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Analyse de la stratégie électorale et politique de Nicolas Sarkozy (1sur2)

Publié le 06 octobre 2009 par Cajj

(REFLEXION)

Il était une fois une France de droite UDF-RPR et une France de gauche PS-PC.
La droite a remporté des victoires 74, 78, 86, 93, 95.
La gauche a remporté les siennes 81, 88, 97.
Et puis Chirac a fondé une révolution en créant l'UMP, fédérant l'UDF et le RPR. L'UMP a gagné 2002 aux présidentielles et aux législatives. En 2007, pour la première fois depuis 1981, la majorité législative et présidentielle a été reconduite : la révolution était faite.

La ligne directrice de Nicolas Sarkozy est de continuer à fédérer la droite en l'élargissant sur la gauche avec l'ouverture et sur la droite en amalgamant Villiers et consort mais aussi l'électorat Front national.

À ce stade, quatre questions se posent :
Quelle est sa logique ?
Est-ce efficace ?
Quelle est l'alternative ?
Y a-t-il des conditions de réussite ?

Quelle est sa logique ?
L'idée est :
- faire le meilleur premier tour possible ;
- remporter le second tour grâce à l'avance prise au premier.
Quand un camp connaît une multiplicité de candidatures, il ratisse large. C'est-à-dire que plus l'offre (électorale) est diverse, plus les électeurs trouvent "une chaussure à leur pied", un candidat qui leur convient suffisamment pour qu'ils se déplacent aux urnes et mettent un bulletin en sa faveur. Au second tour, le candidat de ce camp peut s'appuyer sur les nombreuses voix qui sont aller nourrir les candidatures concurrentes et non-adverses, d'autant plus que ces candidats concurrents accepteront de soutenir, de se reporter, d'investir le premier d'entre eux.
Cette stratégie comporte deux limites. Premièrement : encore faut-il être au deuxième tour ! En 2002, la division de la gauche a affaibli le score de son premier candidat (Lionel Jospin) au point qu'il n'était pas au second tour. Deuxièmement, pour être en tête de son camp, il y a lieu de critiquer les candidatures concurrentes ; à force de critiques, on sort en tête mais on risque de s'être mis à dos une partie vitale des électeurs. Ce fût le cas de 81 et 88, la droite a fait le meilleur score cumulé du premier tour et a perdu le second.
Aussi, la solution Sarkozy, dans la filiation de Chirac 2002, consiste à fédérer son camp avant que ne se déroulent les élections ; ainsi, le candidat de la droite sera immédiatement propulsé dans un combat électoral de deuxième tour.

cajj


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