Alors que débute le sommet de Copenhague, un ouvrage envisage les conséquences à long terme, géopolitiques et sociales, du changement climatique engagé.
Deuxième ouvrage traduit en français de l’Allemand Harald Welzer1, spécialiste de psychologie sociale, Les guerres du climat rend compte de ses réflexions sur les interactions entre violence et changement climatique. Le sous-titre, Pourquoi on tue au xxie siècle, n’en reflète le contenu que partiellement. Au-delà de la mise en évidence d’une place grandissante des facteurs environnementaux dans les phénomènes violents, aussi bien entre États qu’au sein des sociétés, et de la généralisation prévisible des conflits militaires et sociaux liés au changement climatique, Harald Welzer mobilise des concepts variés et des exemples issus par l’histoire récente pour expliquer cette évolution et son caractère pour ainsi dire inéluctable, ou du moins que l’homme s’est révélé jusque là incapable de maîtriser.
L’énormité même des enjeux, et la dissonance psychosociale qu’elle stimule via le refoulement, l’indolence ou le refus ; la faculté d’adaptation à des conditions extrêmes ou inconnues, bien supérieure pour les hommes que pour les sociétés qu’ils forment ; la réalité des « shifting baselines », cadres référentiels mouvants rendant possible l’ignorance du changement en cours, quelle que soit sa nature,…




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