Au sortir de la réunion de la coordination des Bureaux des MoDem 67 et 68, je suis de plus en plus perplexe sur l'avenir du Mouvement Démocrate en Alsace.
La réunion régionale a eu pour mérite d'être moins animée que celle du seul modem bas-rhinois. Moins de hurlements, moins d'insultes. Mais un peu moins de monde également.
Il y a une très nette différence de mode de gouvernance entre le MoDem 67 et le MoDem 68. L'affaire de la conférence de presse au nom du MoDem Alsace sur le cas particulier de la centrale nucléaire de Fessenheim en est emblématique.
Dans le Haut-Rhin, la Présidente, Odile UHLRICH-MALLET, a consulté les instances et les militants avant de déclarer qu'il fallait fermer Fessenheim. Dans notre département, c'est tout le contraire. Seul un petit cénacle a eu voix au chapitre. La présidence collégiale n'a même pas été informée. Ce point avait déjà été évoqué jeudi en bureau 67 et un vote «forcé» avait dénoncé la méthode par 21 voix sur 29 (Anne MEUNIER, à l'image d'un automate, se contentant de répéter qu'elle est présidente et qu'il n'y aura pas de vote).
Il est intéressant de noter que même le propre porte-parole d'Anne MEUNIER n'était pas dans la confidence sur cette prise de position engageant notre Mouvement. Ceci démontre par ailleurs la totale inutilité de ce « représentant ». Concernant Fessenheim, c'est une problématique qui mérite le temps de la réflexion et non la précipitation. Ce n'est pas un sujet qui se discute entre trois copains, entre deux bières.
Le pseudo porte-parole se révolte tout de même un peu maintenant. C'est qu'il fallait d'abord obtenir le poste tant convoité avant que d'émettre un avis contradictoire. Belle preuve de courage ! La politique de la girouette comme boussole, voilà qui promet un bel avenir. Au fond, là j'ai un peu de compassion pour Anne Meunier, son dos prend de plus en plus des airs de famille avec l'oursin. Après tout, a quoi bon la reconnaissance envers ceux qui nous ont fait ? Il faut probablement rappeler qu'il ne suffit pas de se contempler dans un miroir pour devenir le Prince selon Machiavel. Au demeurant, si la mèche faisait le politique, il y a longtemps que les coiffeurs feraient la pluie et le beau temps dans cet univers. On en est loin.
On a en ce moment une belle démonstration de l'impossibilité de créer une dynamique d'équipe lorsque les seuls éléments constitutifs en sont l'addition des ambitions et le « tout sauf X ». La fidélité est une denrée rare dans le monde politique. C'est même un mot qui semble révulser de soit-disantes « étoiles montantes » de notre mouvement. Mais passons, il y a toujours un effet retours à ce genre d'attitude.
La leçon de jeudi soir n'a guère portée des fruits. La remise en cause semble être un concept incompréhensible pour l'un ou l'autre de nos dirigeants. Alors qu'une motion de défiance sur la politique menée par Anne Meunier a été votée par le bureau du Bas-Rhin (20 voix pour, 2 abstentions, 7 contre), cette dernière continue sur sa lancée, comme si de rien n'était. Se rêvant Grande Reine, elle n'arrive à comprendre qu'elle suit la voie d'une Marie de Médicis. L'exil n'est plus très loin, il lui suffira de franchir la frontière... Avec une fin peut-être plus heureuse au vu des offres...
Alors que même la présidente du Haut-Rhin et son délégué départemental sont favorables à une consultation des adhérents sur le choix de la tête de liste, la Tsarine Bas-Rhinoise et son Consort s'y opposent catégoriquement. Cette consultation a pour but de permettre aux adhérents de faire un choix, avant que les autorités parisiennes ne nous imposent de valider ou non le choix fait en haut-lieu. Nous sommes nombreux à penser que nous devons nous prendre en main localement et à ne pas vouloir attendre l'onction nationale.
Consulter les adhérents? Quelle idée ! c'est totalement impensable pour le Triumvirat Meunier-Juhl-Werling. Fort heureusement, tous ne rechignent pas à accorder un peu d'attention à l'expression militante. La coordination régionale a donc voté pour la mise en place de la consultation. Une trentaine de personnes étant favorable, on note deux abstentions et une membre s'y opposant. Évidemment, la présidente du Bas-Rhin, le Consort et deux ou trois affidés ont refusés de participer au vote. Nouveau désaveux au final pour Anne Meunier & Co. Nul doute qu'ils feront ce qu'il faut pour saborder cette opération de consultation.
Militants du Bas-Rhin, comprenez bien que votre avis importe peu pour notre direction. Celle-ci ne sait que se réfugier derrière le bouclier parisien pour masquer ses insuffisances.
Les choses sont encore un peu floues sur la question des candidats à la tête de liste régionale. Le délégué départemental du Haut-Rhin a réussi à pousser à ce que les choses se décantent un peu. Odile UHLRICH-MALLET, se faisant cependant un peu prier, se dit candidate. Yveline MOEGLEN annonce sa probable candidature à ce rôle. Les seuls applaudissements de la soirée accompagne sa déclaration. Yann WERLING tergiverse et ne sait pas ce qu'il va faire. Pour lui, tout dépend du mode de désignation du leader régional. Nul doute qu'une nomination parisienne soit ici préférable à une consultation probablement perdue face aux adhérents.
Tout cela est bien compliqué. Nous sommes à quelques mois de l'échéance et nous nous débattons dans un marasme délétère. Alors que les centristes apparaissent de partout, il devient urgent de clarifier les choses et de nous structurer réellement. Attendons Paris, et fracassons nous.
Entre les centristes de l'UMP, le Nouveau Centre, ceux de Force centriste d'Alsace, voilà que les bruits de couloirs annoncent pour très prochainement la création d'un nouveau groupe Centriste au Conseil Général du Bas-Rhin. Ce dernier comprendrait : Andrée MUNCHENBACH, Denis LIEB, Thierry CARBIENER et Alice MOREL. La première est adhérente du MoDem, mais semble obstinément refuser à s'afficher comme telle.
Une chatte ne retrouverait pas ses petits dans ce qui prend peu à peu l'apparence d'un zoo.
Magazine France
Après le Bureau interdépartemental du MoDem Alsace...
Publié le 03 octobre 2009 par Arnaud LehmannCes articles peuvent vous intéresser :
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