Magazine Humeur

C'est dur d'être aimé...

Publié le 07 novembre 2009 par Olivier57

"Le meilleur d'entre nous" se pâmait Isabelle Balkany, "Meilleur que son père à son âge" renchérissait Patrick Balkany, "Le candidat naturel" vibrait Valérie Pécresse, "Jean Sarkozy est légitime" glorifiait Jean-François Copé, ""Je crois qu'il est parfaitement apte" jugeait Charles Pasqua... Bref, on n'en finirait pas de citer tous les louanges adressés au second rejeton du locataire de l'Elysée lorsquil convoitait la présidence de l'EPAD.

Ils ont l'air fin, aujourd'hui, ces admirateurs forcenés, ces tresseurs de couronnes, maintenant que le père lui même juge que laisser faire cette candidature était une erreur. Et de s'expliquer...


Nicolas Sarkozy explique qu'il aurait "laissé faire" parce que "Le président de l'Epad n'a pas de salaire, pas de bureau, pas de secrétaire, pas de voiture, pas de chauffeur". Il aurait même pu ajouter "pas de boulot" dans la mesure où tout est fait, comme souvent en politique, par de multiples subalternes travaillant en sous main pour que leur chef puisque cumuler mairie, députation, présidence de conseil général ou régional, secrétariat de parti et autres présidences diverses.... activités dont chacune prendrait plus d'un temps plein si elle était effectivement assurée. Le plus souvent, ce sont uniquement les émoluments.

Il faut donc comprendre que s'il y avait eu salaire, bureau, secrétaire, voiture, chauffeur... comme cela existe dans le privé et ce qui peut se comprendre lorsque l'on exerce de hautes fonctions,  Papa n'aurait pas laissé  Jean se présenter. Mais alors, ces compétences, cette légitimité, cette aptitude que clame son entourage ? Le père en aurait privé l'EPAPAD ? Incompréhensible.

A moins que comme l'on dit, "nul n'est prophète en son pays" et qu'il ne soit pas à même de juger de la valeur de son fils ? Non, pas possible non plus, un tel visionnaire ne peux se tromper autant sur sa progéniture, ou alors, c'est qu'il se trompe aussi ailleurs...

Force est donc de confirmer ce que l'on savait déjà, ces louanges, ces compliments, ces propos flatteurs n'étaient que des incantations hypocrites et courtisanes.

Une démonstration de plus de l'obséquiosité, de la servilité, de la flagornerie de tous ces politiques qui prétendent diriger et décider des Lois alors qu'ils ne sont qu'à l'affût de plaire pour tenter d'obtenir sinécures, honneurs, retraites dorées ou ... non-lieux.

Pour un peu, l'héritier ferait pitié tellement son sort rappelle le dessin de Cabu "C'est dur d'être aimé par des cons"... Pas d'inquiétude néanmoins, on sait bien qu'il n'y a pas d'amour en politique, juste des opportunités... et des opportunistes.


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