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Le TIC CHTI 2 sur l’identité numérique est sorti !

Publié le 02 octobre 2009 par Eogez

Ca y est, le n° 2 est sorti et je suis très heureuse d’y avoir participé. Je remercie encore Eric Delcroix pour m’avoir proposé d’écrire l’édito (pas facile d’ailleurs d’écrire un édito).

Les articles sont divers, tant par le sujet qu’ils abordent que par le ton, et le style employé, propre à chaque auteur. Et ce que fait probablement l’intérêt n° 1 de cet ouvrage : la liberté dont les auteurs ont bénéficié.

  • Gnôthi Séauton (Bruno Bernard Simon)
  • Ode à «l’idendiversité» numérique ! (Maryse Rizza)
  • «Non ! Je ne dirai pas que j’adore ça» (Bruno Richardot)
  • Identité numérique des organisations : retour aux bases (Yonnel Poivre-Le Lohé)
  • L’identité numérique (Blandine Poidevin)
  • Ciel ma vie s’échappe ! (Philippe Pary)
  • Comment mesurer l’impact de vos actions et de votre marque dans les médias sociaux ? (Nicolas Malo)
  • Le voyeurisme a encore de beaux jours… (Yann Kervarec)
  • Composez votre carte d’identité numérique (Xavier Delengaigne)
  • J’ai des amis dans le monde du sexe ou comment je me suis fait des amis sexe dans Facebook (Eric Delcroix)
  • « Quoi ma gueule réputation, qu’est ce qu’elle a ma gueule réputation » (Lionel Damm)
  • Réaliser une veille efficace et automatique sur une marque (Aurélien Bardon)

Pour télécharger le livre blanc, plusieurs options :

Et pour conclure, voici mon édito :

Ecrire un édito est un vraie gageure mais pas un exercice impossible. Alors, comment introduire ce livre blanc ur l’identité numérique ? Hum… Réfléchissons un petit peu

Qui aurait cru, au début des années 2000, que le Web connaîtrait un essor aussi phénoménal ? Il y avait bien quelques pionniers et précurseurs pour affirmer que le Web avait un avenir, un véritable avenir, mais une grande majorité n’en était pas convaincu (si ?). Depuis, on ne peut pas le nier, le Web a pénétré tous les sec- teurs d’activité, a séduit toutes les générations (quoi qu’on en dise). Il a évolué, d’un point de vue technique, mais aussi d’un point usages, attitudes… tout le monde (ou presque) s’est emparé du Web. Les forums se sont popularisés, les sites Web de toutes sortes se sont multipliés (sites de partage, sites d’informations…), les blogs ont fait leur apparition puis les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Viadeo… mais aussi les réseaux sociaux de niche), le microbloging… Aujourd’hui, en tant qu’internaute, on se retrouve en face d’un véritable écosystème à appréhender, pour ne pas dire apprivoiser.

La mutliplication des services en ligne et le rôle que chacun peut désormais jouer sur le Web en créant, partageant, commentant, discutant… a profondément modifié la manière dont l’identité numérique d’une personne se construit, s’élabore au cours du temps : traces laissées sur le Web volontairement ou via d’autres personnes, «idendiversité» numérique (les identité professionnelle, sociale et personnelle de Maryse Rizza)… Mais cela concerne également les entreprises, les produits, les marques… et ce que montre ce livre blanc qui ne fait pas de sélection. L’article de Lionel Damm souligne d’ailleurs bien la perte de contrôle des entreprises sur ce qui se dit sur elles. À elles de s’adapter en écoutant, échangeant, participant et en allant au-delà des outils traditionnels.

Et pour nous, quels sont les risques ? En existent-t-ils ? Oui, il en existe. Le risque de se voir licencié parce qu’on a tenu des propos inappropriés sur Facebook, le risque de se voir usurper son identité (à l’inverse, une identité génétique est potentiellement infalsifiable), le risque d’être attaqué par un troll et d’être remis en question, le risque d’être découvert sous une identité cachée (l’article d’Eric Delcroix sur Flickr, Facebook et le sexe est à lire avec grand intérêt)… Nous sommes entrés dans une ère du «voyeurisme», dit Yann Kervarec, où chacun peut lire, commenter ce que l’autre fait. Faut-il mettre une barrière, s’imposer des règles pour ne pas se voir malmené, pour garder un peu de son intimité ? A chacun de voir. Faut-il rester dans l’anonymat comme le suggère Philippe Pary ? Je ne le crois pas, ou alors pas dans tous les cas de figure.

Par contre, il est important d’être vigilant, attentif et de ne pas se laisser «dépasser par les événements» sous prétexte qu’on est pressé, occupé, pris par le temps. Être visible sur Internet, oui, mais pas n’importe comment et à n’importe quel prix ! Prenez le temps d’examiner les modalités d’inscription et de configura- tion de vos comptes. Ne vous êtes-vous jamais demandé si vous pouviez récupérer vos mails ? Utilisez des outils comme le Mind Mapping pour vous aider à y voir plus clair dans votre présence sur le Web (les conseils viennent d’un véritable spécialiste), mettez en place une cellule de veille efficace (Aurélien Bardon propose de faire cette veille à partir de flux RSS) et réagissez en cas de besoin, avec toute la diplomatie qu’on se doit d’avoir dans des cas de diffamation ou d’attaque à la vie privée par exemple. Mais soyez plutôt pro-actif. Il vaut mieux prévenir que guérir. Les lois aussi existent pour obtenir gain de cause… mais sont-elles efficaces ? L’article 9 du code civil dit : «chacun a droit au respect de sa vie privée», mais que faire quand il s’agit d’une diffusion volontaire ?

Au fond, qu’est-ce qui importe le plus sur le Web ? C’est d’être tout simplement soi. Mais le chemin est long pour savoir qui l’on est («Gnôthi Séauton») et quelle(s) facette(s) on souhaite montrer. Pour conclure, il ne faut pas seulement penser à l’identité numérique. Il faut penser à son identité dans sa globalité. La personne qui est en ligne est la même personne qui va à son travail, qui anime un blog, qui profite de sa vie de famille… C’est un tout et c’est ce tout qu’il est important de construire.


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