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Opinion: Le Karting est-il aussi facile comme certains le pensent ?

Publié le 14 décembre 2009 par Vinz

Un kart est un véhicule à moteur terrestre monoplace sans toit ou cockpit, sans suspension et avec ou sans élément de carrosserie, avec quatre roues non alignées qui sont en contact avec le sol. Les deux roues avant exerce le contrôle de direction, et les deux arrières reliées par un axe d’une pièce transmettent la puissance moteur, généralement mono cylindrique. Ses parties principales sont le châssis, les pneus et le moteur.

karting

Le karting est en outre une discipline sportive de l’automobilisme qui est pratiqué avec des karts sur des circuits ente 600 et 1.700 mètres de longueur, et avec une largeur entre 8 et 15 mètres. Vu ses caractéristiques, le kart est généralement le premier véhicule pour les aspirants à pilotes de compétition, à des âges aussi précoces que les huit ans, moi j’ai commencé à 4 ans sur un kart junior adapté et des toutes courtes distances moins de 200mètre et en ligne droite, mes premiers virages pas avant 7 ans.

Les courses de karting sont très spectaculaires dans leur développement grâce à la compétitivité des participants, ainsi que par les caractéristiques techniques des karts. De fait et encore une fois grâce au machisme de certains, j’ai plus d’une fois étée délibérément éjectée de la piste ;-) avec pas mal de bleus et des attaques de rage….

Bien que s’agissant de véhicule de compétition apparentement avec un fonctionnement très simple, son comportement et sa conduite sont comparables à n’importe quelle catégorie automobilistique du plus haut niveau.

Ces circonstances, unies au fait que les courses se déroulent dans des circuits où on a une vue entière de toute la course et de l’évolution des pilotes – en roulant toujours très près et dans des constantes luttes, apportent une « esthétique » au karting très difficile à trouver dans d’autres spécialités sportives.

Préparation physique d’un pilote de karting

Les premières expériences pour le nouveau pilote qui monte dans un kart sont traumatiques ; après une paire de tours il commence à sentir les premiers ennuis physiques. Ceci est du au fait qu’interviennent divers facteurs, mais celui qui a la plus grande influence est celui de la position de conduite.
Le cou, la colonne et les bras sont soumis à des fortes exigences. Le siège est en fibre carbone ou fibre de verre et chaque mouvement du kart sans suspension est transmis directement à la colonne du pilote, surtout la zone cervicale et lombaire, provoquant des petits mais continus traumatismes.

La force centrifuge qui pousse le corps du pilote vers l’extérieur de la courbe est une des forces qui entraîne que le pilote arrive à des situations de fatigue musculaire. La colonne cervicale du pilote n’est pas attachée et elle est considérée un point crucial sur lequel retombent dans une plus grande mesure les sollicitations mécaniques. Pour maintenir la tête en flexion latérale et résister en outre à la force centrifuge qui pousse le casque vers la partie externe du virage, on provoque une augmentation de la pression endo musculaire, les muscles deviennent rigides et cela arrête le flux hématique, ayant besoin de plus d’oxygène, cela diminuent ainsi la probabilité de conduire dans des conditions favorables.

De cette manière, il est nécessaire d’analyser la position du pilote et les muscles qui interviennent.

Explication de la position de base

Dans la course toutes les formes de réglages sont possibles. Essayer de trouver la meilleure position assise pour que les temps s’approchent des meilleurs, s’oubliant de la correcte position de pilotage. Dans le karting, la position correcte du pilote est relative, puisque chaque usine a des mesures standard où le fauteuil est placé et le pilote s’adapte à ce dernier ; donc la position correcte dépend de chaque usine et de chaque pilote. On ne verra jamais un mécanicien placer un fauteuil au goût du pilote, mais le pilote au goût du châssis.

Muscles qui interviennent dans chaque position ou situation de course

Premier groupe : extrémités supérieures et ceinture scapulaire. Muscles exposés à des continues contractions, tant isotoniques comme isométriques.

Second groupe : extrémités inférieures et ceinture pelvienne. Ils aident à soutenir la position du tronc, et pour l’utilisation du pied pour la pédale d’accélération et de frein.

Troisième groupe : muscle de l’abdomen, du dos et du cou, qui représentent un anneau de conjonction entre les muscles des extrémités supérieures et les inférieurs et ceux-ci ont la fonction d’appui de tout le corps. Très important, puisque plus le tronc est rigide mieux c’est.

Qualités physiques de base du pilote

Vitesse Gestuelle : composant musculaire et coordination visuelle devant un stimulant, comme peut être un virage, freinage, dérapage, dépassement, etc. Cette vitesse suppose enchaîner une série de mouvements, exécutés à une rapidité maximale. Cependant, le fait d’effectuer un geste technique dans le plus petit temps possible est déterminant pour une grande efficacité sportive.

Vitesse de Réaction : le temps qui passe entre le début d’un stimulant comme peut être un feu vert, un dépassement, et le début de la réponse sollicitée. Un important facteur est l’anticipation, consiste à percevoir une action avant qu’elle arrive afin d’être dans des conditions favorables pour la résoudre. Le pilote n’agit pas par des reflex mais par l’anticipation. Ses actions doivent résulter d’une bonne coordination de gestes précis, rapides, que précèdent de façon permanente les réactions du kart. Cette vitesse de réaction est très utile dans la conduite de tous les jours car elle permet de deviner ce que les autres conducteurs vont faire, permettant d’éviter de nombreux accidents.

Résistance : dans le karting la résistance est très difficile à définir spécifiquement, puisqu’il y a beaucoup de facteurs qui changent d’une compétition à une autre : le type de circuit, s’il a beaucoup de lignes droites, si les virages sont rapides ou fermées, la longueur du circuit,… ; tout cela peut changer l’orientation physiologique de la compétition. La résistance de base est essentielle pour développer d’autres capacités et la résistance spécifique dépend de chaque spécialité, dans ce cas, la résistance dans le kart est de longue durée, entre 10 et 30 minutes approximativement, et elles pourraient être indiquées comme facteurs décisifs pour le rendement.

Capacité aérobic : l’effort qui peut être maintenu avec un pourcentage important du VO2 max. (90-95%), c’est pourquoi il est important de disposer d’une bonne capacité aérobic. Niveau de seuil anaérobique : spécialement dans la proximité aux 35 minutes des efforts caractéristiques de cette résistance de base.

Flexibilité : c’est la qualité qui comme base dans la mobilité articulaire, l’extensibilité et l’élasticité musculaire permet le maximum parcourt dans les articulations dans des positions diverses, permettant au sujet d’effectuer des actions qui requièrent une grande agilité et une habileté.

Quant à la résistance c’est le sujet de tous les entraînements, c’est-à-dire qu’il faut toujours la performer. On peut le faire tant en piscine, bicyclette ou en course continue. Tous sont complémentaires, mais l’idéal serait de les faire tous. La natation pour le travail continu de tous les muscles. La bicyclette de montagne car à part d’être complément aérobic sert d’entraînement psychologique étant donné le niveau d’attention qu’il faut prêter à ce sport, et dans le karting l’attention est la clé pour terminer à 100% une course. La course continue est la base de l’exercice aérobic.

La flexibilité est une qualité qui doit se travailler au début et à la fin de chaque session d’entraînement. Elle peut être considéré comme un indice de santé générale et un élément de base de tout processus d’entraînement.

VO2 : La consommation maximale d’oxygène ou VO2max – est le volume maximal d’oxygène qu’un organisme aérobie en général ou le sujet humain en particulier peut consommer par unité de temps lors d’un exercice dynamique aérobie maximal.

Chez l’humain, VO2max s’exprime habituellement en litres d’oxygène par minute (l/min). Cette dernière valeur est un excellent indicateur de la performance potentielle dans les épreuves d’endurance (sportives ou non) : plus elle est élevée, meilleure sera la performance éventuellement réalisée.

Donc en résumé, faire un jour du karting c’est pas mal, mais si on veut faire du karting de manière plus régulière, il faudra être bien préparé.

Si le corps pour un néophyte semble ne pas être soumis à des efforts, qu’il fasse du Karting pendant une demi heure tous les jours, il comprendra……..


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