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Une histoire de cul

Publié le 05 novembre 2009 par Achigan
Ok. Là, je vas vous écrire quelque chose avec mon cul.
C'est mon cul qui va parler. Parce qu'y est pu capable d'en prendre.
Tu connais tu ça un carcrash ? Un ostie d'accident de marde ? Tsé quand la voiture à rentre à toute vitesse dans un mur, pis que ça fait plein de débris, plein de petits bouts de voiture pis de lumière de toutes les couleurs, plein de bruits pendant longtemps pis que ça résonne jusque plus loin que ta vie, qu'on dirait que ça parle à toi pis à tes ancêtres en même temps. Tu connais-tu ça ?
Un ostie d'accident de marde, mais qui s'arrête pas juste là, qui entraîne un autre criss d'accident, pis un autre, pis un autre, une maudite réaction en chaîne qui te bouscule, qui te brasse pis qui explose encore, pis encore, pis encore.
Je parle avec mon cul aujourd'hui, je vous l'ai dit, avec mon ostie de cul, parce que ça fait trop longtemps qui veut parler pis qu'y en a long à dire. Mon cul y te raconte son pire accident de marde qu'y a jamais vécu depuis qu'y existe.
Mon cul, celui qui pense pas, celui qui a pas d'ostie d'autre goût dans sa journée que de se faire plaisir, que de hurler, de rouler en tonneaux, de faire des jokes, lui, le niaiseux au bout de mon corps, celui-là, ben y te dit qu'y existe. Y'existe, pis y'en a plein le casque que je lui dise de fermer sa grande gueule.
Mon cul est pas sentimental. Mon cul en a pas d'ostie de façon. Mon cul y m'dit d'aller me faire foutre.
Y me dit qu'y veut ce qui veut, pis qu'y a rien que je peux faire pour le changer.
Tu comprends-tu ce que je te dis ?
Pis mon cul, y'attends juste la maudite messe, la cérémonie d'amour pour avoir un peu de fun dans vie.
Mais comme je te dis, mon cul a pogné son Waterloo. Il l'a pogné pis y digère pas. Y s'en remets pas, pis y m'en veut. Y m'en veut tellement que si y pouvais me monter dans face, y le ferait. Y dirait toute la marde qui pense à chacune des osties de personne qui passe. Parce qu'y est en crisse.
L'ostie d'accident. Le tabarnak d'accident de marde. Mon cul est stické, pogné là. Y'est resté jammé. Tellement crissement pogné qui se peut pus, tellement qu'y arrête pas de me crier par le corps.
Y me dit qu'il le veut.
Y me le crie par le ventre, pis par les côtes, pis ça me gronde jusque dans mon cerveau qu'y le veut, LUI.
Juste un. Pas mille. Pas d'autre, lui.
Le même. Le maudit qu'y est resté pogné dans mon cul.
Mon ostie de cul est tombé en amour !
Y'est désespéré d'amour, peux-tu croire ?
Mon cul veut plus rien voir d'autre que c't'ostie là à qui y a même pas touché !
Mon cul désire à en perdre le nord. Pis mon cul, il le veut tusuite !
C'est pas des jokes, je suis rendu juste un cul.
Un ostie de cul qui veut tout avaler.
Je suis un gouffre qui attend qu'on lui tombe dedans pour rire.
Pis crisse qui va rire, crisse que sa grosse voix va s'entendre dans toutes les crisses d'oreilles.
Il va rire à gorge déployée. Le personnage le plus crampé que t'auras jamais vu dans ta vie.
Celui qui a le sourire étampé dans face.
Mais là.
Si ça arrive pas.
Si y se pointe pas.
Si mon cul a pas ce qui veut.
Si jamais...
Qu'essé m'a faire ? Comment tu fais pour vivre quand ton cul hurle du plus profond de tes entrailles ?
Comment tu fais ?
Le désir pis l'amour mélangé, ça a pas de boutte !
C'est comme un accident de marde pogné dans ta tête pour le restant de tes jours, pis qui résonne, pis qui résonne encore, tellement que tu connais toutes ses sons par coeur !
J'ai le corps pis l'esprit d'un gars pogné dans le cul.
À part crier...quessé que je fais ?
Shit.

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