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Libération !

Par Elodie Lavie
Etonnament je vis mal le fait que nous devions nous revoir.
Je suis très angoissée, j'ai perdu ma légereté et ma joie de vivre très présentes ces dernières semaines. Je suis dans l'attente d'un texto de sa part, je pense sans cesse à lui.
Rien ne va plus.
Ce n'est pas normal de vivre des émotions aussi négatives lorsqu'on rencontre quelqu'un. Ce n'est pas juste.
Je ne suis pas dans un film d'amour impossible dans lequel nous allons nous déchirer pour finalement nous retrouver. Non. La vie peut-être douce et lumineuse. Il y a suffisamment d'hommes libres et bien ( si vous savez où dites moi !) pour ne pas m'embarquer dans une histoire de merde.
Puis j'ai le déclic.
Illusion. Tout n'est qu'illusion. Qu'ai-je vraiment ressenti cette fameuse nuit ?
Pas grand chose ! Il m'a possédée, nous avions du désir mais qu'avons nous réellement partagé ? Nous étions coupés du monde, dans une bulle. Deux lycéens; oui ! Nous avons retrouvé notre jeunesse et notre insouciance le temps d'une nuit. Pourquoi vouloir faire perdurer un moment qui était déjà très beau en soi ?
Je l'appelle. Je veux lui parler et ne pas le revoir. Si je le revois, je vais recraquer, c'est évident.
Je veux du respect des deux côtés.
"Allo,
j'ai besoin de te parler. Je pense que nous ne devrions pas nous revoir et que ce temps que tu devais passer avec moi la semaine prochaine tu devrais le passer avec ta femme et tes enfants. Ne détruis pas, construis ! Je pense que ce que tu cherches à travers moi est quelque chose que tu fuis. Tu te "sers" de moi pour nourrir une angoisse en toi. Ne gachons pas tout. Je suis pour la paix des ménages et je ne veux pas m'embarquer là dedans. Nous allons souffrir c'est évident."
Silence de plomb.
Puis il me répond qu'il en était arrivé à la même conclusion mais souhaitait me le dire de vive voix...
Bien sûr moi aussi j'aurai aimé le revoir ne serait-ce qu'une fois. Mais je n'aurai jamais pu tenir ce discours, c'est évident !
Il acquiesce. Il me dit qu'il a été dépassé par les évenements mais qu'il est fou amoureux de sa femme, que pour rien au monde il ne briserait sa famille...
J'encaisse. J'écoute et je remercie le ciel de m'avoir ouvert les yeux à temps.
Je lui souhaite plein d'amour, pour lui, sa femme et ses enfants. Il me dit qu'il ne sait pas quoi me souhaiter car j'ai déjà tout...
Bizarre comme réflexion, je n'en ai pas encore compris toute la portée.
Nous raccrochons.
Et je m'effondre. Littérallement.
Je fonds en larmes. Je craque.
D'où viennent ces pleurs. Combien de mauvaises histoires dans lesquelles je me suis laissée entrainée sans me respecter suis-je en train de pleurer ?
C'est la première fois de ma vie que je dis stop à une telle passion.
A temps.
Depuis, je me sens très bizarre.
Libérée mais si triste. Si triste de réaliser que toutes ces histoires ne sont qu'illusion. Que le véritable amour n'est pas cela. Que j'ai mis 36 ans à le réaliser, à me tromper, à me leurrer.
15 ans de fausse route (j'ai eu mon premier mec à 21 ans).
Alors pour clore ce chapitre de ma vie je tiens à dire Adieu à tous ces hommes qui ont pourri mon existence et se sont nourris de moi (de mon plein gré...): François-Xavier, Jean-Christophe, Frédéric, Alexandre. A D I E U ! C'est fini tout ça !
J'ai enfin compris.
Prochaine leçon: ne pas coucher pour réaliser ça.
Reconnaître le loup avant qu'il entre dans la bergerie.
Une nouvelle étape arrive dans ma vie.
Les leçons furent très difficiles et douloureuses mais quelle libération quand on comprend !
Que la vie est belle quand on apprend et on grandit !
Merci David !
Je t'aime.
Elodie


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