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Petit «traitement» de faveur bancaire pour mémé Kamizole : le C…ensuré lui fait un sacré cadeau !

Publié le 01 octobre 2009 par Kamizole

Trop ! c’est trop !… Pour les personnes qui ne le sauraient pas, il ne fait guère bon vivre sur la Planète pauvre. J’avais écrit naguère dans Sale temps sur la Planète pauvre : «Vous êtes pauvres ? Pauvres vous resterez. Espoir que tout s’arrangera, à force d’efforts et de privations. C’est sans compter sur le mauvais sort qui s’acharne comme si un malin génie attendait que vous sortiez un peu la tête de l’eau, vous laissant à peine le temps de respirer un peu d’air frais : sa poigne inexorable s’appesantit derechef sur votre tête et l’on boit la tasse à nouveau. Vous aviez mis quelques sous de côté ? Pfftt, envolés, dévorés par les agios de la banque - le “rouge” est mis en permanence - ou dévalués par l’inflation qui ne dit pas son nom».

Cet article était la reprise d’un Edito-article féroce écrit pour le numéro du 1er trimestre 2004 de la Gazette d’Amitiés sans Frontières où je faisais la synthèse de plusieurs dizaines d’articles sur la pauvreté, collationnés depuis 2002 dans la presse - Le Monde et Marianne, essentiellement et quelques autres hebdomadaires - et l’offensive sans précédent menée par Raffarin & consorts contre toutes les aides sociales et les subventions jusque-là accordées à des associations oeuvrant à différents titres dans le domaine social.

Eradication dont je suivais la désespérante chronique dans l’excellent mais hélas disparu supplément du Monde «Initiatives» - mensuel d’économie sociale et solidaire dirigé par Alain Lelaube - ainsi que dans Politis.

Cet article n’a pas pris une ride et l’on y trouve tous les ingrédients qui ont conduit à la déconfiture de la finance mondiale. Non plus que sur le front social où rien n’a changé, bien au contraire ! Tout est devenu encore pire… comme si c’était possible. Mais rien d’impossible au Pays de Sarko : «Quand on veut, on peut» et frapper les pauvres à mort, il s’y connaît.

Avec une retraite de 900 euros par mois – Régime général et complémentaire - je sais bien évidemment que je ne suis pas la plus pauvre d’entre les pauvres et je suis plus encore indignée par le sort de tous ceux qui ne reçoivent que les piteux mais si bien nommés «minima sociaux».

Mais vivre – surtout survivre - m’est forcément difficile d’autant que la CNAV qui sert la retraite du Régime général ne les verse jamais avant le 8 voire le 12 du mois. On se demande bien pourquoi mais c’est ainsi.

A ce propos, que la pauvre tache qui a pondu un inepte commentaire sur un article où je traitais ce sujet ne se croit pas obligé de récidiver la même sarkonnerie : il prétendait que c’était la gauche qui était à l’origine de cette aberration. Or, c’est exactement la même chose pour les pensions d’invalidité servies par les CRAM et j’ai été mise en invalidité après mon accident de moto et 3 ans de maladie de longue durée : précisément en mai 1981… et je suis prête à jurer sur la Bible, que c’était déjà la même chose. A l’époque, c’était d’ailleurs bien plus difficile car les pensions n’étaient versées que tous les trimestres. Il fallait drôlement savoir gérer la pénurie.

Mais les UM/Posteurs – à qui l’on a dû greffer le gène du mensonge - s’imaginent qu’il suffit d’affirmer tout et n’importe quoi et qu’on va les croire. Même pas dans leurs rêves !

Toujours est-il que pour diverses raisons et des rentrées d’argent prévues qui ne sont pas tombées, je suis dans le «rouge» à ma banque depuis la fin juillet. Bien sûr, tout rentre dans l’ordre entre le 8 et le 12 mais ça fait sacrément désordre et les banquiers n’aiment pas.

Je savais que le mois de septembre serait celui de tous les dangers en attendant le versement – trimestriel – de la retraite complémentaire début octobre. C’est vous dire que j’ai fait gaffe à ne pas dépenser un sou de trop. Les euros attachés avec des élastiques.

J’avais pris la peine d’envoyer une bafouille à mon banquier – enfin, le chargé de compte – pour lui expliquer que c’était un problème passager et lui demander de ne pas rejeter les prélèvements. J’t’en fiche. C’est pas Dieu possible : il doit toucher sa part sur les agios et les frais de rejet… Dans les 20 euros pour chaque prélèvement rejeté…. Mais c’est encore insuffisant pour l’ogre banquier !

Ainsi, en épluchant soigneusement mon compte sur internet, j’ai découvert avec stupéfaction quelque chose qui m’avait – hélas ! – échappé à la fin août : cela s’appelle «traitement pour compte en irrégularité» avec à la clef un débit de 101 euros et des poussières…

J’étais dans le rouge plus que vif et d’autant plus en colère que sans ce «traitement de faveur» particulièrement gratiné, en mobilisant ce que j’avais sur mon CODEVI, je n’aurais été en débit que d’environ 53 euros, ce qui m’aurait permis d’éviter les rejets de prélèvement…

J’espère qu’il n’a pas récidivé ce mois-ci. Je n’ai pas le courage d’aller consulter mon compte. Je sais, ce n’est pas bien mais c’est ainsi. Sans nul doute un effet de ma dépression. Je suis tétanisée par tous ces problèmes. L’angoisse prend le dessus et je suis paralysée comme une pauvre petite proie convoitée par un boa constrictor.

J’hésite entre «bandit manchot» et «baron voleur» ! Que l’on ne me dise pas que j’ai choisi la plus mauvaise banque : elles sont bien toutes pareilles pour les pauvres.

Y compris celle que l’on appelle la «banque des pauvres», à savoir La Poste. Je ne saurais dire s’ils pratiquent de tels «traitements» en sus des pénalités pour rejet de chèque ou de virements mais je sais en revanche par des ami(e)s qu’un chèque – sauf s’il s’agit du salaire – n’est crédité que 15 jours après son dépôt… Que font-ils du flouze entre temps ?

En France, nous avons des banques tellement formidables qu’elles viennent précisément de se faire épingler par la Commission européenne pour leurs tarifs exorbitants et l’opacité qui les entoure.

C’est que, «le profit de l’un étant dommage de l’autre» selon Montaigne, il leur faut bien plumer le vulgum pecus de la clientèle pour perdre des masses de flouze dans d’improbables spéculations et rémunérer leurs traders pour les récompenser de cette débâcle et continuer de servir de faramineuses «retraites chapeau» à leurs dirigeants, sans oublier les actionnaires. Mais ce n’est en rien très grave puisque c’est avec l’argent généreusement prêté par l’Etat – devenu «Providence» de la finance en folie.

Si je ne cite pas le nom de ma si généreuse banque la raison en est fort simple : de plus en plus les personnes qui se prennent à critiquer nommément tel ou tel produit ou firme se voient attraire devant la justice pour… diffamation. Le «buzz» se doit d’être exclusivement positif ou condamné.

Vous imaginez bien que déjà étranglée par les problèmes d’argent, je n’ai pas les moyens de recevoir du «papier bleu» à tire-larigot.


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