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Le sponsor politique Pierre Bergé préfère Vincent Peillon à Ségolène Royal

Publié le 16 novembre 2009 par Sylvainrakotoarison

(dépêches)
Le sponsor politique Pierre Bergé préfère Vincent Peillon à Ségolène Royal
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/11/14/01002-20091114ARTFIG00663-royal-tance-peillon-pour-son-derapage-verbal-.php
Peillon : «Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012»
Lefigaro.fr (avec AFP)
15/11/2009 | Mise à jour : 14:55 | Commentaires  397 | Ajouter à ma sélection
«Tous les opposants à Nicolas Sarkozy veulent gagner ensemble en 2012 et de quoi parle-t-on ce matin ? On parle de Ségolène Royal et de la bisbille entre socialistes, c'est lamentable», a accusé Vincent Peillon. Crédits photo : AFP
Pour l'eurodéputé, l'ex candidate à l'Elysée s'est disqualifiée en s'imposant samedi à son rassemblement «social, écologique et démocrate» et en le critiquant sans ménagement.
 
Le divorce est consommé entre Ségolène Royal et son ancien lieutenant Vincent Peillon. «Ségolène Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012», a asséné dimanche sur Canal + l'eurodéputé, qui a été ulcéré par la venue non souhaitée de Ségolène Royal à son rassemblement «social, écologique et démocrate». L'ancienne candidate à l'Elysée «s'est disqualifiée» en s'auto-invitant à Dijon samedi, a-t-il souligné. «J'entends Ségolène Royal dire: je vais recadrer. Mais il faut qu'elle se recadre elle-même!», a tonné Vinvent Peillon. «Entend-elle recadrer les dirigeants syndicaux, du MoDem, Daniel Cohn-Bendit, François Rebsamen... ?».
«Qu'est-ce que c'est que ce comportement?», s'est interrogé le socialiste. «Tous ses amis s'en vont» car «ses comportements ne sont pas bons». Tançant la présidente de Poitou-Charentes, Vincent Peillon a regretté qu'au lieu de rassembler, «elle divise toujours». Lors de sa venue surprise à Dijon, samedi, Ségolène Royal, qui avait décidé de participer coûte que coûte au rassemblement du courant qui l'avait soutenue lors du congrès du PS, n'a pas usé d'euphémisme pour tacler Vincent Peillon, qui avait fait savoir tout le mal qu'il pensait de sa présence, dictée selon lui par un désir de faire «un coup médiatique».
«Vincent Peillon a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire», avait rétorqué Ségolène Royal. «Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j'ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l'organisation de ce mouvement puisse aujourd'hui déraper verbalement», s'offusquait-elle. «Je n'ai pas fait 25 ans de vie politique pour me refréner ou pour être l'otage ou être instrumentalisée, c'est-à-dire qu'on utilise mon nom, ma capacité de mobilisation des militants et ensuite qu'on utilise tout cela pour des rapports de force », dénonçait Ségolène Royal. «Que tout le monde revienne dans le troupeau au sens positif du terme car on a besoin d'être chaleureux entre nous.»
«Je reviens travailler dans mon courant»
«Chaque fois que j'estimerai ma présence nécessaire, je viendrai parmi les miens au milieu du travail qui est fait et au contact des militants.», a-t-elle insisté. «Tout naturellement, je reviens travailler dans mon courant » a-t-elle lancé. « A tous ceux qui ont lancé une campagne sur ma solitude, qu'ils sachent bien que les seuls qui sont les experts ès solitude, ce sont les militants et les électeurs ».
Arrivée à la mi-journée à Dijon, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes a été accueillie par le sénateur-maire de la ville François Rebsamen, son fidèle lieutenant Jean-Louis Bianco ainsi que le député socialiste Gaétan Gorce. Accueillie par de nombreux applaudissements de militants et des drapeaux de la présidentielle 2007, elle s'est dit «très joyeuse» d'être présente à Dijon «car nous sommes tous dans la même famille politique».
Royal trouble-fête ?
Ce rassemblement, initié à Marseille fin août, est l'esquisse d'un dialogue avec Robert Hue, ex-numéro un du Parti communiste français, Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.
La présence de Ségolène Royal n'a pas été du goût de tout le monde. Ainsi, François de Rugy, député Verts, a trouvé «cela incorrect et de l'irrespect. Ca pollue le débat important sur l'école». Pour Jean-Luc Bennahmias, «elle a accéléré les tempos, elle va plus vite que la musique». «Elle est là, c'est bien, elle n'est pas là, c'est pareil. Je suis venu pour Vincent Peillon», a lâché le mécène Pierre Bergé, qui était présent et finance désormais le courant.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, n'a pas commenté la venue de Ségolène Royal, mais la réunion elle-même. «Pour gagner, il faudra mobiliser toutes les forces disponibles. Tous les républicains, tous les démocrates, quelle que soit leur préférence de parti, leur histoire, doivent peu à peu être rendus compatibles les uns avec les autres». Le leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit, par vidéo interposée, a jugé qu'on «construisait des passerelles», évoquant cette «capacité de dialogue et de «confrontation». «Nous avançons à petits pas», a-t-il commenté. Un site internet a été créé à l'issue de la rencontre, où cinq propositions, «priorités» sur l'école, ont été définies en commun et seront débattues.
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/11/14/01002-20091114ARTFIG00226-quand-royal-s-auto-invite-au-rassemblement-de-peillon-.php
Quand Royal s'auto-invite au «rassemblement» de Peillon
Nicolas Barotte
13/11/2009 | Mise à jour : 21:36 | Commentaires  176 | Ajouter à ma sélection
Vincent Peillon et Ségolène Royal, en novembre 2008 à Paris, au moment où ils contestaient l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste.
L'ancienne candidate à la présidentielle a décidé d'assister au « rassemblement » organisé à Dijon par Vincent Peillon, où dialogueront des responsables du centre et des Verts. Au grand dam de l'organisateur de la rencontre.
 
L'invitée inattendue, c'est elle. Ségolène Royal n'était pas prévue au programme, mais elle a quand même décidé de « venir féliciter et encourager ses amis ». L'ancienne candidate à la présidentielle sera donc là samedi à Dijon, où le courant qui l'avait soutenue lors du congrès du PS organise un colloque sur l'éducation. Une réunion prétexte pour ces partisans de l'alliance au centre qui veulent mettre en scène, comme à la fin de l'été, un rassemblement courant du MoDem aux écologistes en passant par le PS.
Officiellement, Ségolène Royal se dit « invitée » par le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen. En fait, elle l'a seulement prévenu de son arrivée… « Elle est la bienvenue. Si François Hollande était venu, il aurait été bien accueilli aussi. C'est l'idée du rassemblement », explique-t-il sobrement. Mais il précise : « Le sujet du jour, c'est l'éducation, l'école et nos propositions, ce n'est pas Ségolène Royal. »
Vincent Peillon, qui « n'avait pas invité Ségolène Royal », est furieux : « Je trouve cela dommage quand on ne s'inscrit précisément pas dans un travail de fond, de respect des autres, de travail en commun, de venir un peu perturber le sens de ce qu'on essaie de construire qui est fragile. » Peillon aurait voulu apparaître comme l'artisan de ce travail en commun. « Cela empêche de faire les choses dont on a besoin : cette réflexion ouverte » avec « de gens qui ne veulent pas se laisser instrumentaliser dans des ambitions individuelles. »
Officiellement, aucun présidentiable ne devait faire le déplacement : François Bayrou a renoncé à venir, pour lancer la campagne du MoDem Rodolphe Thomas en Basse-Normandie… La venue du président du MoDem « aurait écrasé toute la réunion », assurait la semaine dernière Vincent Peillon qui affirmait craindre « la juxtaposition des réalités ». Le coup de com effaçant le débat de fond.
Il n'empêche : sur le carton d'invitation, outre les multiples intervenants, figurent les noms de la numéro deux du MoDem, Marielle de Sarnez, de l'ancien secrétaire national du Parti communiste, Robert Hue, de l'ancienne candidate radicale à la présidentielle de 2002 Christiane Taubira et de la famille Cohn-Bendit. Gaby Cohn-Bendit, fondateur d'un lycée autogéré, intervient lors d'une table ronde ; son frère Dany a adressé un message enregistré « très allant sur le rassemblement », explique-t-on. Vincent Peillon avait même trouvé un nom à l'opération, baptisée « Rassemblement social écologique et démocrate ».
Le PS agacé
« Ce n'est pas un parti », explique-t-il mais « la matrice de la gauche de demain ». Peillon ne s'en cache pas : l'objectif est « de montrer que sur un sujet fondamental nous sommes capables de construire une politique commune ». Pour Rebsamen, « travailler à un programme de gouvernement n'empêche pas qu'on puisse être concurrent au 1er tour de la présidentielle ».
Rue de Solferino, l'initiative agace. Peillon « poursuit une intuition qui est la sienne, pas celle du PS », commentait jeudi le porte-parole Benoît Hamon. « Bon vent à sa réunion, mais je ne crois que pas que notre tâche prioritaire, ce soit de travailler sur des pistes d'alliance avec le MoDem. La priorité, c'est l'union de la gauche. »
En froid avec Peillon, la présidente de Poitou-Charentes semble décidée à remettre la main sur son courant. Elle entend aussi se poser en interlocutrice des centristes et des écologistes. À moins qu'ils n'apprécient pas cette tentative de récupération. Cohn-Bendit, qui a déjà du mal à expliquer aux Verts sa stratégie d'alliance au centre, avait déjà peu apprécié, à Marseille, de devoir poser sur la photo de famille.
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/petites-mesquineries-entre-amis-a-dijon_828438.html
PS
Petites mesquineries entre amis à Dijon
Par Marcelo Wesfreid, publié le 14/11/2009 14:45 - mis à jour le 14/11/2009 15:25
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Marcelo Wesfreid/LEXPRESS.fr
La journée de réflexion sur l'éducation organisée par Vincent Peillon à Dijon tourne à la foire d'empoigne médiatique. Un combat des chefs et de l'image menée de main de maître par Ségolène Royal.
Marcelo Wesfreid/LEXPRESS.fr
Ségolène Royal, au milieu des militants, pendant le repas de la journée de l'éducation organisée par Vincent Peillon à Dijon.
Cette journée devait être consacrée au fond. Au menu, l'éducation. Mais patatras! Tout tourne, à Dijon, autour du duel à distance entre Ségolène Royal et Vincent Peillon. Et à la place de celle des idées, c'est à la guerre des images que se livrent les protagonistes.
14H00. Vincent Peillon s'assied ostensiblement à côté du mécène Pierre Bergé. Royal est derrière, lui tournant le dos. Elle déjeune avec Jean-Louis Bianco. Puis elle se lève et fait la tournée des tables. Du côté de Peillon, on s'étrangle. "Qu'on soit d'accord ou non avec elle, apprécie un élu du Modem venu participer à cette journée de tables-rondes, elle, au moins, à une attitude sympathique avec les militants!"
Quelques instants plus tard, Peillon reprend l'initiative: il fait à son tour la tournée des convives, serrant les mains, arrachant quelques applaudissements. Mais Royal lance alors le contre: elle profite de la place laissée libre par l'eurodéputé pour lui piquer son siège, s'installant près de Pierre Bergé.
"Ce n'est pas un coup médiatique, mais un moment politique mûrement réfléchi", déclarait une heure auparavant l'élue poitevine devant une nuée de caméras, malmenées par le service d'ordre. Assurément, ce n'est pas le fond qui sortira vainqueur de cette journée de mano à mano interne à la gauche.
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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/face-a-royal-vincent-peillon-comme-un-marin-dans-la-tempete_828500.html
Face à Royal, Vincent Peillon, comme un marin dans la tempête
Par Laurence Debril, publié le 15/11/2009 10:40 - mis à jour le 15/11/2009 15:16
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A Dijon, ce samedi, l'opposition se réunissait sur le thème de l'école. Mais la présence inattendue de Ségolène Royal a capté toute l'attention. Notre envoyée spéciale a recueilli les impressions mitigées de Vincent Peillon.
AFP PHOTO / MARTIN BUREAU
Vincent Peillon, leader du courant Espoir à Gauche du Parti Socialiste, répond aux journalistes le 01 juillet 2009 à Paris.
Enervé, aussi. Très content "quand même". Il en fait des efforts, Vincent Peillon, pour cacher sa déception et sa colère. Il prend sur lui, parce qu'il veut "essayer d'élever le débat". En conclusion de cette journée éprouvante, au cours de laquelle Ségolène Royal a débarqué pour, dans l'ordre, le faire rentrer dans le rang, lui voler la vedette et occulter le débat sur l'avenir de l'école, il a choisi de garder sa ligne - comme un marin pris dans la tempête.
Vincent Peillon s'agace
Ségolène Royal "ne pourra pas faire gagner" la gauche en 2012, affirme encore l'eurodéputé. "J'entends Ségolène Royal dire 'je vais recadrer'. Mais il faut qu'elle se recadre elle-même", a-t-il lancé, avant de se demander si elle entendait recadrer également "les dirigeants syndicaux, du MoDem, Daniel Cohn-Bendit, François Rebsamen..."Dans la grande salle du Palais des Congrès de Dijon, il se félicite d'avoir réussi à réunir des personnalités disparates, de Gérard Aschieri à Gaby Cohn Bendit, et à rassembler autour de mêmes tables rondes des pédagogues et des conservateurs. Mais aussi, et surtout, d'avoir concrétisé le rassemblement amorcé à Marseille, "la seule formule qui permettra de battre Nicolas Sarkozy en 2012". Il avait l'air content quand même, en effet, d'être parvenu à ce que près de 1000 personnes applaudissent dans un même élan, et avec autant de chaleur, Robert Hue, auteur d'un discours engagé, à Marielle de Sarnez, oratrice non moins convaincue. Les invités, du PC au Modem, ont signé 6 engagements communs: remettre l'école au coeur du débat politique, garantir les engagements financiers; faire évoluer le métier d'enseignant; réformer le temps scolaire; repenser la continuité éducative.
"Ce qu'elle a fait est infantile et décalé"
REUTERS/Charles Platiau
Entre Vincent Peillon et Ségolène Royal, les relations ont été plus cordiales (ici en septembre 2008).
"Je comprends que l'on ne nous remercie pas pour cela, mais j'aimerais au moins que l'on ne nous demande pas de nous excuser", lance Peillon en conclusion. Publiquement, face aux militants, ce sera la seule pique décochée à Ségolène Royal. Mais quelques minutes après, en grillant une cigarette dans un petit bureau adjacent, il confie aux journalistes : "Je n'ai pas réagi car ce qu'elle a fait aujourd'hui est infantile et décalé. C'est un événement qui n'a que l'importance que l'on veut bien lui attribuer, ce n'est que de la communication politique. C'est un peu consternant. Surtout pour elle".
Content quand même, mais énervé, aussi, donc. La prochaine réunion du Rassemblement est prévue le 23 janvier, à Paris, pour débattre de la "VIè République" et de l'avenir de la démocratie. On ne sait pas encore si Ségolène Royal sera invitée...
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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/competition-d-egos-socialistes-a-dijon_828456.html
Compétition d'égos socialistes à Dijon
Par Marcelo Wesfreid, publié le 14/11/2009 17:31 - mis à jour le 14/11/2009 17:39
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AFP
Arrivée triomphale à Dijon pour Ségolène Royal.
Malgré le thème de la journée, on a peu parlé éducation et beaucoup de personnes dans la cité bourguignonne: Ségolène Royal était venue pour remettre la main sur ses fidèles. Ambiance.
La journée se poursuit, et l'ambiance ne se décrispe pas. Bien au contraire. Royal multiplie les gestes fracassants pour reprendre la main sur son ancien courant: la voilà qui s'installe  au premier rang d'un atelier, auprès de Pierre Bergé, à deux mètres de Vincent Peillon; ou plus tard qui tend son chèque contraception devant les caméras, puis s'en va prononcer une longue déclaration, dans une salle voisine, entourée de ses soutiens. Avec un objectif: tirer à vue sur Vincent Peillon. Elle égratigne son ex-lieutenant sans ménagement, critiquant ses "dérapages", parlant de ses méthodes d'animation du courant, issues du "passé", relevant de la "secte".
Royal savoure ses salves d'artillerie: "Je suis ici parmi les miens, il faudra s'y habituer!" Ou: "Il n' y pas de patron dans ce courant". D'éducation, le thème des tables-rondes, il fut peu question lors de ses interventions. Ségolène Royal, restée quatre heures en tout et pour tout à Dijon, aura semé une belle zizanie au PS et rappelé, avec culot, sa capacité à nulle autre à faire l'actualité. Estomaqué par cette journée de bisbilles internes entre socialistes, l'ancien candidat communiste à la présidentielle Robert Hue, présent à Dijon, lâchait, dépité: "La gauche crève de cette compétition d'egos".
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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/segolene-royal-ou-l-invitee-genante_828422.html
Dijon
Ségolène Royal ou l'invitée gênante
Par Laurence Debril, publié le 14/11/2009 12:25 - mis à jour le 14/11/2009 12:35
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A Dijon, ce samedi, l'opposition au sarkozysme devait réfléchir sur l'éducation. C'était compter sans la présence inattendue de Ségolène Royal, qui monopolise toutes les attentions - y compris celle de notre envoyée spéciale en Bourgogne.
Cela s'annonce comme la blague de la journée: féliciter les journalistes d'être venus si nombreux pour suivre les premières rencontres du Rassemblement sur l'éducation organisées par Vincent Peillon. Et répondre à leurs questions sur la présence surprise - mauvaise surprise, à voir l'air pincé du député européen - de Ségolène Royal, par des pirouettes sur l'état de l'école.
Ce samedi, à Dijon, cinq tables rondes de bonne tenue sont organisées sur l'éducation. Avec la fine fleur des experts en la matière, et des sujets classiques mais cruciaux, de l'hétérogénéité des élèves aux violences scolaires, sans omettre les nouvelles missions des enseignants. Mais le "putsch" de Ségolène Royal, qui a annoncé vendredi en fin d'après midi son intention de participer aux rencontres, oblitère en grande partie toutes les questions de fond. François Peillon a beau insister sur la nécessité de "rassembler toutes les forces de gauche dans un mouvement unitaire avec nos amis du Modem pour lutter contre le sarkozysme", et insister sur l'importance de cette "religion civile qui s'appelle l'école", son projet a du plomb dans l'aile.
A ses côtés, François Rebsamen, maire de Dijon et puissance invitante, dissimule mal sa gêne derrière les marques d'amitié. "Dijon a une tradition d'accueil, elle est donc la bienvenue, même si elle s'est invitée". Une minute avant, pourtant, il déclarait: "Tous les socialistes qui viennent assister au débat sont invités". Invitée, pas invitée, une chose rest sûre: elle arrive. Dans les salles de conférences du Palais des Congrès, les débats ont commencé. Les rangs sont clairsemés. La tension est palpable dans l'entrée du grand hall. Ségolène Royal est attendue vers midi et quart. Tout le monde ne pense qu'à ça: c'est l'heure de la récré.
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Pour Peillon, la présence de Royal "perturbe un peu" le sens de sa réunion
Par LEXPRESS.fr, publié le 13/11/2009 18:53 - mis à jour le 13/11/2009 19:02
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a.-c. poujoulat/afp
Vincent Peillon s'est dit "surpris" d'apprendre que Ségolène Royal venait ce samedi à Dijon, à ses 1ères rencontres du rassemblement de "socialistes, écologistes et démocrates" et trouve "dommage de venir un peu perturber le sens de ce qu'on essaie de construire".
L'eurodéputé a affirmé: "Je trouve cela dommage quand on ne s'inscrit précisément pas dans un travail de fond, de respect des autres, de travail en commun, de venir un peu perturber le sens de ce qu'on essaie de construire qui est fragile".
"Ca nous coûte très cher et cela empêche de faire les choses dont on a besoin, cette réflexion ouverte sur la société des gens qui ne veulent pas se laisser instrumentaliser dans des ambitions individuelles qui sont concurrentes", juge Vincent Peillon qui ne voulait pas de présidentiables à cette réunion sur l'éducation.
"Il s'agissait de demander à ceux qui ont une volonté personnelle de pouvoir de se mettre à côté -c'est pourquoi j'ai fait savoir à François Bayrou qui aurait souhaité venir qu'il ne fallait pas qu'il vienne. C'est pour cela que je n'ai pas invité Ségolène Royal", assure Vincent Peillon.
"C'est une surprise. Elle était très absente. Elle n'avait pas été à Marseille. Elle n'a pas été dans la préparation de ce travail", assure également l'eurodéputé socialiste.
"Je le découvre et elle ne m'a pas joint", a-t-il affirmé.
"J'ai fait très attention pour faire ce rassemblement qui est quelque chose de nouveau et pour associer à ce rassemblement, mouvement syndical, associatif. Il faut travailler sur le fond, montrer que soi-même, on ne cherche pas à instrumentaliser".
"C'est maintenant le rassemblement et plus l'Espoir à gauche", son courant qui avait soutenu Mme Royal au Congrès de Reims, observe-t-il également.
 
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http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/foire-d-empoigne-autour-de-l-ecole-a-dijon_827577.html
Foire d'empoigne autour de l'école à Dijon
Par Laurence Debril, publié le 10/11/2009 19:50 - mis à jour le 12/11/2009 14:09
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Jean-Paul Brighelli n'est plus le bienvenu au rassemblement organisé par Vincent Peillon pour parler éducation le 14 novembre à Dijon. En cause: sa chronique assassine. Mais le syndicaliste n'a pas dit son dernier mot.
Pas évident de rassembler tout le monde pour parler éducation. Jean-Paul Brighelli, auteur de La fabrique des crétins et d'un blog en sait quelque chose. Ce syndicaliste au SNALC, syndicat de droite, fraîchement rallié au Modem, compte bien faire une entrée en force aux rencontres organisées par Vincent Peillon, le 14 novembre à Dijon. En force, car, bien que d'abord invité pour participer à un débat, sa présence est soudainement devenue gênante.
AFP PHOTO THOMAS COEX
"J'y allais dans un esprit de dialogue et d'entente, mais si on me cherche, on me trouve! Je ne vais pas laisser parler ceux qui ont démantibulé l'école et garder le silence. Je serai à Dijon!", a déclaré Jean-Paul Brighelli.
Deux raisons à cela. Tout d'abord, Vincent Peillon a été interloqué par la chronique assassine de Brighelli sur le site de Marianne 2, intitulée "Copé et Peillon ont tout faux sur l'école!", qui les accuse de rater les vrais "enjeux". Surtout, la présence de Brighelli, farouche opposant aux pédagogistes, a déclenché une véritable fronde contre lui. Certains débatteurs ont même menacé de ne pas venir si sa présence était maintenue. Marielle de Sarnez a tenté de convaincre le député européen socialiste de maintenir l'invitation du fauteur de trouble -en vain.
Aujourd'hui, officiellement, dans l'entourage de Peillon, Jean-Paul Brighelli "n'a jamais été expressément invité". Qu'importe. "Il est hors de question que je ne vienne pas!", s'emporte, courroucé, le syndicaliste auprès de LEXPRESS.fr. "J'y allais dans un esprit de dialogue et d'entente, mais si on me cherche, on me trouve! Je ne vais pas laisser parler ceux qui ont démantibulé l'école et garder le silence. Je serai à Dijon!". Voilà qui annonce des débats musclés et devrait rassurer ceux qui craignaient que les tables rondes sur l'avenir de l'école ne soient ennuyeuses.
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http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6185
09h15 le neuf-quinze
Royal-Peillon : le vrai arbitre
Par Daniel Schneidermann le 16/11/2009
Quarante-huit heures après le clash sans précédent de Dijon, entre Peillon et Royal, il n'est pas facile de discerner vainqueur et vaincu, ni d'ailleurs de démêler le dérisoire de l'important. Simple pétage de plombs, ou épisode capital dans le processus de sélection du futur pilote de l'alliance avec le MoDem, clé probable de la désignation du candidat à la présidentielle ? Réactions contradictoires, moqueries, effroi général : les observateurs sont dans le brouillard, à l'image de cette synthèse du Figaro.fr, que je vous conseille de lire attentivement.
D'ici quelques jours, quelques heures, des sondages viendront certainement désigner un vainqueur, et un perdant. Mais d'ores et déjà, il me semble que le reportage du Figaro donne un indice. Relisons-le bien. Et arrêtons-nous sur la phrase de Pierre Bergé, mécène universel de tout ce qui, à gauche, a des idées, et pas d'argent. "Elle est là, c'est bien. Elle n'est pas là, c'est pareil. Moi, je suis venu pour Peillon". La vraie bataille, celle pour décrocher, au déjeuner, la place la plus proche de Pierre Bergé, est d'ailleurs magnifiquement relatée dans ce reportage de guerre de L'Express (dont on tirera la conclusion triviale que la vie de mécène socialiste n'est pas toujours de la tarte).
Sans surestimer le rôle de l'argent et de l'intendance dans le noble débat d'idées tel qu'il se pratique au PS, et qui seul intéresse les journalistes politiques, il me semble que l'appui de Bergé est essentiel à ce que l'on appelle le "courant Royal". Si Bergé coupe le robinet, plus de locaux particuliers dans les beaux quartiers, plus de beau site flambant neuf (vous vous souvenez ?), plus de location de Zéntih, plus rien. Il est d'autant plus étonnant que ce basculement du mécène du côté Peillon n'ait pas été davantage relevé par les "observateurs". Il semble bien plus lourd de conséquences que les formules ânnonnées dans la brume par Moscovici, Bartolone, Lang, et les autres habituels.


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