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Prière ( suite )

Par Daniel Valdenaire

A écouter le discours politique actuel, qu’il soit de droite ou de gauche j’ai l’impression que nous sommes toujours trente ans en arrière, que rien n’a changé, rien n’a bougé dans le monde. Pour imager, je pourrais dire que nous sommes pris dans une mêlée au sein de laquelle personne ne peut sortir le ballon et entraîne ainsi le pays dans un immobilisme malsain.

Nous ne sommes plus au temps de De Gaulle ou de Pompidou ou de Giscard ou de Mitterrand ou de Chirac. Il est important d’en prendre conscience car autour de nous le monde bouge.

Mais ce qui m’inquiète le plus actuellement c’est l’intolérance d’une partie de l’opinion envers ses dirigeants. Jusqu’à présent les divergences restaient au niveau politique, mais cette fois on s’attaque à l’homme, à sa famille, à ses enfants. Cette manière d’envisager la politique n’est certes pas nouvelle, la période de la troisième et quatrième République n’était pas en reste pour attaquer les hommes et leurs familles. Mais faut-il continuer à agir ainsi ? La démocratie n’a-t-elle pas fait des avancées ? La manière d’agir de Sarkozy peut effectivement surprendre mais elle correspond à sa personnalité. On remonte même jusqu’à la prise d’otage d’otages de Neuilly. Est-ce un défaut d’avoir de la personnalité ?

Faut-il admettre que le camp qui n’a pas été élu va pendant cinq espérer que celui qui a été élu se casse la figure ? Où est le pays dans cette histoire ?

La France dormait depuis 30 ans. Elle a une occasion historique de se réveiller et je trouve dommage que cela ne soit pas perçu, même si ce n’est pas son camp qui est au pouvoir. A quoi cela sert-il de nier toute action du gouvernement, alors qu’au fond et dans la plupart des cas il n’y a pas deux alternatives. Les grands problèmes de la France ne sont pas de droite ni de gauche. Dans cinq il y aura des élections et chacun aura la possibilité de s’exprimer.

Je n’ose prononcer le nom d’Attali car celui-ci est devenu soudain infréquentable. Pourtant son action va dans les sens des besoins de son pays, ce n’est pas pour cela qu’il cautionne tout, mais il ne rejette pas tout non plus. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir.


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