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Le soir de la marmotte

Publié le 18 octobre 2009 par Epicure

Les jours se suivent et se ressemblent, la vie est un éternel recommencement, etc., etc…. On ne croirait pas que ça peut s’avérer à ce point parfois. C’est fou hein, mais j’aurais quasi pu faire un copier/coller de mon 25 novembre 2006 avec ma soirée de vendredi. D’abord un spectacle de Bori au Petit Champlain, ensuite un passage à la soirée bénéfice de Jeunes musiciens du monde.

Bori

Ah! Bori! J’ai toujours été touché par sa voix, sa poésie, son humour. Ses passages sur scène ne m’ont jamais déçus et hier soir n’a pas fait exception. Son visage n’étant plus dissimulé, le public semble plus enclin à se laisser porter par les mélodies qu’à tenter d’apercevoir une parcelle de l’artiste qui, auparavant, se cachait tantôt sous un chapeau, un masque ou carrément dans l’ombre.

C’est un Bori très souriant et toujours aussi bien entouré (particulièrement Jean-François Groux) qui nous a bercé avec un bon dosage de nouveau matériel et de pièces “vintage” (Maussade, Cyrano, Ti-Cul). Un beau moment; une chanson inédite basée sur l’histoire supposément véridique, qui raconte que Avec le temps, de Ferré, serait une réponse à Ne me quitte pas de Brel. Ces deux textes superposés avec une musique qui marie les mélodies de ces deux classiques, ça donne un magnifique résultat.

Jeunes musiciens du monde

Comme on ne peut pas tout avoir dans la vie, je suis arrivée au concert bénéfice de JMM 3 heures après le début du show. Cependant, je dois faire une bonne vie, j’ai quand réussi à voir une partie des artistes qui m’intéressaient. En m’étirant le cou je n’ai qu’entrevue la fin de la prestation de Catherine Major, mais après ça j’ai pu me trouver une bonne place pour Vincent Vallières et Martin Léon.

Faut dire que même si chaque artiste interprète seulement quelques pièces, comme il est accompagné par le house band sous la direction de Antoine Gratton (le HB de la soirée était formé des membres du groupe Suroît et de Éloi Painchaud), ça vire souvent en gros jam plutôt improvisé. Des moments uniques, pour une cause qui permet de rendre la musique accessible aux jeunes.

Vincent Vallières a commencé sa prestation en précisant aux musiciens quels accords ils devraient faire pour l’accompagner, sauf qu’une fois lancés on aurait cru qu’il s’agissait de ses musiciens habituels. Pour se faire plaisir, Martin Léon a choisi d’interpréter Shook me all night long de AC/DC. Un peu plus tard dans la soirée, tous les artistes invités (outres ceux nommés, Coral Egan, Tricot Machine, Les Trois Accords, Thomas Hellman, Ian Kelly, entre autres) sont montés sur scène pour chanter Hey Jude. Et, quand je suis partie à presque une heure du matin, ce n’était toujours pas fini. Je vous ai donné le goût? C’est présenté à Montréal le 20 novembre au Club Soda.


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