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Une fois n'est pas coutume, dignes de leur mandat ?

Publié le 17 novembre 2009 par Enzodaviolo

Les socialistes sont la principale opposition (ou supposée comme telle) de l’assemblée nationale, et de loin. Je ne suis pas le dernier pour critiquer leur inaction, leurs querelles de pouvoir autocentrées sur leurs ambitions, et leur manque de capacité à changer la vie des citoyens qui souffrent à travers le suivisme libéral qu’ils affichent régulièrement, et je ne parle même pas de tous ceux qui ont rejoint le Sarkozysme pour quelques marocains ministériels ou de chargés de mission.

Pourtant en matière sociétale, moi qui depuis longtemps appelle de mes vœux un changement dans les mentalités pour ce qui concerne le respect de la dignité humaine face à la mort, je ne peux que me réjouir de la proposition de loi déposée par 120 députés socialistes pour le droit de finir sa vie dans la dignité, en clair la légalisation envisagée par ce texte de l’euthanasie.

Soyons lucide, cette proposition n’a aucune chance de passer.

Non pas que l’opinion publique ne soit pas favorable à cette libéralisation puisqu’un récent sondage de mai dernier attribuait 86% d’avis favorable au droit à l’euthanasie pour maladie incurable ou en phase terminale de maladie. Mais il faut bien admettre, qu’en période de difficulté financière généralisée, l’attention se porte moins sur ce type de combat que sur le matérialisme quotidien. En cela, la faible pression populaire ne pourra appuyer cette proposition de loi et ne comptons pas sur les médias pour relayer ce dont le pouvoir en place ne veut pas.

Pourtant ce combat concerne le quotidien de tant de Français qui un jour ou l’autre seront confrontés via leur proche ou pour eux-mêmes à une situation extrême de fin de vie ! Malheureusement, la liberté de façade prônée par le libéralisme s’arrête là où commence la moralité bien pensante des croyances religieuses dont les représentants rappellent régulièrement leur opposition aux souhaits de la population.

C’est pourtant bien grâce à ce harcèlement parlementaire que la voix des citoyens trouvera à terme un écho favorable chez le législateur qui aujourd’hui préfère hypocritement laisser mourir dans une dignité de bonne conscience plutôt que de laisser un choix en conscience à chaque être humain sur sa fin de vie.

Le droit à la liberté individuelle dans son choix de fin de vie devrait pourtant sembler élémentaire pour qui se réclame de la liberté des individus, mais le libéralisme n’en est plus à une contradiction près.


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