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Je l’aimais

Publié le 06 octobre 2009 par Epicure
Je l'aimais

Je l’aimais c’est d’abord un roman écrit par Anna Gavalda (publié avant son célèbre Ensemble c’est tout), maintenant adapté au cinéma avec Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze. Un des privilèges de voler avec Air-France, c’est qu’on a accès à des exclusivités qui ne sont pas encore à l’affiche au Québec. Lors de notre récent voyage, je me suis donc tapée le plaisir de visionner Coco avant Chanel (sorti au Québec depuis) et aussi Je l’aimais (dans les cinéma le 9 octobre), sur un écran de de 10 pouces!

N’ayant pas lu avant, je ne peux pas comparer ce passage des mots aux images, toutefois, si je me fie à ce que j’ai vu, l’exercice semble réussi. L’histoire commence par une rupture, celle du fils de Pierre (Auteuil) qui quitte femme et enfants pour sa maîtresse. Pierre héberge sa belle-fille et, afin de la mettre face à l’autre côté de la médaille, décide un certain soir de lui raconter son histoire d’amour à lui. Un amour démesuré pour Mathilde (Croze), qu’il a rencontré une vingtaine d’années plus tôt lors d’un voyage d’affaires.

Si je ne me gardais pas une petite gêne, j’irais jusqu’à dire que Je l’aimais est le modèle même de ce que l’on a en tête quand on pense à “un film français”. Peu d’action. Pas de happy end (quand on conjugue “je t’aime” au passé dans un titre de film, faut pas s’attendre à des miracles). Beaucoup de dialogues, de silences, d’introspection, d’histoires d’amour qui finissent mal. Les personnages, ou plutôt, les acteurs, prennent tout l’espace et c’est exactement ce que ça prend avec ce genre de cinéma. Daniel Auteuil donne la performance à laquelle on s’attend avec un acteur de ce calibre-là, il est extra! Sobre, mais en même temps lumineux, dans ce rôle de l’homme ordinaire amoureux pour la première fois à l’aube de la cinquantaine. Quant à Marie-Josée Croze (vous l’attendiez celle-là hein?), elle est tout simplement craquante! Oublions les idées préconçues à son sujet et ne pensons qu’à sa Mathilde, qu’elle interprète avec une candeur et une fraîcheur qui transcendent l’écran. Je défie quiconque, homme ou femme, de ne pas tomber sous son charme.

Non, on ne se tape pas sur les cuisses. Oui, il y a parfois des longueurs. C’est le film idéal pour un dimanche après-midi pluvieux de divan-doudou-tisane. C’est triste et beau.


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