vous avez tous vu la vidéo de Sarkozy confondant l'effet de serre et le trou dans la  couche d'ozone. Je copie colle ce morceau d'anthologie :

"Le monde va à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d'ozone et qui brise les équilibres de la planète"

Et oui, voilà le niveau de connaissance du dossier d'un homme qui va nous faire supporter un agenda de taxe et de pénalités économiqes sans précédent, au nom de la prétendue responsabilité humaine dans réchauffement climatique. Et dire qu'aucun conseil d'administration ne peut le virer sur le champ.

Je ne sais pas s'il y a un trou dedans, mais il en tient une sacrée couche, le président concerné (et je rappelle qu'un concerné n'est pas  un président vaincu). 

Nicolas Sarkozy ne fait en cela que suivre la voie de son nouvel ami, Michel Rocard-Bonnetaxe, spécialiste des innovations fiscales en tout genre. Vous confiez un problème à Rocco, il vous éjacule une taxe ! Rocco, la porno-star de la fiscalité, le goupillon confiscatoire toujours en éveil, toujours prompt à la sodomie du contribuable inattentif, est lui aussi une éminence scientifique sans adversité. Rappelons nous de son interview à France Info le 28 juillet:

"Le principe, c’est que la terre est protégée de radiations excessives du soleil par l’effet de serre, c’est à dire une espèce de protection nuageuse, enfin protection gazeuse qui dans l’atmosphère est relativement opaque aux rayons du soleil. Et quand nous émettons du gaz carbonique ou du méthane ou du protoxyde d’azote, un truc qu’il y a dans les engrais agricoles, on attaque ces gaz, on diminue la protection de l’effet de serre et la planète se transforme lentement en poêle à frire. Le résultat serait que les arrière-petits-enfants de nos arrière-petits-enfants pourront plus vivre. La vie s’éteindra à sept huit générations, c’est complètement terrifiant."

Bref, non seulement nos gouvernants nous ont concocté une panoplie de régulations et de taxes toutes plus suicidaires les unes que les autres, non seulement ils refusent d'envisager l'existence d'une possibilité que le GIEC se soit trompé, mais en plus, ils ne comprennent rien au dossier. Ecoeurant.

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Pipotron - Allez, si un programmeur nous lit, peut-il nous concocter un pipotron climatique Sarko-rocardien ? Quelques idées:

  • "La planète court à sa destruction si nous émettons de l'ozone qui troue l'effet de serre au dessus de la poêle à frire".
  • "l'humanité sera condamnée si nous continuons à trouer notre couche avec nos rejets de gaz de serre à effet d'ozone".
  • "Les ours polaires disparaitront si nous émettons des serres d'ozone avec nos couches".
  • "le monde court au désastre si nous continuons de supporter sans réagir notre classe politique d'arrivistes incultes, incompétents et malhonnêtes". etc...

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Argument d'autorité - Après ce qui précède, le prochain connard qui me dit que je ne suis pas légitime pour parler de réchauffement climatique parce que je ne suis pas climatologue, je lui en colle une, avec la photo de Rocco et Sarko dans son derche en prime.

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Petit rappel à la population - Ce sont les mêmes qui affirment qu'ils savent ce qu'ils font lorsqu'ils creusent le déficit à 140 milliards, qui savent ce qu'ils vont faire du grand emprunt, qui savent ce qu'ils font lorsqu'ils font voter par les politiciens professionnels un traité européen pour lequel nous avions voté non, qui savent ce qu'ils font lorsqu'ils annoncent qu'une vaste campagne de vaccination par un vaccin non testé sérieusement est le meilleur moyen de nous protéger d'une bonne vieille grippe. Ayez confiance, confiance, confiance...

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Tenir compte des incertitudes - Elevons le débat avec Jean Louis Borloo, le philosophe purmaltophile germano-pratin. Je sais, "élévation" et "Borloo" dans la même phrase, on frôle l'oxymore. Et pourtant !

Je ne résiste pas au plaisir de citer intégralement un extrait de la lettre trimestrielle n°47 de la SCMSA (PDF), société dirigée par Bernard Beauzamy spécialisée dans les modèles mathématiques d'aide à la prise de décision, mais qui ne vend pas sa soupe au GIEC, lui. Extrait:

Un grand moment dans la pensée humaine
 
Dans une lettre à Nathalie Kosciusko-Morizet, en mai 2009, Jean-Louis Borloo écrit :
"Les diverses formes de l'ignorance partielle (incertitude, imprécision, incomplétude…) et les situations de risque que cela génère ne sont pas toujours prises en compte de manière satisfaisante dans l'évaluation des projets de l'Etat et des collectivités territoriales.  
Le souci du développement durable impose une prise en compte dynamique de l'incertitude et de la valeur de l'information (amélioration progressive des connaissances et des enjeux de long terme) ainsi que de l'aversion au risque et de la façon d'appréhender les irréversibilités".
Il est amusant de voir un ministre dont toutes les décisions reposent sur des modèles sans fondement, dont les orientations de civilisation sont les plus absurdes que nous ayons jamais connues en deux mille ans, qui a transformé les scientifiques en thuriféraires et les industriels en courtisans, qui mène des pans entiers de l'économie à leur ruine par des taxes grotesques, il est amusant de voir ce même ministre dire "ah tiens, nous devrions tenir compte des incertitudes". On croirait voir Staline écrivant à Beria, entre deux visites au Goulag : "n'oublions pas que l'homme est libre par essence".

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Le système de quotas d'émissions tourne à la farce (1) - Redevenons sérieux quelques secondes. Pour la rigolade, les eurocrates s'en chargent très bien.

Une assemblée d'experts (il parait) vient de s'apercevoir, il était temps, que des schémas de restriction des émissions de carbone trop stricts pousseraient moult industries à se délocaliser en asie, là où aucun gouvernement n'est prêt à adopter le moindre plan réellement contraignant de réduction des gaz à "effet de serre". 

Ils ont donc soumis à la (grosse) commission européenne, une liste de 164 secteurs qui seraient exemptés au moins partiellement de l'effort de réduction de 20% des gaz à effets de serre que l'Europe compte s'auto-infliger d'ici 2020. Ces secteurs se verraient octroyer des "exemptions" dans le cadre du programme d'échange de permis "ETS" censé permettre la réduction desdites émissions. Pour en savoir plus sur le système ETS, je vous renvoie à la note de synthèse du correspondant de l'institut Turgot sur ces questions, Jean-Michel Bélouve.

Parmi les secteurs proposés, on trouve la métallurgie, les ciments, de nombreuses industries chimiques... Les 164 secteurs représentent aujourd'hui... 77% des émissions ! Certains secteurs oubliés espèrent d'ailleurs pouvoir se faire inclure dans la liste d'ici 2013, date de l'entrée en vigueur du nouveau schéma "cap and trade" à l'européenne.

Autrement dit, le maintien du schéma de restriction en l'état supposerait de faire porter pratiquement sur le seul secteur de l'énergie, des transports, et de l'immobilier, les réductions de CO2 de TOUTE la société. Tuer de taxes et de contraintes augmentant les coûts de construction le bâtiment aidera sûrement à résoudre la crise du logement. Asphyxier de réglements et de taxes l'énergie et les transports, quel beau programme pour le développement durable... de la pauvreté et du chômage.

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Le système de quotas d'émissions tourne à la farce (2) - Une cour de justice européenne vient de statuer en faveur de la Pologne et de l'Estonie dans un procès les opposant à la commission sur les quotas d'émissions de CO2. Le jugement établit que la commission ne peut pas fixer arbitrairement les quotas des nations de l'union, mais seulement examiner, négocier et entériner les  propositions des états membres. Extrait du jugement rapporté par le Times, sans ambiguïté :

However, the European Union’s court said that the Commission’s power of review was “very restricted”. The Commission could reject an NAP only if it failed to conform with criteria set out in the EU directive concerning greenhouse gas emissions. By imposing a different quota ceiling, the Commission was “encroaching on the exclusive competence which the directive confers on the member states”, the court said.

Or, la Pologne, dont la production d'énergie est très dépendante de son charbon, et l'Estonie, pour des raisons du même ordre, refusaient de se voir imposer des quotas contraignants: la décision du tribunal européen les conforte, et on peut supposer qu'ils s'auto-imposeront des quotas... Indiscernables.

La décision du tribunal ouvre une brèche béante dans laquelle vont s'engouffrer tous les pays de l'est qui ont peu ou  prou protesté contre la réduction des quotas, dont la République Tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, et la Roumanie. Comme le dit avec son humour ravageur le blogueur scientifique sceptique Lubos  Motl, "Voilà qui devrait faire chuter le prix de la tonne de carbone au plus près de sa juste valeur ("fair value"), à savoir zéro euros la tonne". Le marché des nouvelles indulgences carboniques n'est donc pas au mieux de sa forme ces derniers mois.

Brèves: la géopolitique du réchauffement climatique tourne à la vaste farce !Cours de la tonne de Carbone

Oh, et pendant que nous y sommes, Silvio Berlusconi aussi a écrit à la commission Européenne pour renégocier les quotas de carbone attribués à l'Italie. La victoire judiciaire de la Pologne et de l'Estonie devrait provoquer une recrudescence de ce genre de demandes de la part de pays qui, jusque là, se laissaient docilement conduire sur la route de la servitude carbonique. Le marché des permis d'émissions négociables est donc plus que jamais orienté vers le zéro absolu.

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Réaction de la commission : un grand moment de démocratie à l'Européenne -- Quelle a été l'attitude de la commission vis à vis de ce jugement d'un tribunal européen ? Et bien, malgré la décision du tribunal, sans ambiguïté, la commission, par la voix du décidément détestable Stavros Dimas, a fait savoir que "malgré la décision du tribunal, c'était bien la commission qui fixerait les quotas et qu'elle n'entendait pas relever ceux de la Pologne et de l'Estonie". En clair, "les tribunaux, on les envoie se faire mettre". J'exagère ? Lisez plutôt cette dépêche AFP :

A top European court on Wednesday annulled an EU attempt to limit the amount of greenhouse gases that Estonia and Poland can let heavy industry emit.

That decision sets a precedent that could see other countries seek to raise their emission caps and upset the EU's emissions trading scheme. a key plank in Europe's plans for tackling climate change.

EU Environment Commissioner Stavros Dimas issued a statement Thursday seeking to put a lid on events by preventing Warsaw and Tallinn from issuing extra carbon permits to their industries.

"The EU ETS is of central importance for combating climate change," he said.

While acknowledging that the court ruling required the EU's executive arm to re-evaluate its decision on Poland and Estonia he stressed that "those countries are not allowed to issue any additional allowances beyond those created in the EU Emissions Trading Scheme" until this was done.

He also suggested that such a reevaluation was unlikely to lead to any major change in carbon allowances handed out.

"The actual 2008 emissions in Estonia and Poland correspond closely to those anticipated in the Commission Decisions," he said.

Dans un état de droit, ou une Europe de droit, les décisions d'un tribunal s'imposent à l'exécutif, celui ci pouvant seulement éventuellement faire appel de la décision. Apparemment, ce n'est pas tout à fait la conception de certains membres de la commission. Il devrait exister une procédure d'impeachment contre de tels énergumènes. 

Au fur et à mesure que l'imposture scientifique derrière la chasse au CO2 s'imposera comme une évidence, gageons que de plus en plus de gouvernements seront sous la pression de leurs opinions pour s'affranchir de la stupidité tant économique qu'écologique que constituent les quotas d'émission, et que ces états membres, quoi qu'ils adviennent, contourneront ces quotas, voire s'assiéront dessus sans prendre de voie détournée.

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La fausse concession Chinoise --- Sonnez hautbois, chantez clairons et musez cornemuses ! La Chine aurait fait durant le G20, selon notre presse, "d'importantes concessions" en vue de parvenir à un accord à Copenhague.

A y regarder de plus près, la Chine s'engage seulement à réduire la proportion d'énergies fossiles consommées d'environ 15% par point de PIB d'ici 2020. Autrement dit, elle s'engage juste sur une évolution très raisonnable de son efficacité énergétique, objectif facile à atteindre puisque c'est précisément ce que fait le monde civilisé depuis 100 ans, au fur et à mesure du progrès technologique.

Voici par exemple, fourni par l'excellent blog canadien "antagoniste", l'évolution du nombre de barils de pétrole nécessaires aux USA pour obtenir, en dollars constants, 1 million de dollars de PIB:

Petrole-vs-pib
Source: antagoniste

Et oui, les vilains capitalistes qui, comme tout militant écologiste le sait, ne penseraient qu'à gaspiller les ressources, ne songent en fait qu'à en améliorer l'usage, exigence de compétitivité oblige. Même Karl Marx l'avait remarqué et écrit. Encore une idée reçue qu'il faut réviser: la concurrence, ça permet d'économiser les ressources.

Si la Chine continnue de croitre au rythme actuel (ce dont je doute à court terme, crise oblige, mais pas à long terme, je vous en dirai plus demain dans une note fleuve sur l'économie  chinoise), Elle va donc continuer à accroitre ses émissions, ce qui ne me pose pas de problème écologique, mais ce qui pourrait poser un sérieux problème économique à l'occident si des politiciens à cheval sur l'effet de serre (pardon, de la couche d'ozone ;-), voulaient nous faire supporter coûte que coûte le poids d'une réduction mondiale des émissions au milieu d'une Chine et d'une Inde augmentant les leurs. 

La concession chinoise est donc une fausse concession, dont elle se servira pour arracher d'autres concessions, bien réelle cette fois, aux pays occidentaux. Comme un fond d'aide à l'investissement en énergies vertes compris entre 0,5% et 1% du PIB des pays riches vers les pays en développement, dont la Chine et l'Inde feront évidemment partie. Je n'ai rien contre une compétition économique avec ces deux pays, qui ne peut être que profitable à toutes les parties, à condition que nous n'entrions pas dans le jeu en nous attachant des boulets aux pieds et des menottes aux poignets.

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Pourquoi la France doit s'abstenir de tout dispositif de réduction des émissions de CO2 -- Quand bien même le CO2 d'origine humaine serait la cause d'une évolution du climat dommageable pour le futur de l'humanité, ce qui est sans doute faux, mais admettons, la France n'aurait aucun intérêt à prendre le peloton de tête de la course à la réduction du CO2.

Jean Louis Garnier, chef de file de l'opposition au maire de Saint Nazaire, publie sur son blog la liste des pays classés par tonnes de CO2 rejetées par tête.

La France se classe 45ème. Si on rapporte les émissions au PIB par habitant, la France est le troisième pays le plus vertueux après la Suisse et la Suède (en italique). J'aurais bien refait le calcul pour toutes les nations, mais à minuit, le courage me manque...

COUNTRY          TONS OF CO2 PER CAPITA
Qatar   49.26
Kuwait   34.22
United-Arab-Emirates   32.94
Bahrain   28.62
Luxembourg   23.89
USA   18.95
Australia   17.93
Canada   16.65
Oman   16.03
Saudi-Arabia   16.03
Estonia   13.02
Finland   12.62
Kazakhstan   12.62
Singapore   12.51
Taiwan   11.93
Czech-Republic   11.16
Russia   10.94
Ireland   10.32
Netherlands   10.28
Japan     10.24
Belgium   10.17
Greenland   9.99
Israel   9.99
Denmark   9.91
South-Korea   9.8
Germany   9.77
Nor-ssb      9.59
United-Kingdom   9.04
South-Africa   8.74
Austria   8.67
Greece   8.63
Norway      8.6
Libya   8.27
Spain   7.97
Italy         7.72
New-Zealand   7.28
Iceland   7.24
Bosnia   7.13
Belarus   7.06
Malaysia   7.02
Slovakia   6.91
Ukraine   6.8
Iran   6.62
Venezuela   6.33
Bulgaria   6.22
France   6.18
Hungary   5.7
Portugal   5.67
Sweden   5.59
Switzerland   5.56

Croatia   5.3
Macedonia   5.3
China   4.64

Bon, me direz vous, et alors ? 

Et bien, comme vous pouvez l'imaginer, il est certainement plus facile et moins coûteux de réduire la consommation de CO2 par tête de 19 tonnes à 16 tonnes (#-15%) que de 6 tonnes à 3 tonnes (-50%), alors que le résultat est exactement le même vis à vis de la planète, à population égale. Le pays qui consomme 19 tonnes par tête "n'a qua", si j'ose dire, adopter les recettes du pays qui en consomme 6, voire même celles du pays qui en consomme 10 ou 11 si elles sont moins coûteuses. Par contre, celui qui en consomme 6 et qui voudrait passer à 3 doit impérativement trouver de nouvelles technologies, nécessairement très coûteuses, voire imposer à sa population des révolutions en terme de mode de vie, ce qui se ferait sûrement contre la volonté de ladite population. 

La France obtiendrait donc de bien meilleurs résultats en vendant aux pays gros consommateurs de CO2 les technologies qui lui ont permis d'abaisser sa propre consommation, à savoir ses centrales nucléaires, ce qu'elle fait d'ailleurs, plutôt que de se payer à grand renforts de surcoûts supportés par les ménages et de taxes carbones une réduction de ses émissions de toute façon infinitésimale au plan mondial.

Je suis habituellement contre le principe des subventions, mais nous obtiendrions, si cela était nécessaire, de bien meilleures réductions de CO2 mondiales en consacrant 10% de ce que nous coûtera le Grenelle à subventionner les pays acheteurs de nos technologies nucléaires.

Entre deux imbécilités, je préfère encore celle qui me coûterait le moins cher. Quand bien même l'abandon de toute référence au CO2 dans les politiques publiques serait de loin la seule option intelligente.

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Du côté des médias en folie -- L'indispensable, j'ai nommé Jean Martin, revient sur le délire glaciaire du journal Libération, qui annonçait pêle mêle en début de semaine que les glaces polaires fondaient à vitesse grand V, et autres signes de l'accélération du réchauffement climatique.

D'ailleurs, avez vous remarqué ? En ce moment, la fonte des glaces est pratiquement le premier argument qui vient dans le propos d'un réchauffiste qui s'offusque que vous puissiez contester le dogme du réchauffement anthropogénique carbonifère, lorsqu'il accepte de débattre, ce qui est rarement le cas. Je note d'ailleurs chez moult éco-catastrophistes qu'ils se sentent de plus en plus concernés par les sceptiques, je veux dire par là qu'ils développent une mentalité d'assiégés.

Revenons à Libération. Jean Martin étrille les derniers torchons climatiques de ce que l'on ose à peine encore appeler un journal, d'ailleurs, les chiffres de vente confirment cette impression. Extrait:

La dernière livraison des 19 et 20 septembre du journal Libération nous propose une page de couverture affublée d'un grand titre " Réchauffement Climat d'Urgence" suivi d'un article de de 3 pages subtilement intitulé "Ainsi fond, fond, fond..." dont les textes alarmistes proclament que "L'arctique fond plus vite que prévu", que "Le changement climatique s'opère plus vite que prévu" etc. 

Nous avons l'habitude... N'est-ce pas ? Mais est-ce bien vrai ?

Manque de chance pour l'auteur, les indicateurs officiels du climat nous disent exactement le contraire : depuis deux années consécutives, la surface glacée de la mer arctique a augmenté de près de 25%. L'antarctique, lui, non seulement ne fond pas mais se trouve bien au dessus de la moyenne. Cette année, il est encore très proche du record d'extension historique et a augmenté depuis l'année dernière. 

Ce sont de bonnes nouvelles mais visiblement, le journaliste n'a que faire des courbes et des mesures. Le bonnet d'âne du mois de Septembre, fourré en poil d'ours blanc (dont la population se porte très bien, merci) lui revient donc de droit. 

Comme à l'habitude, nous comparons ces affirmations ultra-alarmistes aux observations officielles, ici données par les satellites. Voici ce qui est affirmé:

" La banquise fond plus vite que prévu".

En cette mi-septembre qui marque le minimum de l'englacement de la mer Arctique, nous étions nombreux à nous étonner du relatif silence des médias alarmistes de la presse mondiale quant à la fonte des glaces polaires (le "canari dans la mine" du réchauffement climatique, disent-ils) et il vrai que la discrétion serait de mise.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la mer arctique n'a pas fait ce que beaucoup attendaient d'elle : De fait, elle s'est renforcée par rapport à l'année précédente qui elle-même, marquait déjà une fonte moindre que celle qui la précédait.. au grand dam des tenants des modèles du GIEC et des alarmistes de toute obédience, bien sûr.

Tous les lecteurs assidus connaissent la page "indicateurs" de ce site qui rassemblent les données officielles actualisables sur les grands observables du climat (Souvenez vous qu'il faut cliquer sur les graphes pour les mettre à jour). C'est un page indispensable pour ceux qui veulent suivre sérieusement l'évolution du climat et s'affranchir des multiples bobards proférés par les journalistes et leurs émules, assez nombreux sur le WEB.

Entre autre, on y trouve le graphe suivant qui concerne l'évolution de la surface glacée de la mer arctique suivie, jour après jour, depuis plusieurs années consécutives, par les satellites japonais, dont le sérieux et la fiabilité sont incontestables. On peut aussi utiliser les données du NSIDC US, rapporté sur la page "indicateurs", mais les nombreux déboires de détecteurs, subis récemment par cet organisme, incitent à la prudence...

La suite, riche de courbes et graphiques taillant en pièce la propagande de Libération, est tout aussi recommandable et facile à lire. En résumé, la fonte des glaces arctiques entre hiver et été se situe dans son fuseau habituel, avec une légère augmentation du minimum par rapport au point bas de 2007 et à 2008, quant à la glace antarctique, elle ne s'est jamais aussi bien portée dans une période récente.

A noter qu'un autre blog francophone également recommandable sur la question, que je découvre depuis peu, papyjako, a un article complet et récent sur la fausse fonte des glaces.

Ce blog exclusivement consacré à la veille sceptique sur le RCA est très complémentaire aux traditionnels Jean Martin, Skyfal et Yves Pelletier.

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Même le GIEC n'y croit plus ?  -  Mojib Latif n'est pas un de ces scientifiques climato-sceptiques de longue date, dont les réchauffistes affirment toujours sans la moindre preuve qu'ils sont sûrement "financés par Exxon".
Mojib Latif, d'origine pakistanaise, naturalisé Allemand, est un scientifique de très haut niveau membre du GIEC. Ses déclarations lors d'une conférence mondiale sur le climat à Genève début septembre ont, c'est le moins que l'on puisse dire, jeté un froid sur l'assistance. Selon le New Scientist, journal habituellement alarmiste, rapporté par Jean Martin:

"Les prévisions du changement climatique sont proches de la sortie de route. Un des top modélisateurs du climat (NDT : Mojib Latif, photo-ci-contre) a déclaré ce jeudi que nous pourrions être proche d'entrer dans" "Une ou deux décennies de refroidissement climatique"

"Les gens diront que le réchauffement climatique disparaît" "a-t-il affirmé devant plus de 1500 des plus grands scientifiques du climat de la planète, réunis à la 3ème conférence mondiale du climat à Genève." 

"Je ne suis pas un des sceptiques du climat" "a insisté Mojib Latif de l'Institut Leibniz des Sciences Marines de l'Université de Kiehl en Allemagne." "Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d'autres le feront."

"Peu de scientifiques vont aussi loin que Latif qui est un auteur du GIEC. Mais ils sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pronostics à court terme du changement climatique sont beaucoup moins assurés qu'on le pensait auparavant."...

" Mais plusieurs des scientifiques du climat, réunis à Genève pour discuter de la manière dont ceci (NDT : La prévision à 30 ans) pourrait être mené à bien, ont reconnu que sur ces échelles temporelles, la variabilité naturelle est, au moins, aussi importante que le changement climatique à long terme dû au réchauffement climatique." ...

"Latif a prévu qu'un refroidissement climatique naturel pendant les prochaines années, surpasserait le réchauffement anthropique. Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants océaniques et des températures de l'Atlantique Nord qui sont connues sous le nom de NAO (Oscillation Nord Atlantique)."

"Rompant avec l'orthodoxie du changement climatique, il a déclaré que les cycles NAO sont probablement responsables d'une partie du fort réchauffement climatique que nous avons subi pendant les trois décennies écoulées.". "Mais de combien ? Nous ne le savons pas encore." "a-t-il dit aux conférenciers. La NAO est entré dans une phase froide."

En clair, Mojib Latif estime que des événements de source naturelle (ici, des oscillations de température des océans) sont en mesure de surpasser en importance les causes anthropogéniques de changement des températures.



Allons bon ? Alors comme ça, le réchauffement par le CO2 ne serait que peanuts par rapport à d'autres phénomènes naturels ? Pour tenter de sauver la face, certains nous ressortent le coup de la "variabilité naturelle de grande ampleur autour d'une tendance générale haussière du fait des activités humaines.

Mais si des causes naturelles peuvent expliquer une variation à la baisse des températures "contrariant" les effets imputés au CO2, pourquoi ne pas imaginer aussi que ces phénomènes naturels peuvent être prépondérants dans la hausse observée entre 1970 et 1998 ? 

Ajoutons que lors de la même conférence, un expert ès modélisation du Hadley Center, un certain Tim Stockdale, a déclaré que:

"Les erreurs des modèles sont aussi un problème sérieux. Nous avons un long chemin à faire pour les corriger. Elles détériorent nos prévisions."

Et c'est maintenant qu'il s'en aperçoit ? Mieux vaut tard que jamais, mais enfin, tout de même. Naturellement, les médias français ont été plus que discrets sur ces déclarations.

Pourtant, le fait que même des membres importants du GIEC aient des doutes devrait peut être mettre la puce à l'oreille de notre JL Borloo, supposé prendre en compte "la dynamique de l'amélioration des connaissance et des incertitudes" . 

Je laisse le soin à des gens dont l'activisme est le métier le soin de déterminer le moyen d'alerter nos politiques, députés, ministres, maires, etc... sur l'urgence qu'il y a à arrêter les conneries au nom du réchauffisme.

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McCarthysme climatique - Mitch Taylor est un des plus grands spécialistes de l'ours polaire en activité. Il étudie la problématique de la préservation de cette espèce depuis 30 ans, et compte de nombreuses publications à son actif (59 papiers peer reviewed en 30 ans). Pourtant, le très sérieux "Polar Bear Specialist Group" (!), groupe d'expert sous l'égide du non moins sérieux "International Union for the Conservation of Nature/Species Survival Commission", lui a signifié qu'il serait persona non grata lors de la prochaine conférence mondiale de ce groupe qui se tiendra en même temps que la conférence mondiale de Copenhague sur le réchauffement climatique, alors qu'il avait participé aux sessions de 2001 et 2005 (la preuve).

La raison de ce rejet soudain ? Mitch Taylor a osé signer une pétition "climato-sceptique", et fut l'un des premiers à révéler que contrairement aux affirmations des alarmistes, les populations d'ours polaires se portaient très bien et avaient augmenté depuis 30 ans. 

Voici un extrait de la missive qui lui a été envoyée par le Chairman du  PBSG, un certain Andrew Derocher :

Hi Mitch,

(...)

I do believe, as do many PBSG members, that for the sake of polar bear conservation, views that run counter to human induced climate change are extremely unhelpful. In this vein, your positions and statements in the Manhattan Declaration, the Frontier Institute, and the Science and Public Policy Institute are inconsistent with positions taken by the PBSG.

I too was not surprised by the members not endorsing an invitation.

Nothing I heard had to do with your science on harvesting or your research on polar bears – it was the positions you’ve taken on global warming that brought opposition.

(...)

Et oui, pour avoir le droit de participer à une conférence sur la sauvegarde des ours polaires, être spécialiste des ours polaires  compte moins que d'être un docile propagandiste de la frénésie anti-carbonique. Ahurissant.

Accessoirement, les trois nouveaux entrants de la conférence n'ont AUCUN papier scientifique sur l'ours polaire à leur tableau de chasse. Les commissaires politiques, peut-êtres ?

Aujourd'hui, les grands prêtres de l'intégrisme écologique (à ne pas confondre avec les "écologues", terme hélas disparu, désignant le scientifiques encore capables d'étudier les questions environnementales sans arrière pensée politique) exigent de leurs adeptes une pureté idéologique absolue. Imaginons ce que ces personnes feraient si elles avaient le pouvoir...

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C'est tout pour aujourd'hui ! Voir la rubrique "environnement" pour d'autres news climato sceptiques plus anciennes.


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