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Compte-rendu du concert de Patrick Watson and the Wooden Arms, le 07/11 au Krakatoa (mérignac)

Publié le 09 novembre 2009 par Mikatxu @crystalfrontier
Compte-rendu du concert de Patrick Watson and the Wooden Arms, le 07/11 au Krakatoa (mérignac)
Le Krakatoa remettait le couvert pour une soirée folk qui s'annonçait brillante, après le plateau Chris Garneau / Shannon Wright de toute beauté. Le fantas(ti)que Patrick Watson était bien accompagné pour sa première venue à Bordeaux, puisque non seulement, il y avait le jeune M. Botibol (le local), mais aussi  Thus:Owls, le groupe dans lequel joue Simon Angell, le guitariste du Québécois mais aussi "metteur en son" des deux groupes.
Et donc, pour commencer, il y a M. Botibol, seul avec sa guitare, son xylophone et de quoi se sampler. Le contraste est aussi saisissant que marrant : à le voir sur scène, on le croirait gauche et un rien mal à l'aise. Mais à l'écoute, c'est tout le contraire : il est très précis, mélodiquement mais aussi dans son chant. Ces quelques titres (souvent présents sur l'Ep) sont fins et ont été peaufinés par le temps et les passages sur scène, et leur délicatesse ne cache pas le caractère qui en émane et leur charme qui agit instantanément. Brillante prestation, qui ne laisse plus de doutes sur le talent de ce jeune homme !
Le MySpace de M. Botibol
Thus:Owls est un groupe cruel : mince, à peine 5 minutes se sont écoulées depuis la fin du set de M. Botibol que les premières notes résonnent, retour en catastrophe dans la salle en compagnie de mes collègues de Muzzart. Le disque est très travaillé au niveau du son et des ambiances, et le résultat sur scène est bluffant : le son est un plus puissant mais reste subtil, travaillé. Les compositions du groupe sont toujours intéressantes, et même parfois brillantes. C'est valonné, avec les coups de sang de la guitare de Simon Angell, les montées vocales d'Erika et plus globalement ce mélange des influences, entre petites touches de jazz, de pop ambiente ou plus brute. Des titres comme "Climbing the Fjelds of Norway", "The Sun Is Burning Our Skin" ou "Eagles Coming In" sont des promesses pour l'avenir du groupe, mais placent surtout Thus:Owls en bonne place dans la scène pop scandinave florissante.
Le MySpace de Thus:Owls, le site officiel
Compte-rendu du concert de Patrick Watson and the Wooden Arms, le 07/11 au Krakatoa (mérignac)La mise en place pour le génial Québécos est plus longue, mais le voilà enfin, il nous accueille d'un "Comment ça va ? Excellent !" (avec un fort accent bien entendu). Et très vite, le concert tourne autour de "Wooden Arms", le disque se payant une place prépondérante dans la setlist. Pas de problème : le disque était fantastique, et le groupe réussit à reproduire quasiment toutes les subtilités, sauf quelques arrangements très précis, que tout le talent des musiciens ne peut rendre. Patrick Watson, malgré son attitude très excitée sur scène (honnêtement : il donne l'impression d'avoir bu), a une classe folle, beaucoup d'humour et toujours le sourire , mais surtout, sa voix est un enchantement, littéralement. Robbie et Mishka font un travail formidable, et Simon Angell est en charge des parties les plus complexes, penché sur sa guitare.
Le regret pourrait venir d'une setlist très classique (beaucoup de titres joués dans l'ordre du disque), mais comment résister à "Fireweed", "Tracey's Water", "Beijing" (quelle partie de batterie !) ou "Wooden Arms" ? Les ambiances varient, les idées fusent et Patrick et sa troupe nous emmènent pour un très beau voyage. Heureusement, "Close to Paradise" n'est pas ignoré, avec en song request "The Great Escape", d'une beauté à couper le souffle, avant que le groupe nous offre une version de "Man Like You" sublime. Le Québécois pousse le micro, et décide de chanter sans ! Robbie a juste une cymbale et des...fouets de cuisine, et la version fait ressortir la voix de Pat, fragile et gracile...Jamais à court d'idées et d'envies, le voilà qui descend dans la foule parmi nous, histoire de partager au plus près ses émotions : il remonte, repart, le concert approche de sa fin...."Close to Paradise" clôt le chapitre des Québécois, jusqu'à ce que Pat rameute Thus:Owls, pour un dernier boeuf, dont j'ai du mal à croire qu'il ait été toteaement improvisé, tant la maîtrise est parfaite, les voix d'Erika et Pat se mariant à merveille, dans une structure d'une finesse magique. Quel grand moment : à la hauteur du charisme de son personnage central, Patrick Watson & the Wooden Arms sont immenses.
Le MySpace de Patrick Watson & the Wooden Arms, le site officiel
La chronique de "Close to Paradise", la chronique de "Wooden Arms"

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