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Partouche a obtenu le ré-échelonnement de ses dettes

Publié le 05 novembre 2009 par Jedescas

Le groupe de casinos Partouche a annoncé vendredi, le 23 octobre, que la société était arrivé à un accord préliminaire avec les banques au regard du ré-échelonnement de ses dettes. Patrick Partouche, le président du Directoire, a apprécié dans une déclaration que cet accord les aiderait à « préserver l’indépendance du groupe ».

L’accord concerne l’échéance du crédit de 431 millions d’euros contracté par le groupe Partocuhe, emprunt qui aurait dû être remboursé jusqu’au 31 octobre 2012. Maintenant, cette échéance a été repoussée à octobre 2015. Toutefois, cette preuve de clémence de la part des banques a ses coûts. Une conséquence naturelle de la restructuration sera l’augmentation des frais financiers liés au crédit ré-échelonné. De plus, le groupe devra également payer à ses créanciers « la majeure partie du cash flow excédentaire », ce qui le privera du profit jusqu’à la restitution de sa dette. Afin de mieux répondre à ses engagements, Partouche va aussi procéder à la cession de quelques-uns de ses actifs, ce qui peut signifier qu’il renoncera à une partie de son parc de casinos.

Patrick Partouche a salué l’entente avec les créanciers, qu’on perçoit comme une bouchée d’oxygène pour le groupe : « La conclusion d’un accord avec le pool bancaire sur la restructuration de la dette nous redonne un cadre financier adapté à notre situation, préservant notre indépendance ».

En conséquence, l’accord permettra à la société de continuer ses activités traditionnelles – jeux de casino et tournois de poker – mais elle ne pourra pas faire de nouveaux investissements. Or, cela pose un problème à Partouche, qui risque d’être surpassé par les autres compétiteurs de l’industrie et surtout affecté par la concurrence déloyale des opérateurs en ligne étrangers. Le groupe a aussi souffert d’une évolution législative défavorable et en particulier de la loi antitabac qui interdit de fumer dans les lieux publics, y compris les casinos. En dépit de tout cela, Patrick Partouche garde l’optimisme: « Comme au poker, il y a pas que de « bad beat »…après la pluie, le beau temps », a-t-il présagé.


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