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Aller au bureau quand on est malade ?

Publié le 14 janvier 2010 par Eogez

J’ai lu, il y a quelques temps, dans la version Web du magazine Capital, que beaucoup de français vont travailler même lorsqu’ils sont souffrants. C’est en tous cas ce qu’ont répondu 80 % des 3000 salariés interrogés par le site de recrutement Monster. Impressionnant ! Je ne pensais que nous étions aussi nombreux. Un préjugé peut-être, ou alors un avis bien personnel sur la question qui fait que je suis surprise.

Et les motivations principales sont : « la crainte de prendre du retard et de laisser les tâches s’accumuler. » C’est tout à fait compréhensible. D’ailleurs, c’est aussi pour ces raisons que nous ne déconnectons pas totalement, pour la plupart d’entre nous, pendant les vacances. Nous consultons nos mails, répondons aux plus importants d’entre eux, mettons à la poubelle les moins pertinents… répondons à quelques appels urgents…

Mais est-ce bien raisonnable d’aller au bureau quand on est malade ? Je n’en suis pas convaincue et ce pour différentes raisons. Non seulement, nous risquons de contaminer nos collègues, mais en plus, au lieu de guérir rapidement, nous faisons empirer notre état ou mettons plus de temps à nous rétablir. En fin de journée, nous ne sommes pas simplement fatigués, épuisés, nous sommes totalement vidés ! Et puis, reconnaissons-le, le travail avance plus péniblement quand nous ne sommes pas en grande forme (problème de concentration, difficulté à réfléchir…) ; nous ne sommes pas très productifs et efficaces. Bien sûr, cela dépend des cas de figure…

teletravail

N’y aurait-il pas d’autres raisons qui nous poussent à nous lever malgré notre état, à passer plusieurs heures dans les transports en commun, à lutter contre la fièvre, les assoupissements… pour arriver, en fin de journée, ne serait-ce qu’un peu à bout de quelques tâches ? Je suis sûre que si. La culture d’entreprise ? La hiérarchie ? Les démarches à mener ? La culpabilité ? La conscience professionnelle ? Bon d’accord, il y a des choses urgentes quelques fois mais bon, est-ce suffisant ?

Le télétravail serait un compromis : on travaille tranquillement chez soi et à son rythme tout en s’économisant et on ne contamine pas les collègues. Mais il reste encore du chemin à faire. Seulement 6 % des employés optent pour cette possibilité selon l’étude de Monster, et seulement 3 salariés sur 10 se sentent prêts à travailler chez eux selon le Credoc. Et encore, j’imagine que ça doit varier selon les secteurs d’activité.

Personnellement, j’ai la chance de pouvoir télétravailler et donc de ne pas m’imposer des contraintes de déplacement, de ne pas me fatiguer outre mesure dans les cas où je ne suis pas en grande forme (et dans les cas de grèves ou de chutes de neige posant des problèmes de circulation, je ne perds pas de temps à attendre sur le quai). Ceci dit, si cela n’était pas possible et sous réserve que mon état me le permette, je crois que je ferais comme la majorité des français : j’irais au bureau. A moins que la société pour laquelle je travaille me permette de faire du télétravail ponctuellement.


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