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Un virus qui fait débat (2e de 4)

Publié le 02 décembre 2009 par Suzanneb

Pour faire suite à un premier billet dans lequel je vous proposais le visionnement d’une vidéo  «l’OMS pourrait bien y réfléchir à deux fois à la prochaine pandémie», voici la suite d’un reportage très instructif sur les «dessous» d’une pandémie planifiée.

Lorsque (par manque d’information) vous êtes obligés de deviner les intentions des parties en cause, les théories compliquées ne marchent pas: les complots, ce genre de merde, n’adhérez pas à ces sottises, essayez la simplicité pour voir. Demandez-vous à qui profite la crise et vous avez de bonnes chances de trouver la réponse (ou le coupable). Cette logique se répète jour après jour dans divers secteurs, pourquoi en serait-il autrement dans ce cas précis ?

Sommes-nous trop certains de l’honnêteté de nos institutions ? Selon vous, la corruption peut-elle s’étendre au-delà de notre champ de vision ? au-delà de la petite mafia locale et des politiciens véreux qui s’y collent ?

Je cède ma place à l’excellente Sophie Guillot, une partenaire de taille dans ce lourd travail de recherche et d’analyse pour mettre de l’avant les références les plus crédibles et le contre-discours officiel.

« Alors on crée une psychose pour que les consommateurs craquent et se ruent sur le vaccin en question »C’est un vieux principe marketing des laboratoires pharmaceutiques; s’ils veulent bien vendre leurs produits il faut que les consommateurs aient peur et y voient leur salut. Alors on crée une psychose pour que les consommateurs craquent et se ruent sur le vaccin en question.

Avant d’arriver à l’OMS, beaucoup de gens ont travaillé dans l’industrie pharmaceutique et en ont gardé l’état d’esprit. Si bien qu’aujourd’hui ils veillent à ce que les décisions de l’OMS servent aussi les intérêts des laboratoires.
(Dr Schönhöfer, Professeur en Pharmacologie.)

Dominique Legros, coordinateur de la cellule de crise de l’OMS ne comprend pas le procès d’intention que ses détracteurs lui font. Il déclare :

Ils [les détracteurs]disent que l’on travaille avec l’industrie [pharmaceutique] dans le sens que ce sont eux qui fabriquent les vaccins. Il faut bien sûr travailler avec eux.

Il affirme par ailleurs que les représentants des laboratoires n’ont pas le droit de vote lors des réunions et que ce ne sont pas eux qui prennent les décisions, qu’ils ne sont là qu’à titre consultatif.

Cependant avec des cadres de cette industrie qui changent d’employeur en travaillant alternativement pour cette même industrie et pour l’OMS par exemple, on a un peu de mal à supposer qu’il ne puisse y avoir aucun lien d’intérêt entre les deux… et aucune influence sur les décisions prises lors de ces réunions où les représentants des laboratoires sont présents.

Le Docteur Wolfgan Wodarg , député SPD Allemand nous raconte :

Je me souviens d’un responsable des urgences épidémiologiques à l’OMS au moment de la grippe aviaire. Quand nous avons parlé ensemble, il n’avait pas su me donner une seule raison convaincante d’avoir peur de la grippe aviaire. Et à la fin de l’année, j’avais appris qu’il était finalement parti travailler avec un grand groupe pharmaceutique. Il y a manifestement des carrières qui passent par l’OMS, et c’est inadmissible bien sur.

Martin Brunninger, analyste financier nous parle de l’état économique de l’industrie pharmaceutique. La situation précédent la grippe AH1N1 n’était pas florissante, pour ne pas dire que cette industrie était en difficulté. Il pense que la grippe est arrivée à point nommé.

Roche qui commercialise le Tamiflu, a vu ses ventes augmenter considérablement (au cours du seul premier trimestre 2009) et passer à un chiffre d’affaire de 647 millions d’€ pour ce seul produit. Cet apport financier et les bénéfices temporaires générés par la grippe A permettent aujourd’hui à l’indice de Roche, de se classer en tête de l’indice Dow Jones. Bénéfices temporaires qui se chiffrent à des milliards d’€….. tout de même.

Cet extrait du documentaire nous donne un aperçu assez large des liens plus que discutables entre les principales industries pharmaceutiques, dont certaines sont d’immenses multinationales et les dirigeants de l’OMS au plus haut niveau.

Je vous invite à écouter attentivement cette vidéo. Les parties 3 et 4 feront également l’objet d’un billet sur le blogue… à suivre !

Rédactrice: Sophie Guillot


2×4 un virus qui fait débat

Si vous avez manqué la première partie, cliquez sur le lien ci-dessous.

L’OMS avoue pouvoir souhaiter: «y réfléchir à 2 fois à la prochaine pandémie»


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