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Les ressources en région

Publié le 02 octobre 2009 par Patriciaturcotte

UN TÉMOIGNAGE Voici un témoignage personnalisé de ma réalité économique quotidienne, et de celles de nombreuses personnes vivant des situations similaires, c'est-à-dire, les femmes et les hommes vivant de l'aide sociale et de la Régie des rentes d'invalidité du Québec, tout en étant reconnus comme soutiens financiers, et ayant des restrictions sévères à l'emploi. J'aurais bien pu raconter en détails, ce témoignage venant d'une amie, d'une voisine, d'un copain, d'une correspondante, etc., mais j'ai opté pour me révéler, en tant que citoyenne et auteur, pour me rendre compte que, ce n'est pas facile de se raconter jusque dans le fond de son bas de laine troué. Comment alors parvenir à se servir des multiples ressources en régions, quand tous les frais de base payés, il nous reste que 8$ pour investir dans des loisirs et des détentes ? Et ce texte n'est pas publié pour me lamenter sur mon sort, bien au contraire, mais pour démontrer la face cachée des personnes moins chanceuses de la société. Combien de femmes et d'hommes vivant seuls avec des enfants à charges, rencontrent des difficultés encore bien pire que les miennes. La souffrance ne se compare pas, mais elle se partage. En ce qui me concerne, je continue toujours de nourrir une lueur d'espoir, qu'à travers mes travaux d'écritures qui est ma façon originale de m'impliquer dans la communauté et dans la société, je parviendrai sûrement à toucher des revenus supplémentaires. Après quelques années de vaches maigres et de gros nuages sombres, je crois profondément que, lorsqu'il pleut des cordes, de beaux rayons de soleil peuvent être aussi rattachés à l'autre bout. L'aide sociale ( B.S.), La Régie des rentes d'invalidité du Québec Bien humblement, je livre dans les moindres détails, le contenu de mes revenus et dépenses mensuelles et annuelles. Je suis une femme âgée de 53 ans, vivant comme tant d'autres, légèrement en dessous du seuil de la pauvreté financière. Ma vie au simple quotidien se vit plus sainement et à mon rythme. J'ai appris à mieux respecter des limitations physiques, un handicap physique et de la douleur chronique variable, ainsi que de veiller sagement à ne pas dépasser mes limites psychologiques face à des situations de grands stress, tels: les difficultés financières; la douleur si non contrôlée; les discussions compliquées faites par le biais du téléphone, par exemple, avec un agent de l'aide sociale ou autres organisations publiques, gouvernementales et de l'état. Surtout lorsqu'il s'agit de parler par téléphone, sur ma santé ou ma vie; alors que pour les agents, il ne s'agit que de parler d'un numéro de dossier. Plus j'avise ceux-ci de cette grande faiblesse morale, et plus ils agissent par le biais du téléphone. Le malheur des uns fait vraiment le bonheur des autres. Je possède aussi, ma carte médicament avec l'accès aux services du denturologiste à tous les 8 ans, et l'accès aux services de l'optométriste à tous les 2 ans.

Régie des rentes880 $ par moisou10, 560 $ par année B.S.20 $ par moisou240 $ par année REVENU TOTAL900 $ par moisou10, 800 $ par année À PAYER PAR MOISETPAR ANNÉE Loyer,475$ par moisou5,700$ par année Hydro-Québec,60$ par moisou720$ par année Tél, t.v, internet,et appels interurbains,115$ par moisou1,380$ par année Assurance générale habitation,20$ par moisou240$ par année Permis conduire,7$ par moisou84$ par année ( même si je ne conduis plus depuis 1992. Mais je crois à la règle des probabilités, soit que la vie m'offre de nouveaux horizons plus heureux et prospères.) Aide aux tâches ménagères,30$ par moisou360$ par année Imprévus, 10$ par moisou120$ par année (habituellement un remède non couvert, tels: allergie, anti-inflammatoire naturel, un vêtement obligatoire, si je peux appeler cela un vêtement.) TOTALÀ PAYER892$ par moisou10, 704$ par année RESTE EN PRÉVISION DE PETITS LOISIRS: 3 cafés restos par mois, ou une pizza par mois, un cinéma par mois. Quant à la TPS et TVQ, ces montants servent à payer environ 2 à 3 transports médicaux par année, à Québec. LES RESSOURCES EN RÉGIONS Le service du transport adapté de Saint Georges et de la ville de Québec

En ce qui me concerne, voici les ressources que je suis en mesure d'utiliser, dans ma ville natale de Saint Georges, Québec.

Heureusement, j'ai accès au service du transport adapté de ma région, que j'utilise principalement pour me rendre à l'épicerie. Si je dois me rendre à l'hôpital, le B.S. me rembourse les frais du transport adapté, soit 4.50$ Lorsque je me rends à mes frais, à deux rendez-vous médicaux à Québec, je réserve alors le service du transport-adapté de la superbe ville de Québec.

Possiblement que, je devrais en faire autant pour la ville de Lévis, ce qui me permettrait de me rendre à un rendez-vous à Charny ( Lévis )? Voyez comme à travers l'écriture de partage et l'écriture thérapeutique, il peut surgir d'excellentes idées, plus que géniales !

Par contre, je ne crois pas possible pouvoir me rendre à mon rendez-vous du 04 novembre 09, fixé à l'hôpital de Charny, (Lévis.) Il faudrait à bonne heure le matin, prendre l'autobus, attendre les transferts pour les transports adaptés de Lévis, me rendre à l'hôpital de Charny, pour retourner au terminus de Lévis, etc. Pour l'instant, ma condition comme mes finances, ne me permettent pas d'utiliser cette solution; à causes des dépenses financières s'élevant à 60$. Surtout que je viens de me rendre à Québec au 11 septembre 09, et ce, à mes frais personnels, pour un rendez-vous médical prévu deux fois par année. Dans l'avenir, ce serait une solution envisageable, mais pas avant le printemps 2010.

Monsieur Sam Hamad, Ministre de l'emploi et de la solidarité sociale

Depuis un mois, je vois à obtenir le consentement de mon agent du B.S. pour accéder à un transport bénévole de l'Association Bénévole Beauce-Sartigan; pour ce rendez-vous obligatoire à l'hôpital de Charny. En ce jour du 27 octobre, je viens d'appeler mon agent au B.S. et celle-ci me donne son consentement positif, en autant que j'apporte la confirmation médicale de ce rendez-vous passé à Charny, ainsi que la facture du transport du chauffeur bénévole de l'Association.

Je l'informe de mes pas d'actions pour essayer de faire bouger des choses, dans ces règles beaucoup trop complexes. D'abord, j'ai écrit au député et ministre Robert Dutil de l'emploi et de la solidarité sociale du Québec. Son agent de presse m'invite aussi à écrire à une personne sur le conseil d'administration de l'Association Bénévole Beauce-Sartigan: c'est fait. Celle-ci m'encourage à écrire aussi à la responsable du Centre Local d'Emploi de la région ( CLE ): ma lettre va être postée demain. Et pour conclure le tout, je suis à composer une lettre pour Monsieur Sam Hamad, Ministre de l'emploi et de la solidarité sociale.

Là où je suis surpris, c'est bien de recevoir l'appréciation de mon agent du B.S. qui mentionne que si plusieurs citoyens en feraient autant, les choses bougeraient bien plus rapidement. Ce qui m'amène à changer de lunettes plus positives et constructives.Je termine ces paragraphes, pour revenir à l'histoire du dossier en cours.

Le Ministère du transport du Québec

Le prix aller-retour pour un transport, me revient à 4.50$ qui est toujours défrayé par les citoyens utilisateurs du service. Une autre partie est payé par la ville de Saint Georges, et aussi, par le Ministère des transports; donc par toute la population.

Le Journal de Québec

Je profite aussi de ces occasions de sorties, pour joindre l'utile à l'agréable; soit pour savourer un délicieux café mi-Québécois et mi-Colombien, tout en lisant l'actualité du jour dans le Journal de Québec. Bien souvent, les loisirs du mois se trouvent à travers quelques cafés en me rendant à l'épicerie. Si mes sorties exigent peu de marches à pied, j'éveille mon orgueil et ma dignité, en n'utilisant pas ma canne. Qui peut alors s'imaginer que je suis une personne handicapée physique, ou plutôt, une personne vivant des situations parfois très handicapantes ?

Le comptoir alimentaire et vestimentaire de la Saint Vincent de Paul

C'est un peu gênant de l'écrire, mais j'utilise aussi comme tant d'autres, le service de l'aide alimentaire de la Saint Vincent de Paul, ainsi que du comptoir de vêtements. Fort heureusement, j'ai bien conservé quelques beaux vêtements, lorsque j'avais cette chance de travailler au public; donc, je n'investis que très peu de mon argent, pour les vêtements.

La vie m'a obligé à pratiquer la simplicité involontaire, et ensuite volontaire, ainsi que des détachements de toutes sortes; pour finalement découvrir d'autres priorités et de nouvelles valeurs. J'ose même ajouter ici, que depuis le printemps 1993, je n'en suis pas plus malheureuse; loin de là. La vie m'a joué quelques tours, bien sûr. Par contre, celle-ci m'attendait aussi au détour, en me présentant une facette différente de la vie, ainsi que de me fournir l'occasion de m'ouvrir à de nouvelles réalités insoupçonnées et inimaginables, avec ma vision d'autrefois.

Coopérative de services et de solidarité à domicile

Quel beau cadeau je me paye depuis plusieurs années, en utilisant les services de la Coopérative de services et de solidarité à domicile, soit pour l'aide aux tâches ménagères, et ce, trois heures à toutes les deux semaines, au prix de 30$ par mois. Chaque personne paie le montant prévu, selon ses revenus annuels. L'assurance-maladie paie la différence du prix exigé pour payer le salaire à la dame ou l'homme de ménage. Cette somme d'argent représentait pour moi, quelques petits loisirs, tels: un cinéma, un repas au restaurant, quelques cafés au Bistro du coin, etc. Par contre, cela me donne la chance de vivre dans un beau loyer toujours propre, que j'entretiens au quotidien à travers les légères tâches ménagères, et tout en protégeant ma santé.

Finit la misère physique et morale, L'assurance-maladie du Québec

Même le chirurgien orthopédique me l'a dit suite à une seconde chirurgie en 2008 " Patricia, c'est finit la misère pour toi. " Je choisis donc de mettre cette sage parole en pratique, et ce, jusqu'à mon dernier souffle de vie. La différence à payer pour la dame de ménage, se trouve défrayée par l'assurance-maladie du Québec, donc par toute la population du Québec.

L'Association Bénévole Beauce-Sartigan

Tout ne va quand même pas si mal pour moi ! Mais parfois, il y a des portes qui se referment si fortement, que j'opte alors pour lâcher prise; mais jamais sans avoir tout fait pour améliorer ma vie. Il arrive parfois que, peu de temps après, tout finit par entrer dans l'ordre et l'harmonie, sans même que j'y apporte d'autres énergies.

Comme par exemple, je rêve d'avoir accès à environ deux transports médicaux à l'extérieur de la ville, avec l'Association Bénévole Beauce-Sartigan. Sauf que, à quoi bon radoter encore les mêmes rengaines que l'article publié en dessous de celui-ci. Ces misères-là m'ont donné l'occasion de rêver de nouveau, à conduire une voiture; soit la mienne ou celle de vrais amis (es). C'est important de transformer nos malheurs quotidiens, en changements plus constructifs.

Le mode de vie des 12 étapes

Je n'ai plus à défoncer des portes déjà ouvertes, comme je l'ai déjà vécu si difficilement dans le passé; surtout si je veux protéger ma santé mentale. Ça fait tout de même plus de 10 ans, que je n'ai plus utilisé de remèdes ni consulter de " psy " pour cela; mais j'ajoute ici, " pour aujourd'hui seulement ".

C'est vrai qu'à travers l'écriture, je vis la plus grande recommandation médicale psychologique, soit de me confier à une autre bonne personne sur mon chemin, et ce, à travers la pratique quotidienne du mode de vie des 12 étapes. Sur ce blog, les personnes à qui je me confie, c'est toi, c'est vous...

CLSC de ma région

En août 2008 après une deuxième chirurgie de la hanche, une infirmière du CLSC est venue à mon domicile, pour changer mes pansements. Après 5 semaines, une jeune dame de la Coopérative de services de solidarité à domicile / CLSC est venu pour me donner l'aide pour le lavage des jambes, pendant le reste de ma convalescence, et ce, environ pour une durée de 2 mois.

Les loyers à prix modiques (HLM)

Depuis plusieurs années, mon nom fait la file sur les listes d'attentes pour un loyer à prix modique ( HLM ). Cela serait une solution idéale pour moi. Par contre, le classement ne me convient pas tout à fait, si je veux continuer de respecter les limites mentionnées ci-haut. Il serait impossible pour moi d'habiter où il n'y a pas des services tout près. L'hiver, par exemple, c'est à peine si je parviens à marcher à l'extérieur, s'il y a un peu de glace, et ce, même avec l'utilisation obligatoire d'une canne. Pire encore, si les vidanges sont situés loin, je dois compter sur l'aide des voisins. C'est comme cela où j'habite actuellement, même si pour l'instant, j'essaie de continuer à y rester. Advenant que l'on me téléphone pour l'obtention d'un HLM qui ne serait pas situé au centre-ville de Saint-Georges, il est presque certain que je devrais refuser et retourner sur les longues listes d'attentes. Qui vivra verra!

Les autres ressources de la région

Ce ne sont pas les organismes communautaires et les idées de loisirs qui manquent dans la région de Saint-Georges en Beauce. À quoi cela me servirait de tous les citer, si je ne peux même pas y accéder, soit pour des raisons de transports, de sous ou de santé. Comme toutes les personnes de Saint Georges de Beauce, du Québec, du Canada, des É.U., de la France, etc. je dois veiller à assurer les deux premiers paliers de la pyramide des besoins de bases.

Selon la théorie de la pyramide des besoins du psychologue Abraham Maslow, on ne peut accéder aux paliers plus hauts, sans d'abord assurer ses besoins de bases physiologiques. Voici un exemple de ces besoins:

5 ième palier et le plus élevé des besoins: c'est l'accomplissement personnel et l'estime de soi.

4 ième palier des besoins: l'estime des autres.

3 ième palier des besoins: Besoins sociaux et appartenance.

2 ième palier des besoins: Besoins de sécurité.

1 er palier de base des besoins: Besoins physiologiques.

Par exemple, il y a des réunions du mode de vie des 12 étapes, à tous les mercredis soirs, mais il m'est impossible d'y assister; il y a L'assiettée Beauceronne, c'est-à-dire, la soupe populaire où on sert de très bons repas le midi, pour les plus démunis de la région, mais encore là, je ne peux m'y rendre à pied; il y a les assemblées du Conseil de ville de Saint-Georges, qui m'intéresseraient à l'occasion; etc.

Il y a plus de 50 organismes communautaires de toutes sortes dans ma région, où les personnes qui en ressentent le besoin un jour ou l'autre, peuvent s'adresser.

Actuellement, c'est à travers quelques opinions, articles et témoignages envoyés ici et là, que je m'implique dans ma communauté et dans la société.

Advenant qu'il me vient à l'esprit, l'idée de d'autres œuvres communautaires accessibles à une personne vivant dans ma condition, je vous en ferai part, en les ajoutant à la suite de ce paragraphe.

Rencontrer l'ancien député ADQ Claude Morin

Actuellement, pour les raisons de budget établit ci-haut, il est tout à fait impossible pour moi, de songer à faire des sorties de ce style-là. Même aller consulter à son bureau de député de l'ADQ, Claude Morin, avait été impossible. On ne fait pas ce que l'on veut avec 8$ de loisirs par mois, mais on fait seulement ce que l'on peut. Des exemples comme ça, je pourrais comme tant d'autres citoyens de la ville de Saint Georges, et habitant la région de Québec, en citer bien d'autres encore plus désolants.

Imaginez-vous maintenant que je devrais, comme tant d'autres, aller vivre dans une Résidence pour retraités. Comment faire vu que cela coûte plus de 1,200$ par mois, pour un petit loyer de 1 pièce et demi ? La seule solution serait d'aller vivre dans un établissement de santé pour les malades chroniques (CHSLD) de longue durée.

Tant que je possèderai mon libre arbitre, en plus de mes capacités physiques de bases, j'opterais plutôt pour vivre dans une chambre d'hôtel, en dernier recours là. Et dans le pire des pires situations, je choisirais d'habiter dans un repère de gros méchants en chemises de cotons troués, ou en dernier, dernier et dernier recours, en blousons de cuir à têtes de morts; plutôt que de me sentir ridiculisée dans un établissement de santé (CHSLD) qui m'enverrait des clowns payés et syndiqués, pour essayer de me faire sourire de honte. Autant laisser le pire pour revenir au meilleur de ma réalité.

Patricia Turcotte © Le 03 octobre 2009

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