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JE SUIS HEUREUX QUE MA MERE SOIT VIVANTE de Claude et Nathan MILLER avec Vincent ROTTIERS

Par Gerry14

de Claude Miller et Nathan Miller

Avec :
Thomas : Vincent Rottiers
Julie Martino : Sophie Cattani
Annie Jouvet : Christine Citti
Yves Jouvet : Yves Verhoeven
Maxime Renard
Olivier Guéritée

Notre identité est un vêtement dont notre enfance a dessiné les coutures. La présence de ceux qui nous ont élevés, nos parents, a été fondatrice de ce que nous sommes. Mais que se passe-t-il quand il s'agit d'absence ? C'est une des questions posées par notre histoire.
Entre 7 et 20 ans, Thomas a recherché Julie, sa mère biologique. A l'insu de ses parents adoptifs, il va retrouver cette femme qui l'a abandonné à 4 ans et commencer auprès d'elle une "double vie". Mais "qui a deux maisons perd la raison..." dit le proverbe.

Plus d'infos sur ce film

Le point de départ du film est un article d'Emmanuel Carrère consacré à un fait divers et paru en 1996. Et c'est Jacques Audiard qui s'y est tout d'abord intéressé... Le producteur Jean-Louis Livi se souvient :
"Jacques Audiard et moi découvrons un article d'Emmanuel Carrère paru dans L'évènement du jeudi : "Je la recherche, je la tue, je l'aime ou la disparition de la mère." Ce texte beau et fort nous bouscule et nous demandons à Emmanuel Carrère d'en écrire un scénario. Après trois mois de travail, Emmanuel y renonce. J'en suis marri mais je tiens quand même à poursuivre le projet. Et Jacques aussi... Entretemps, Jacques réalise Sur mes lèvres que je produis. Il tourne ensuite De battre, mon coeur s'est arrêté... Mais nous reparlons régulièrement de Je suis heureux..., qui continue à nous serrer le coeur. Jacques propose alors de faire appel à Alain Le Henry . Alain nous écrit un scénario que Jacques accepte de réaliser... Sur ce, arrive Un prophète, qui devient sa priorité, ce qu'on ne peut lui reprocher ... Il voulait toujours faire notre film mais moi... je ne voulais plus attendre !

Le père et le fils parlent de ce qui les a séduits dans l'histoire :
"La gestion des enfants par leurs parents, et des parents par leurs enfants", dit le premier.
"On retrouve ce thème aussi bien dans Un secret que dans La classe de neige. C'est un thème qui me poursuit ! Et dont je peux comprendre qu'il intéresse Nathan aussi. Ce dernier précise qu'il a été attîré par ce sujet pour "des raisons diamétralement opposées. C'était quand même une drôle d'opération de faire avec mon père un film sur ce sujet et ce titre : Je suis heureux que ma mère soit vivante... Lacan se marrerait ! Mais qui ça n'intéresserait pas, une telle histoire ? Je me souviens très bien quand je la racontais à des amis. Juste les faits : le parcours de cet enfant de 5 ans à 20 ans, pour en arriver à ce final."

Pour la répartition des rôles sur le plateau, Claude et Nathan Miller avaient établi une stratégie avant le tournage :
"On s'était dit : Claude va diriger les comédiens, faire la scénographie, et une fois que ce sera mis en place, moi je m'interrogerai sur où mettre la caméra", explique le fils, qui ajoute que cette idée a été abandonnée le jour des essais avec les comédiens :
"Claude m'a dit : " Viens, on sort. " Et là, il m'a dit : " On ne va pas y arriver, ça va pas marcher... En fait, tu vas tout faire, mon pote ! Et moi, je serai Salomon derrière le combo. Et quand il y aura un souci, quand ça dérapera dans un virage, quand ça ne me plaira pas, à tort ou à raison, je viendrai te voir et je te le dirai dans l'oreille." J'étais un peu estomaqué, mais j'ai très vite compris qu'il avait raison."

Nathan Miller explique pourquoi Vincent Rottiers s'est vite imposé pour le rôle de Thomas.
"La personnalité même de Vincent dans la vie nous plaisait. Elle correspondait à Thomas. Non qu'ils se ressemblaient, mais on savait qu'on pourrait en parler avec lui, que ce serait simple. La première fois où on l'a rencontré, c'était dans un café Place Clichy. Il était en retard et ne trouvait pas l'endroit. Du café, j'ai passé cinq minutes à le regarder sur le trottoir et j'ai dit à Claude : " T'as vu, il y a Thomas dehors. " Avec son téléphone, sa façon de bouger, son instabilité, sa nervosité, c'était vraiment Thomas, comme on l'avait écrit."

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